J'ai passé une excellente nuit, très reposante. Levée à 10 heures, je me suis commencé un de ces petits dimanches de farniente qui va me ramener les deux pieds sur terre. Ayoille mes orteils [bis]. Farniente = « Douce oisiveté ». ok.

Mais quand je dis farniente, j'exagère un peu. J'ai quand même un horaire différent de celui de mes autres dimanches où je ne fais strictement rien à part jouir de la vie, car je travaillerai à mon résumé aujourd'hui. Tout à l'heure : si je peux lâcher cet ordinateur. L'ai-je mentionné avant ? Je dois préparer un résumé du roman d'environ deux pages, pour J. Et pour moi aussi. Cela fait partie des étapes à franchir dans la réflexion, pour l'écriture du mémoire. J'ai aussi quelques travaux domestiques incontournables... si je veux continuer à m'alimenter dignement et ne pas m'empoisonner avec la vaisselle sale. C'est pas si pire : mettre le tout dans le lave-vaisselle et passer un chiffon sur les surfaces de travail, le tour sera joué. Moi, c'est intérieurement que je ne ferai rien. Juste en dedans de moi. J'ai allumé mes chandelles du dimanche. J'écoute de la musique baroque. Rien d'agressant aujourd'hui.

Cuisiné : du poulet à la cacciatore pour le souper de ce soir : je coupe le poulet en morceaux que je fais saisir dans l'huile d'olive et de l'ail, beaucoup d'ail, après il faut noyer le poulet comme il faut dans une ou deux boîtes de tomates et laisser mijoter doucement pendant le temps voulu pour que la volaille devienne tendre et savoureuse. C'est bon avec du riz, des pastas al dente, du pain ou tout ce qui nous tombe sous la main. J'ai peut-être oublié quelques détails mais je n'ai pas l'ambition d'écrire un livre de recettes, seulement une recette de poulet dans un journal virtuel. J'ai faim.

Hygiène du journal online : j'ai encore été prise d'une envie frénétique de changer la présentation de ma page journal ce matin. Ce doit être une maladie : je n'en ferai rien. Voir si le statu quo va venir à bout de ma bougeotte. Sauf que je commence à avoir hâte de concacrer plus de temps à cette activité. Le pire qui peut arriver à un diariste virtuel c'est de manquer de temps pour écrire. Enfin, je parle de moi ici, je ne sais pas si les autres vivent ce problème de façon aussi aiguë, mais je crois que oui, d'après ceux que je lis régulièrement. Mais les autres ?

Si je m'écoutais, je passerais des heures à fignoler et peaufiner là-dedans, autant le contenant que le contenu. De plus en plus, c'est le contenu qui va me retenir et me captiver, je crois. Et je me libère peu à peu de la crainte de l'enfermement dans le journal. Parce que je commence à être capable de tracer la limite entre le journal et la fiction. Et j'intuitionne (est-ce un verbe?) que le journal écran y est pour quelque chose. Pour beaucoup, même.