La journée a été douce, très douce. Des lettres, quelques cartes postales à poster, deux ou trois emails. Le facteur n'avait pas de lettre flamboyante pour moi, snif.

Je lis Tombouctou, de Paul Auster. Stupéfiant. Cet écrivain me fait tomber à genoux. Ça fait du bien. Hier soir, je bouquinais dans une grande, très grande librairie de Montréal, dont je tairai le nom, je cherchais les Chroniques d'Alvin le Faiseur. Je trouvais pas. Alors, j'ai demandé. Qui, quoi, où, quand, comment ? Personne est au courant de l'existence de ces livres (qui datent pas de Mathusalem). On s'en contrefiche. Cela n'est pas sur les rayons, alors, vous savez ce qui vous reste à faire. Prenez en un autre ou passez votre chemin. J'ai insisté un peu, poliment. Ces livres existent, je le sais. Il a presque fallu que je cherche moi-même dans l'ordi. Donc, ayant fait la preuve par A+B que je n'ai pas encore inventé des titres fictifs (après tout, je le fais souvent, sauf que eux ne le savent pas!!!) j'obtiens l'insigne faveur de commander mes bouquins. Merci Allah & Bouddah & Co. Sauf que ce matin, je déchante : le libraire m'a télphoné pour dire : Nous sommes désolé, mais notre distributeur nous a informé que ces livres sont épuisés (quoi?? ils sont fatigués?). Je sais moi, qu'il y en a sur les tablettes ailleurs dans le monde. Je le sais. Donc, le monsieur distributeur québécois décide qu'il ne fournit pas ce livre au lecteur québécois parce que celui-ci (selon les collectionneurs de « profils clientèles ») préfère la biographie de Céline Dion et autres « caprices » du genre.

Après, on s'imagine peut-être que je vais me rabattre sur ce genre de bouquins ? non merci. Pour vivre, je n'ai pas besoin de grand chose. Mais de bons livres, oui. Et à cette heure-ci, je ferais mieux de me bouger le diarisme au plus vite parce que mon bain bouillant aux aromachoses est encore en train de déborder.