John Sposato : Summertime

Nous adorons le lys que nous voyons grandir
Et les hauts tournesols plus clairs que le Nadir
- Cercles environnés de pétales de flammes -
Brûlent à travers leur ardeur, nos âmes. (Émile Verhaeren: Les Heures d'après-midi)

L'été est vraiment là. Je suis en vacances. Aujourd'hui, j'ai cueilli le premier tournesol de mon minuscule jardin. Heureuse coïncidence.

En l'honneur de ce tournesol et pour faire la fête avec nous, le soleil a brillé de tous ses feux. On a crevé de chaud. En plein milieu de l'après-midi, à un certain endroit de l'avenue Laurier, c'était chaud comme dans un four.

Et ce matin, alors que nous discutions passionnément de l'un de nos projets, je me suis sentie toute fondue comme un morceau de chocolat au soleil. Y'a pas que le soleil qui fait fondre le chocolat.

C'est ainsi que ma journée fut remplie de douceurs. Il y a des moments où j'ai l'impression que mon coeur bat trop de fort et qu'il ne va pas supporter toutes les beautés de cette vie.

Mais si nous sommes capables de survivre à la souffrance et aux plus grands malheurs, nous sommes aussi équipés pour survivre aux grands bonheurs. Comme des fleurs ?

J'aime les tournesols. Et pourtant, on dit que ce sont des fleurs hautaines. Orgueilleuses et fières. Au jardin, les tournesols sont plus grands que toutes les autres fleurs et ils leur cachent un peu le soleil. Sans le vouloir [?], ils font de l'ombre. Mais on les excuse, puisqu'ils ruissellent d'or. Ce qui est bien, c'est que cette plante est aussi une nourriture. Un vrai soleil.

Demain [à moins d'un empêchement majeur] et à la demande générale, je continuerai de faire la preuve de l'existence des fées [par A + B].