prunus_virginiana.jpg

Le prunus virginiana, c'est ce qu'on l'habitude de nommer « cerisier à grappes ». Cet arbre produit de toutes petites cerises qui rendent l'intérieur de la bouche très rugueux. C'est bon l'été, quand il fait chaud. Mais il faut faire attention parce que les jeunes feuilles sont très toxiques : elles produisent de l'acide cyanhydrique (HCN). D'après le dictionnaire, cet acide est le produit de la combinaison de l'hydrogène avec le cyanogène.

À part la présentation de cette image, aujourd'hui, je n'ai rien d'autre à déclarer. Je ne suis pas vraiment malade, je somatise. Mon corps réagit à une overdose d'émotions fortes aussi mortelles que du cyanure.

Se souvenir que le cyanure est un sel de l'acide cyanhydrique, docteur. Et que de plus, une préparation au cyanure de potassium est un poison violent. Lu chez Malraux [oui, je cite encore] : « Tous deux portaient du cyanure dans la boucle de leur ceinture ».

Cette phrase me fait rêver. Elle me rassure. Je la répète inlassablement. Cela produit une affluence de paroles amies dans ma tête. Ressassements. L'attrait pour une pilule magique qui engourdirait tout, qui enlèverait à jamais la faim et la soif. Pourtant, Script has no ideas to commit suicide. No. She only needs to commit to writing, for the pleasure to flirt and dance with su fatidica imagen. Mots imprononçables, indicibles. Flux de parole avec lequel j'argumente à l'infini, seulement pour moi-même.

Je suis atteinte de la fièvre du langage, d'une procession de raisons, de définitions, d'allocutions. Je suis une machine à mâcher des mots, une machine à qui, comme toutes les machines, il arrive de se déglinguer ou de rouiller et faire couic couic à chaque quart de tour. Ruminations sirupeuses. Celui qui tourne la manivelle est en état d'ébriété avancée, il titube, il va bientôt tomber le nez dans ses vomissures. Tout cela me dégoûte.