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Je sais. Je sais.

Je vais réagir. Me ressaisir.

« Prenez une grande respiration... et gardez là », me dit-elle. « O.K. mais pas tout le temps », lui répondis-je... [petite tentative pour me trouver drôle] + [smiley]=[blague ratée]10.

D'abord remercier les merveilleuses personnes qui lisent ce journal et prennent de leur temps et de leurs énergies pour m'écrire des paroles réconfortantes. Cela m'arrive de partout. Et ça marche. Je me sens déjà pas mal mieux.  Pas encore top shape, mais pas si pire non plus. En retour, voilà pour le plaisir des yeux de mes « honolables lecteurs [on notera ici que Script a attrappé l'accent chinois en contemplant trop longtemps les estampes japonaises de Lady A.] » la jolie Lobelia speciosa.  Je vous ai choisi la rouge.  N'est-ce pas qu'elle est belle?

* * *

Retour arrière.  Ce matin, j'ai laissé des bouts de texte en suspens, par distraction.  Il y avait, si je me souviens bien, les trois aspects ou choses que je n'ai pas perdu et que j'ai retrouvé en faisant mon inventaire :

a) les rêves noctures
J'ai fait la nuit dernière un rêve où il y avait un vieux médecin cochon et ce rêve est tellement dégoutant que je ne peux même pas le raconter ici.  Je pense que c'est même trop dégueu. pour que je l'écrive dans mon journal manu scriptus ou scriptum ?  Toujours est-il que ce n'est pas une histoire de censure mais de nausée.  Coudonc, c'était peut-être pas si cochon.  Je vais y penser.  Peut-être l'écrirai-je demain.  Je vais voir.

Et puis, il y avait petit b).  Qu'est-ce que c'était ce b)????  Arghouf.  M'en souviens plus.  Je l'ai :

b) l'obsession des mots
Celle là, elle est bonne.  J'ai découvert en fouillant dans le dictionnaire que bluff était un mot français.  Et je l'avais mis en italique avant hier sur ma page, certaine que c'était un mot anglais.  Mais je n'ai pas fait cette découverte par hasard.  Je suis allée chercher le sens parce que j'avais un doute.  Je me demandais si je m'éloignais trop du sens de la «convention» commune.  Et j'étais dans le champ.  Pour moi bluffer (le verbe aussi est français, de même que bluffeur et bluffeuse), ça ne pouvait que signifier tricher(mentir), comme au poker.  Mais non.  Je constate une fois de plus l'énorme étendue de mon ignorance.  Le bluffage est très noble.  Voire même indispensable.   Comme je ne veux pas recopier encore le dico, ce que j'en comprends c'est que bluffer serait un peu donner le change ou sauver la face.  Très oriental ça.  Et ça va très bien avec ma philosophie de l'indifférence des fleurs [ici, si j'étais vaillante, je mettrais un hyperlien vers mes autres pages de ce journal où sommeillent les germes de ma toute récente philosophie, hehe]  Bluffer, je devrais le faire plus souvent, au lieu de me déboutonner comme je le fais.  Mais voilà.  Je ne savais pas quel verbe prendre.  Je pouvais pas.  C'est juste pour ça que j'ai un peu perdu ma dignité, pas par exhibitionnisme [qu'est-ce qu'il faut pas entendre]! 

Avec tout ça, j'en arrive à petit c) encore plus perdue que tout à l'heure.  Non.  Je retournerai pas lire cette damnée page avec du noir, tant pis.  J'ai oublié un point c'est tout.  Et puis je commence à être fatiguée. 

* * *

Alors vite, la conclusion
Parce que finalement, la peine soulevée par une rupture, si j'ai bien compris, depuis le matin que j'y réfléchis, ce n'est rien d'autre que de la peine pour ce que je viens de perdre plus la rupture d'avant, et celle d'avant, et celle d'avant... ad nauseam.  Et ainsi de suite jusqu'au bout du cordon coupé. Ailloye!

Et si je poursuis mon raisonnement, ce n'est pas non plus seulement sur ma peine à moi que j'écris. Ce que j'essaie de mettre en mots, c'est arrivé à plein d'autres personnes qui ont pleuré, chialé.  Bavé.  J'écris peut-être un peu aussi pour eux, ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas l'écrire quand ils ont de la peine.  Comme lui. Lui, il n'écrit pas quand il a de la peine.  Il le dit pas.  Il se tait.  Logique.