Quand un lundi matin pluvieux se transforme en journée ensoleillée, et que les bourgeons éclatent...

Ce fut le cas aujourd'hui. Commencée avec de la pluie, la température s'est transformée pour monter jusqu'à 23 degrés. Un vrai record selon la grande Jocelyne, ma météorologue préférée.

Alors, avec le chaud soleil qui s'est montré si généreux, pas question que je reste plus longtemps à l'intérieur. L'hiver a été assez long, j'ai mis un terme à mon ermitage forcé entre quatre murs, et pour plusieurs mois j'espère.

J'ai sorti la table et les chaises sur la terrasse, transporté papiers et crayons, et le reste. Dommage que je n'aie pas encore d'ordino-portable. Tant pis. Le clavier ne servira que tôt le matin, tard le soir et surtout les jours de pluie.

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Faut dire que j'ai été passablement distraite par les petits insectes qui reviennent bourdonner. Par les oiseaux qui roucoulent leurs plus beaux chants et par les bourgeons qui s'ouvrent et me font éternuer. Je n'ai donc pas travaillé très fort. Heureusement qu'il y a eu la pluie, j'ai eu le temps de finir (ou presque) de réviser et corriger ce qui clochait dans ces pages. Ça devrait aller. Quelqu'un s'est plaint que la Marginalia sur fond rouge serait un peut agressante pour l'oeil. Quoi ? C'est pas beau le rouge ? Ça m'a donné envie de la laisser rouge pour une semaine ! Arf. Mais non. Ce que ce charmant lecteur ne sait pas (et ce que j'ai toujours fait pour la marge de droite), c'est que je change la couleur presque tous les jours. Pour agencer avec les images. C'est le seul commentaire que j'ai eu. Bizarre. J'ai bien envie de publier son mail ici, d'ailleurs. Je vais y penser encore un peu.

L'Affaire Porc-épic devrait logiquement éclore demain. Je ne peux en dire plus long. Et Glooskap ? J'ai noté les grandes lignes à la main. Pas le temps de transcrire ce soir. L'histoire commencera donc demain. Un petit avant-goût ? O.K.

On se souvient que Glooskap était, pour les Amérindiens (Malécites et Micmacs), le créateur du monde. Du jour où il sortit du ventre de sa mère, il ne fit que des choses merveilleuses et plaisantes. Par contre, son frère jumeau, Malsun, ne commit que des horreurs et répandit le malheur autour de lui. Et plus tard, Malsun a tué Gloosap. Vous croyez que mon histoire est terminée ?

Pas du tout. Parce que Glooskap a réussi à renaître à la vie par ses propres forces. Quand je disais qu'il avait tous les pouvoirs ! Donc, c'est après son retour sur terre qu'il a pu finir de bâtir le monde. Et qu'arriva-t-il ensuite?

On le saura demain. J'espère seulement que Malsun n'accomplira pas quelques méfaits de plus pendant la nuit.