Depuis hier, je vois les arbres et arbustes se recouvrir de fleurs. Des fleurs de toutes les couleurs : roses, jaunes, blanches.

Et à l'intérieur de ces couleurs, des variations de nuances, à l'infini.

Comme le sont parfois nos sentiments : variés ou profonds, et si légers quand ils éclatent en nous et s'élancent vers l'extérieur.

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Depuis hier, je médite.  Et j'écris.  Je contemple la nature du dévoilement, ou de l'aveu, dans ma vie privée et publique.

Le dévoilement de l'intime dans ma vie privée s'est manifesté, ces jours-ci, de plusieurs façons.  Tout d'abord, avoir pu dire à une amie à quel point son amitié m'importe, lui avoir confié mon attachement et ce besoin de vivre avec elle des moments privilégiés comme ceux que nous connaissons depuis notre toute première rencontre : nous offrir des conversations et des cadeaux somptueux et réussir à être toujours ensemble dans un espace-temps magique que nous créons et recréons à volonté, juste pour nous.  Puis dire à une autre amie, avec qui j'avais rendez-vous, que j'avais besoin d'être seule avec moi-même pour écrire ce soir-là; avoir eu peur de lui faire de la peine et peut-être la décevoir mais avoir réussi à lui parler quand même.

Et le dévoilement public, je le vis dans le journal online.  Cela se manifeste par ce paragraphe que je viens d'écrire.  Je suis à la recherche d'une façon personnelle de relater l'intime.  Je voudrais écrire plus longuement au sujet de mes relations affectives sans toutefois « tout » confier à ce journal.  Pourtant, hier et avant-hier, les pages 86 et 87 ont « parlé » de ma vie sans aucun camoufflage (sauf pour les initiales des personnes).  Mais il s'agissait de fragments de mes vieux journaux, et ces fragments étaient construits de telle sorte que rien, selon mon regard d'aujourd'hui (serait-ce dû au passage du temps?) n'empêchait leur publication, au sens de « faire connaître au public ».

J'ai pourtant été ébranlée quand j'ai découvert dans ma boîte aux lettres du journal, fermée depuis quelques jours, une lettre de Jack. Je songeais justement à reproduire une partie de notre correspondance dans ces pages (il acceptait).  Alors je plonge!  Pour lire la  Lettre de Jack, cliquer sur le timbre.

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Je ne dois pas penser aux réactions des lecteurs.  S'il me fallait prévoir cela, je crois que je n'écrirais pas.  Quand j'écris, le seul lecteur est celui que je porte en moi et qui supporte de me relire.