Aujourd'hui, je ne peux faire autrement que de repenser aux objets magiques. Il y a quelques mois, ça devait être en juin ou quelque part par là, j'avais réfléchi à la question de la destinée et aux objets magiques qui jouent le rôle de traversiers entre les mondes. Je me souviens d'avoir écrit : « L'amour a besoin d'objets hantés pour tenir la main et se lover. Il a besoin que le destin boive à sa santé dans un bol à café. »

Cest vrai ? Je veux que ce soit vrai, surtout aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que.

Aujourd'hui j'ai besoin que les objets magiques se mettent ensemble pour faire agir le destin. Mais je ne crois pas vraiment que certains objets ont des pouvoirs magiques. Qu'ils sont hantés. Je pense que c'est moi [ou toute personne qui en a envie] qui place mon énergie dans des objets comme les ciseaux, les plumes, les capteurs de rêves, les marteaux, les petits coffrets, les chaussettes, les cartes à jouer, les flûtes, les brosses à cheveux, les bols à café et les poupées, et caetera, et que cela leur donne du « pouvoir ». Alors je m'imagine qu'ils travaillent pour moi et qu'ils s'animent et vivent leur propre vie quand je ne suis pas là. Et je leur prête des tas d'autres pouvoirs.

Ils traversent les océans comme les bateaux à voile des temps anciens pour me faciliter le passage entre un monde et un autre. M'aider à passer du rêve à la réalité, de l'ouest à l'est.

Ce matin, je méditerai à ce pouvoir que je donne aux objets magiques. Le bol qui contient encore quelques gorgées de mon premier café m'a permis de me concentrer et de trouver les mots afin de mener à terme cette discipline personnelle que je me donne d'écrire une page de journal par jour. Pour garder le contact avec mon écriture, avec moi-même.

Je me souviens que les objets magiques ont besoin de garder leurs secrets. Je ferai comme eux. Clic. Je mets le point final, la page en ligne. Clic, et je débranche pour quelques jours.