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Voilà. Berfaz.com a fermé boutique le 9 mars 2001. Je ne sais pas pourquoi la lettre que Fabien Bertry, créateur et webmestre du site, me touche à ce point. Non. Je sais très bien pourquoi la lettre de Fabien Bertry me touche à ce point. On ne veut pas le savoir ? Non ? Alors, oui. On le saura.

D'abord, retour arrière vers les premiers temps de ce journal, le 22 janvier et les deux jours avant. Jours de mes premières répulsions. Là que j'ai connu, grâce à un mail de Jack, cet E-zine anti conformiste. 

La lettre de F.B. exprime et rejoint exactement cette partie de moi qui fait un bras d'honneur à l'esprit de notre temps. À cette sorte de « conformisme » gris qui s'appelle l'esprit commun : la normalité définie par le troupeau. Et à toute la merde véhiculée sur le net, « à cet univers sensé être livide, froid, binaire, réservé aux affolés du cul ou du MP3 ».  Et à ceux qui sous prétexte d'écrire un pseudo journal online le font parce que c'est une mode, pour y déverser leurs bisous gluants et dégueulasses jour après jour dans des petites maudites phrases toutes faites. Et les pires, ceux qui s'adonnent au dénigrement systématique des jeunes qui font des fautes ou de certains diaristes qui ne donnent pas dans la guimauve... Parce que je suis d'avis que dénigrer [ils disent critiquer ou s'exprimer] sans aucune forme de sensibilité pour ceux que l'on détruit ou blesse c'est assez conforme à l'esprit commun. À la plus petite commune facilité. Voilà pourquoi [entre autres] la lettre de Fabien Bertry me touche à ce point.

Combien parmi valeureux lecteurs de cette page auront le réflexe d'aller lire F.B. ? Et de soutenir la réflexion ? J'aime autant ne pas prendre de gageure là-dessus. Autant ressortir ma petite grille de sondage bidon. Et mon bras d'honneur. Merci Fabien Bertry.

Au moins, citer/coller l'intro.  Conserver cette pièce à conviction.  Pour mémoire. 

J'ai passé deux ans à remuer tant que je le pouvais. A bouger ma carcasse, à essayer de me faire vomir. Vomir des mots. J'ai pas de talent, comme quoi avec de la franchise et de la conviction... J'ai donné tout ce que j'avais, mot après mot. Ça n'a pas été facile, parce que quoi qu'on fasse, même si c'est dénué d'intérêt, dénué de vices, il y a et il y aura toujours des gens pour vous cracher à la gueule. Des pauvres types pour la plupart. Même si on est en droit de se demander qui est le con de qui…

C'est pas vrai que ce gars là n'a pas de talent. Pas vrai. Mais il a le droit d'en douter. Et c'est tout à son honneur. Bonne route, monsieur Bertry !