les chenilles de Grosse fatigue

Quand l'envie me prend d'illustrer ma page avec les chenilles de Grosse Fatigue, c'est que mon bel être moderne commence à se désagréger.

Comment je le sais ? Aucune idée.  Je le sais. Si je commençais à m'imaginer que je pense donc je suis c'est que je ne serais pas loin de conclure que la vie est une petite chose passionnante alors n'est-ce-pas, n'oublions pas de la dévorer à belles dents.

Je me suis plongée, depuis hier après-midi, dans la rédaction de mon prochain ouvrage pour lequel j'ai obtenu une bourse de recherche du Haut Conseil des Sciences et des Lumières de l'Université Les-algues-Sushi-les-bains, grâce à la recommandation de mon vieil ami, l'éminent Professeur Llalalakalioukiss Liu. Mon projet avance rondement.  J'ai d'abord trouvé  le titre:

Nouveaux Entretiens de Script avec les deux Chenilles vert lime tachetées de noir et orangé pas poilues sur l'émergence du sublime et des états d'âmes des chenilles grises poilues dans la pratique onaniste aseptisée du diarisme virtuel non transmissible sexuellement (l'hypothèse est à vérifier)

Quelques éléments de la « Table des Matières » éclaireront mes savants lecteurs sur l'importance capitale de cette étude terrain (prendre note que ce ne sont que mes premiers balbutiements, la chose va se développer dans les prochaines semaines) : 

Première partie

1. Les chenilles se suivent et ne se ressemblent pas ; pourquoi la plus petite est en avant ; la grosse est-elle le/la mâle ; si oui, est-elle fatiguée ?

2. Petites chenilles vous venez de loin : c'est pas une raison pour finir dans mes sushis ; ni dans ma soupe ; et puis laissez moi donc travailler.

3. Les deux chenilles ne sont pas poilues, première partie : comment elles se sont débarrassées de leurs soies dorsales à force d'introspection : introduction et conclusion.

4. Les deux chenilles ne sont pas poilues, deuxième partie : pourquoi, et, ou l'élément déclencheur de la mue serait-il relié à une visibilité accrue dans les médias ?

5. Sur les relations de causalité entre les ventouses et les taches noires affectant la longueur des soies sublinguales et sinusoïdales ; lesdites relations de causalité mettraient-elles en évidence les six principaux schèmes et pictogrammes narcissiques sous-jacents ?

6. Les Chenilles vertes développeront-elles un goût d'épinard lorsque laissées quelques jours au soleil principalement lorsqu'elles se retrouveront face à face avec les chenilles grises poilues lors des cent-trente-cinq entretiens prévus avec Script ?

Par manque de temps, je dois m'arrêter ici. Ne pas s'inquiéter, la deuxième partie sera mise en ligne plus tard aujourd'hui.

Sondage préliminaire : VOTER !

1. J'ai oublié les questions

2. Je lis pas les réponses

3. J'ai perdu le bidule qui fait pop

On me reproche la longueur de mon titre.  Je ne comprends pas. 


[09:57] Désolée de m'être laissée aller à un tel étalage de savoir. C'est le stress. Tout ce que j'essayais de confier à mon journal c'est que j'ai enfin repris l'écriture du roman commencé le 26 décembre 2000. Le titre provisoire est : Shâhrazâd t'es pas docile. Le cahier à reliure spirale débordait. Alors j'ai ouvert un dossier dans l'ordi : page titre, division des chapitres, les trois parties, les fondations, première page, next. Je me suis mise au clavier si furieusement hier que je me suis fait une tendinite au poignet droit. Pas grave. L'autre, le volumineux manuscrit gribouillé en l'an 2000 a été déposé le même jour chez l'éditeur, (j'sais pas encore si j'ai bien fait, merde) entre les mains d'une secrétaire sévèrement pincée du bec qui s'en foutait et qui perlait à la fronçaise (c'est quoi l'idée, man ?)