L'Etna en éruption

Pressure, pushing down on me
Pressing down on you, no man ask for
Under pressure, that burns a building down
Splits a family in two
Puts people on streets

[Paroles et musique : David Bowie et Queen]

Parler toute la nuit au téléphone comme c'est arrivé il y a peu, c'est usant. Se sentir usée mérite qu'on fasse une pause au milieu du moment où les forces manquent pour trouver l'espace où les forces reviennent. La terrasse ? La baignoire ?

Je suis soumise à des pressions extérieures malgré le fait que je ne les rencontre pas chez moi. Les pressions extérieures ne pénètrent pas en moi.

J'aurais dû travailler sur un document d'une centaine de pages et demie en une journée, pour rendre service. Non. Je m'y refuse catégoriquement, même si je sais que ce n'est pas fair play. Je voudrais bien toujours pouvoir faire plaisir à l'une et aussi à l'autre si j'ai le temps. Mais voilà, c'est moi qui suis au milieu et si je ne réponds pas au téléphone c'est juste qu'au centre de la bataille je sens les obus qui volent au dessus de ma tête et cela ne m'intéresse guère.

Les forces sont physiques, a priori. L'entretien physique ressemble à une voiture bien entretenue, révision tous les 10 000 kilomètres... Je sens ce que me dit mon corps et je le soigne autant que possible. Sinon, ça ne fonctionne plus, il crie, il n'en fait qu'à sa tête.

Hier soir, j'ai encore sursauté à cause du téléphone. Nerveuse. Je suis trop nerveuse. Parfois, je le laisse sonner tout seul, je ne réponds pas, pour voir. Ça me calme. Je pense que je suis plus que fatiguée, vraiment. J'ai besoin de repos.