une nuit d'insomnie

De retour devant l'ordi, 6 heures du matin. Le plateau est près de moi. Deux tartines à la confiture de framboise, et un bol de lait bouillant. C'est bon.

J'avais décidé tout à l'heure dans mon lit de me lever et de reprendre ma rédaction tout de suite après avoir écrit dans ce journal.

Mais à bien y penser, je retourne me coucher.

Je n'ai pas dormi très longtemps. Au lit dès 23 heures, je prévoyais une bonne nuit de sommeil afin de me lever tôt, reposée et en forme pour un dimanche pas comme les autres.

Non, aucun farniente à l'horizon, seulement la poursuite de ce travail dont je parlais hier. Est-ce cette perspective qui m'a ouvert les yeux vers 01h30, en pleine nuit ? Pour plusieurs, cette heure-là, un samedi soir, c'est encore en pleine soirée : ils n'iront au lit que passé 3 heures. Ils sont sortis dîner dehors avec des amis, les chanceux, ils sont allés danser après.

Au lieu de ça, je me suis retournée plusieurs fois dans mon lit, appelé le sommeil sans succès, et l'agitation m'a fait lever à 05h30. Rien à faire, je ne pouvais pas me rendormir. Fébrile, tendue. Je me suis dit, pourquoi ne pas me confier au journal ? On verra bien ! Si j'écris cette petite misère peut-être qu'elle passera ?

Autant ne pas me faire d'illusions. Je vais plutôt me faire un café et poursuivre ma réflexion nocturne tout à l'heure. La journée est bel et bien commencée. Il fait encore noir dehors, les voisins n'ont pas encore allumé leurs lumières. Il fait un peu froid ici. Non, pas de café, je boirai un bon lait chaud et regagnerai mon lit. Dormir le jour c'est peut-être possible. Je sens comme un gros noeud à l'intérieur de la poitrine, juste en bas du sternum. Ça c'est de l'angoisse.

Quand j'arrive à une certaine étape de la mise en forme d'un texte, c'est toujours pareil, je me mets à douter de la valeur de ce que je suis en train de faire. Je me sens prise en dedans de ce que j'écris, je n'y vois plus clair du tout et là, je me dis que c'est nul. C'est pour ça l'insomnie et l'angoisse, je pense. Et je me décourage. C'est totalement improductif, je le sais, mais je ne fonctionne pas autrement que de passer par cette phase de l'annulation. Qu'arrivera-t-il cette fois-ci ?

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