vaccinium angustifolium

La jolie fleur sur l'image est une vaccinium angustifolium. De vaccinus : vache, et angustifolium : à feuilles étroites. D'où son nom : airelle à feuilles étroites ou airelle du Canada ; autrement dit, c'est la fleur du bleuet. Pourquoi vache est devenu airelle ? Mes sources sont restées silencieuses là-dessus. Meuh... j'ai pas cherché plus loin non plus. On raconte que les Amérindiens ajoutaient des bleuets à la viande séchée (pemmican) pour en relever la saveur. Ma mère disait qu'ils réussissaient à conserver les bleuets durant deux ans en les faisant bouillir une dizaine d'heures, ou jusqu'à ce qu'ils aient la consistance d'une pâte solide : ça donnait le gâteau [ou fromage] de bleuet.

Mon lundi a été plus tranquille que d'habitude. Côté travail, je me suis imposé un repos de 24 heures parce que je suis fatiguée et que je ne remonte pas du tout la pente depuis que j'ai refait surface à la page 106. Non, je n'ai pas abusé encore une fois du sirop In the Sun (on finira peut-être par mettre un © dessus, celui-là, who knows?). Je n'abuse de rien, en fait (je devrais ?? il me reste quelques petits sachets de sucre ramassés à l'hôpital...) Je ne comprends pas ce qui m'arrive : certains jours je suis en grande forme et dès que je vis un peu de stress, paf ! la fatigue s'abat sur moi. Ou encore, tout va bien et après seulement deux heures de travail, je me sens comme si j'en avais fait douze. Parfois, ce sont seulement des malaises physiques : mal au dos, faiblesse et vertiges qui m'obligent à interrompre mes activités. Je n'aime pas ça.

Ça ne me ressemble pas : 1) d'avoir des bobos; et 2) de raconter mes malheurs live. Oui ? Non ! Non, ce n'est pas moi. Il ne me manque plus que la webcam pis le p'tit micro...

Mon safari aux images a été des plus fructueux, la preuve : ces beaux vaccinium. Mais pour l'écriture, ça devait pas être le bon jour, parce que j'ai pas écrit plus de deux paragraphes [et encore], je bifferai peut-être tout ça demain. Pourtant, je me disais que, bien installée dans la chaise longue sur la terrasse, je pourrais écrire sans me fatiguer : pas du tout.  Mais c'est pas grave. J'en ai profité pour prendre de l'air et du soleil, lire, envoyer quelques e-mails et faire un peu de couture pour ajuster des vêtements devenus trop grands (une chance que je suis en repos). Les personnages du roman sont peut-être en vacances ? alors autant en profiter. Et tant que je serai capable d'écrire deux pages de journal par jour, comme aujourd'hui, y'a de l'espoir.