44. histoire du crocus sauvage, suite et faim [sic]

1)« Notre » crocus sauvage, photo reçue de Marie :

imageE90.JPG

2) le Bulbocodium Vernum :

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3) le safran ou Crocus sativus :

crocusativus.gif

Une furieuse envie de gigot d'agneau me torture l'estomac.  Et en même temps, j'ai un énôÔörme mal de tête qui me torture depuis les premières lueurs de l'aube.  Et je m'entête toujours à ne prendre aucune forme de chimie pour me soulager.  L'ordinateur ne m'aide pas au sens où le travail prolongé à l'écran force la vue en augmentant le mal de tête, je crois.

Deux solutions : 1) fermer l'ordinateur et faire cuire le gigot, et 2) renoncer à devenir un pur esprit en allant à la pharmacie acheter du Tylénol, et le prendre avec un bon verre d'eau.

Ensuite revenir ici et essayer de finir mon histoire.  Il est bientôt 16 heures et je n'ai rien fait.  Sauf un peu de ménage.  Et d'autres écritures prioritaires. 


Retour au poste, après la pause gigot d'agneau-Tylenol.

Pour terminer cette histoire du crocus sauvage, noter l'essentiel de mes découvertes. 

Les sources ?  D'abord le Petit Robert, puis le Grand Larousse, puis Google, comme de raison.  Même pas été faire un tour à la Bibliothèque.

Le Petit Robert dit pas grand chose, juste assez pour me mettre en appétit, voilà : 

CROCUS : n.m. - 1372; mot latin; grec krokos «safran» ¨Plante herbacée bulbeuse (iridacées) à floraison précoce.

Il renvoie à safran pour l'espèce cultivée....  belle piste colorée qui me plaît et que je ne me gênerai pas d'emprunter, même si ça m'éloigne un peu du crocus sauvage:

SAFRAN :  n.m. - XIIe; latin médiéval safranum, de l'arabo-persan za'farân 1¨  Plante monocotylédone (iridacées), appelée couramment crocus, dont les fleurs portent des stigmates orangées utilisées comme aromate et colorant.  Safran clutivé. Safran des pré = colchiqueSafran bâtard (appelé aussi carthame).  Safran des Indes = curcuma.Faux safran, l'amaryllis jaune.
 2¨Épices vendues dans le commerce, et caetera.

C'est aussi le nom d'une couleur :  «Le soir safran qui sur les quais déteint» (Aragon)

Grâce à Google, je suis arrivée sur le site beyond.fr/flora/. C'est tout en anglais, alors court résumé car la traduction, ça m'énerve.  Au moins, ils ont des photos.  Beyond dit en gros ceci :

Crocus biflorus :  Petite fleur, 10 cm. environ.  Peut être blanc ou lilas.  De 1 à 3 fleurs par plante.  Pas de photo, mais ressemble au Bulbocodium Vernum, avec des pétales plus étroits et un peu moins ouverts.  Floraison : de février à avril.  Senteur de miel. 

Je pense que cette image du Crocus biflorus est assez proche de notre crocus sauvage, je n'irai pas plus loin.  J'ai cherché très longtemps et je ne trouve rien.  Par contre, je trouve plein de trucs sur le safran sur le site great-france.com/magazine/gastronomie/. Profitons-en.  D'abord la fleur

Le safran provient  d'une plante herbacée vivace : le  crocus sativus,  issu d'un cormus ou bulbe. appartient à la famille des Iridacées, ordre des Liliacées, embranchement des Angiospermes; il existe 80 espèces de crocus mais seul le sativus donne le safran.

Plante à végétation inversée, elle fleurit à l'automne et développe son feuillage de la floraison à la fin du printemps et se cultive dans des sols sablonneux bien drainés . Elle reste en dormance tout l'été.  Le crocus sativus n'existe pas à l'état sauvage. La fleur du crocus est  stérile et  sa multiplication ne peut s'effectuer que par reproduction végétative, ou division du bulbe. Il faut attendre trois ans avant d'obtenir une fleur.

De couleur pourpre, [la fleur] est composée de trois 3 étamines jaune vif en vis à vis de trois sépales.  Le pistil est composé d'un ovaire infère, surmonté d'un style allongé et terminé au niveau de la fleur par un stigmate trifide de couleur rouge vif, ayant une odeur caractéristique. Le safran est uniquement constitué de ce stigmate. C'est au cours du séchage que l'épice développe son arôme.  Pour en obtenir un kilo, 150 000 fleurs sont nécessaires, et aucune des opérations requises pour sa production ne peut être mécanisée. On comprend dès lors pourquoi cette épice a toujours été la plus chère du monde.[...]  Heureusement, un seul gramme suffit pour parfumer 30 repas !

On dit aussi que le safran est une fleur divine. Et comme le disait le Robert, son nom, du persan za'farân, signifie « jaune, symbole de l'or de la lumière et de la sagesse ».

La légende grecque attribue la création du safran à Hermès le Messager qui, «ayant, par mégarde, blessé à mort son ami Crocos, le sang jaillit de la tête de celui-ci et, étoilant le sol, fut aussitôt transformé par le dieu en petites fleurs au pistils précieux...» 

La couleur safran nous signale toujours la robe des moines bouddhistes, jadis teintes au safran, comme la poitrine et les bras des femmes indiennes mariées... À Tyr, on teignait au safran le voile des nouvelles épouses. 

Le Crocus sativus proviendrait de l'ouest de l'Asie, de la Palestine au Cachemire. Le vent, soufflant de cet Orient le dissémina jusqu'en Italie où on le trouve encore à l'état sauvage[ah, oui ?].

Le safran aurait été utilisé en cuisine dès le Xe siècle avant J.-C., au temps du roi Salomon. Les marchands phéniciens l'appréciaient beaucoup et en emportaient dans tous leurs déplacements. Selon certaines sources, ce serait précisément les Phéniciens qui auraient introduit cette épice dans la péninsule ibérique puis, plus tard, en Cornouailles, où ils l'échangeaient contre de l'étain. Dans ces deux régions, on prépare toujours les petits pains au safran, héritage certain de ce commerce.

Le safran, à la saveur piquante est indispensable à la préparation de certains plats comme la bouillabaisse ou la paella et, en Scandinavie, les biscuits au safran font toujours partie du repas de Noël.  Le safran entre dans la fabrication de liqueurs, la célèbre Chartreuse notamment. 

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