266. élévation

Les Fleurs du Mal, sont venues jusqu'à moi. Les choses muettes m'ont attrapée. Elles ont entrepris la grande traversée des mondes, aidées des objets magiques.

Le corps agrippe ses rêves à deux mains. Les bras ouverts, il vole « au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, » il survole les images et les mers.

Le coeur cherche à s'éloigner du journal ? Le corps, lui, y revient toujours. Je sais qu'il ne partira jamais bien loin de ces pages. Quelque chose l'y attire. Quelque chose d'apaisant et de troublant.

Pavonia lasiopetala

L'esprit est agile, si léger.

Il oscille entre les extrêmes : entre le noir des profondeurs et le blanc lumineux du ciel. 

Tragique ou serein. Absurde.

Ce matin, il se tait.

Si le journal devient un refuge à partir duquel je peux décrire quelques éléments de l'espace intérieur du monde, certains jours, en retour, il s'intègre dans ma vie en me permettant d'appréhender autrement la réalité quotidienne.

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