Cytisus scoparius_Genet

Genêt : Arbrisseau à fleurs jaunes d'or odorantes et toxiques. Il existe beaucoup d'arbustes dont le nom français est « genêt » mais qui n'appartiennent pas forcément au genre Genista. Tous cependant présentent une certaine toxicité au moins au niveau de leurs graines. Très intéressant. On dirait des êtres humains.

Le genêt est Angiosperme. Dicotylédone. Légumineuse. Ses fleurs sont solitaires ou par 2, jaunes, assez grandes, elle mesurent environ deux centimètres; le style est enroulé en spirale [très caractéristique]. Les fruits sont des gousses noires. Les molécules porteuses de la toxicité sont des alcaloïdes, dont la spartéine. Le genêt est un purgatif violent, surtout les graines. No comment.

Je lis Etty Hillesum. Plusieurs fois, je sursaute. Elle parle d'elle-même avec les mêmes mots que ceux que j'ai dans la tête et que je pourrais écrire. Je les reconnais. Elle est comme moi [ou plutôt je suis ou serais comme elle? mais comment ça se fait ? il y a un mois, je ne connaissais même pas son existence], c'est impossible. Ce n'est pas la première fois que je ressens cela, je veux dire lire quelqu'un qui écrit ce que j'aurais pu écrire. Souvent avec Paul Auster, très souvent. Pourquoi je ne le fais pas ? Pourquoi je n'écris [crache] pas tout ce qui grouille en moi au lieu de le découvrir dans les mots des autres ?

Je lis encore d'autres mots qui me font sursauter. Je les recopie, je les capture. Ainsi, ils seront un peu à moi. Avec ces mots, je me jure que je travaillerai d'arrache pied à chaque minute de chaque jour qui passe parce que j'ai besoin de me « rendre indépendante, trouver [ma] forme propre et la conquérir sur le chaos ». C'est plein de chaos en moi. C'est terrible. Elle dit : « Tu devras toujours être la plus forte. Je ne crois pas qu'il soit dans ta nature de trouver auprès d'un autre la réponse à tes questions. Tu seras toujours renvoyée à toi-même. Il n'y a rien d'autre. Le reste est fiction. »

Quand ça va mal, je ne lutte pas contre. Je vis le moment qui passe comme il passe, au plus près de ce que je ressens et de ce qui m'est donné. Je vis la fiction dans les livres. Dans les chansons. Au cinéma. Ma vie n'est pas une fiction. Pour écrire, je me crée un espace où je peux respirer et bouger en phase avec la réalité qui fait mal ou qui m'éclate le coeur de ravissements. Jaune.