papaver_nudicale.jpg

Je sors du lit à 18:00 heures. Quel drôle de samedi. J'ai dormi presque tout l'après-midi. Faudrait que je me secoue un peu. Je me sens toute engourdie. Ce qu'il y a de bien avec la sieste c'est que ça donne envie de dormir encore plus. Si je m'écoutais, je retournerais sous la couette jusqu'à demain matin. Je vais faire de la soupe. Prendre un bon livre et lire jusqu'à m'endormir dedans. 

Non. Je vais pas me recoucher. Ni faire de la soupe. Ni me remettre à lire. Et je ne resterai pas devant cet écran plus longtemps. Oui. Juste assez longtemps pour finir ce billet et le mettre en ligne.

N'est-ce pas le printemps ? Je prendrai donc un autre bain. Me donnerai un long massage aux huiles parfumées. Brosserai mes cheveux pour les rendre lisses et brillants. Les relèverai en chignon pour dégager mon cou. Sortirai le maquillage. Soulignerai mon regard de khôl, mes paupières d'ambre, mes lèvres de rouge, mon visage de poudre nacrée, en terminant avec un nuage de pêche rosée pour creuser un peu les joues. J'enfilerai une robe noire aussi simple et séduisante qu'un hameçon. Voilà. Je serai belle comme une image pas sage. Pour aller manger chez les Italiens. Après, on ira danser toute la nuit pour faire passer les pastas et le tiramisu

Faut pas que j'oublie mes talons hauts. Noirs.