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Parler de rien. Écrire une page pour parler de rien ? Quelle drôle d'idée. J'ai toujours le temps d'écrire un peu ici entre deux activités, c'est facile. Ça ne m'empêche pas trop de travailler.

Je peux vous parler du temps pour le dire excécrable : il pleut. Cette nuit il y a eu de l'orage et je me suis réveillé plusieurs fois et j'entendais les éclairs énormes. Mais j'étais tellement fatiguée que mon cerveau a seulement réalisé qu'il y avait de l'orage et n'a pas realisé que je me réveillais.

C'est peut-être le décalage horaire qui joue contre moi. Et puis tous ces Japonais. J'appelle cela un dépaysement « conséquent » par rapport à un dépaysement just for laugh. Dans ce monde, j'avoue ne pas en mener large. OK, il y a écrit un peu partout Tokyo en lettres géantes et même parfois quelques mots en anglais. C'est peut-être un des meilleurs endroits pour prendre conscience de l'importance du langage, de la place qu'il prend.

Tous ces signes partout. Je me sens comme baignée dans un univers de signes. Tout ce que je sais dire c'est : konnichiwa [bonjour], sayonara [au revoir], arigato [merci] et osakinidouzo [après vous]. Je viens d'apprendre : wakademasen [je ne comprends pas], arf, c'était grand temps.

Il y a encore eu de l'orage et heureusement, mon guide m'a trouvé, ou plutôt, j'ai trouvé mon guide. Je me suis fait guider. Abandon et remise de soi. Voici les clefs, je vous laisse conduire. Emmenez-moi près d'un sushi ou d'une estampe et mes pensées traverseront l'océan.

Et puis ça n'a pas manqué : comme promis, le guide m'a emmenée dans un petit endroit typique. Sur scène, quelques Japonais qui faisaient les singes [les signes?] pour le reste de la gallerie. Et moi, submergée par des sons que je ne comprenais pas, j'ai vite décroché mon attention de la représentation et j'ai laissé filer la voiture. Un verre ? Merci, oups ! aligato. Et canpaï ! j'adore le saké...