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Daugther of mine, you live in so sweet dreams, falling in those nights where no one can fall asleep for more than one hour. Preparing the spirit of the forest, hunting for light and goods. Telling us what to do and listen, close to us. Gaya is alive and I hope we'll be back soon to write our story.

Vivre en ce monde ne se passe pas tout à fait de façon normale. Je sais. Ils sont revenus le voir ce soir une fois de plus et ils lui ont dit que je devais recommencer à écrire leur histoire, comme l'été dernier. L'été 2001.

Ils lui ont vraiment dit ça ? C'était dans un petit endroit proche d'un gros rocher en forme de champignon. J'imagine facilement la scène. Et lui, il leur a encore une fois promis de bousculer mon destin. Il m'écrit pour me demander si je veux. Moi ?

Bien sûr que je veux continuer ce récit qui a perdu le souffle à l'épisode 19. Je crois bien que j'ai dû mourir trop souvent. Faudrait que je modère un peu la formule. À trop vouloir mourir, on finit par ne plus trouver son propre reflet au miroir.

Elle est belle la signature de la princesse, elle est parfaite. Dit-il.

L'homme marche au bord de la mer. Il avait une mission. Il est rentré bredouille. Pourquoi ? Je n'ai pas pu, dit-il, pas pu faire des ricochets à cause des gens : incroyable, ils étaient tous les trois mètres de la plage avec des cannes à pêche pour pêcher. Incredible !!! et puis il y avait pas de cailloux car j'ai choisi la plage de sable. Dit-il encore. Il s'amuse.

J'ai acheté une pizza, comme convenu, et je l'ai mise à cuire bientôt. Puis je l'ai oubliée dans le four et je suis sortie souper avec Anabel. J rôdait par là avec sa canne à pêche. Pas un seul petit ricochet à l'horizon. Une plage de sable au dessert. Désert. J'ai fait cuire mon disque dur sur le plat. Avec un double espresso, le tout par téléphone. Le plan était bon, mais ça n'a pas marché.

And this evening, eating what I found hunting all day long with those I love, I kissed Anabel and J and came back home. This night I'll be someone else. What a chance !

Bon, faut que j'aille jeter un oeil à mon journal, j'ai la page 259 à écrire avant que la nuit finisse par tomber pour de vrai. Les lutins ne me le pardonneront pas, cette fois. Et les Carnets rouges devront m'attendre encore un petit peu. J'ai oublié l'adresse dans le coffre de la voiture.