94. quelques rêves à courtiser

« Je rêve aux profondeurs de l' « Ungrund », fond antérieur aux corruptions du temps, et dont la solitude, supérieure à celle de Dieu, me séparerait à jamais de moi, de mes semblables, du langage de l'amour, de la prolixité qu'entraîne la curiosité pour autrui. » [Cioran : Au-delà du roman ]

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J'ai fait le rêve étrange que la fleur de mon journal du 10 mai 2001 était un visage humain. Je me suis mise à sa recherche. Et c'est ce visage de Cioran, dessiné par Ambre (Une année sans printemps), qui ressemble le plus à l'image que j'avais en dedans de moi. Je l'ai cueilli sur le site d'Ambre & Lionel Tran, dont je conserve précieusement l'adresse dans mes signets.

Ça tombe bien, je relisais justement des passages de Cioran que je voulais conserver pas trop loin. Ils viennent de trouver leur place ici. Pour ne pas les oublier. Et pour que ma pensée les survole tel un papillon aux ailes de soleil.

Je n'ai découpé qu'un petit morceau de l'image, comme on le fait pour une citation. Sauf que sur mon clavier, je ne trouve pas les guillemets pour image ! Alors voilà pourquoi il y a la longue case noire englobant l'image : indiquer l'emprunt «par amour». Et les textes, les dessins, bref tout le travail d'Ambre et Tran est fort impressionnant : http://www.pastis.org/jade/ambreTran.htm

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Jeudi. Beau soleil. La matinée achève de s'étirer comme un chat. J'ai faim. Je n'écrirai pas trop longtemps aujourd'hui, j'ai encore quelques rêves à courtiser.

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