Peu à peu, Script refait surface. Elle rephase. C'est tout ce que je peux dire : petit à petit, je rephase avec le monde, avec la lumière gris-bleu des petits matins et des nuits où le corps est désespérément seul sur le bord du lit. Ou encore quelque part sur le bord de l'Ile de la Poésie qui flotte quelque part au bout du Monde, my Poetic Island.

Et moi, où suis-je assise, moi ? Juste là, sur le bord du lit. Sous l'oeil qui me voit.

Et je n'ai pas peur de ce qu'ils disent ou écrivent. It's hard to live. Hard to believe. But you know, don't be afraid of what they say. Un jour, ça va changer, un jour je ne sais pas quand, mais bientôt.

« - He, Monsieur, dessine-moi la paix. - Pourquoi ? - Mais pour mon mouton, voyons... » Life must go on. Tu vois bien qu'il faut contruire la paix : pour continuer d'avoir du pain, morceau par morceau. Bille de verre par bille de verre, larme après larme, même si des tas de gens ne pleurent plus depuis longtemps, je sais.

Un jour, it's about time d'arrêter de te sentir toute seule. La peine est partie, partie. Ça fait depuis trop longtemps que tu as peur. Personne ne peut comprendre ça. Mais je suis là, moi, tu n'as plus à avoir peur, Script. Stay strong.

Je suis là et en plus je vois Jack de loin, comme à travers un kaléidoscope. C'est beau. Je ne me lasse pas de regarder.

Et chaque jour, je découvre de nouveaux petits cristaux qui se bousculent devant mon oeil pour se faire une place magique, prédestinée : un triangle rouge, un ovale jaune, une sphère marine, un rectangle violet. Et des carrées rouges et des bleus et d'autres avec des girafes et des oursons tout doux, et surtout surtout : des lions. Et aussi un zèbre d'Afrique.

Et des milliards de fleurs qui poussent dans le bleu du ciel, sur la Côte d'Azur.