Alors ? Où en êtes vous ma chère Ariane ?

Ah, j'sais pas, un peu endormie en ce gris lundi matin, engourdie comme un petit ourson à l'aube de son premier hiver au nord québécois.

Sauf que moi je ne dormirai pas.

Encore parler de mon journal ? C'est devenu une douce [?...] torture que de lutter contre l'envie de m'y perdre davantage.

Le masochisme n'étant pas ma tasse de thé, j'ai cessé de me priver et l'adapterai à mes besoins dans les prochains jours. Cette page journal sur laquelle j'écris, elle sera bientôt divisée en trois colonnes. Pourquoi ? À gauche c'est pour les notes, annotations, liens, idées «après» écriture, au centre l'entrée du jour, et à droite les références d'auteur, des illustrations, flash ou autres outils/clés et cætera pour sortir du journal. [difficile de fabriquer une colonne de droite, parce que l'espace du texte est trop étroit].

Enfin c'est à peu près ce que j'imagine, peut-être que je ne pourrai réaliser ou vivre la chose. On verra. Si j'envisage tous ces changements, c'est que la formule actuelle correspond plutôt au format d'un journal papier c'est un peu trop sage, trop plat pour le journal online à qui je veux ouvrir d'autres avenues afin d'être capable de communiquer davantage et autrement. [je pense que ça va marcher]

C'est aussi une autre question de survie, un simple ménage ou réaménagement de mon espace intérieur devenu nécessaire à partir de cette rupture. [ouf]

Non je n'ai plus de peine. [re ouf]

Non je n'ai pas un autre amoureux. [re re ouf]

J'en suis à l'horrible phase du jamais plus, vu que j'suis trop moche. [hypocrite]

J'ai installé un autre coin d'écriture pour mes itinérances scripturaires diurnes sur la vieille table en pin de la salle à manger car j'entame aujourd'hui la rédaction manuscrite de la deuxième partie du roman, un exercice que je ne ferai pas à l'ordinateur, pour le plaisir de tenir une plume dans ma main droite et de la voir marcher sur le papier. Et pour que l'envolée soit bien ancrée là où le premier texte avait pris naissance et mûri tout l'été.

Où mangerons-nous ? À l'autre bout. J'ai installé un gros vase plein de fleurs mauves [une sorte de marguerites d'automne dont j'ignore le nom, une vraie plante dans de la terre qui vit très longtemps dans la maison en cette saison] ceci pour délimiter mon territoire clandestin; il restera bien assez d'espace pour les repas vu que nous ne sommes que deux et encore, pas tout le temps.

Pourquoi je n'écris jamais rien concernant mon fils ? Préserver son anonymat sur le web ? Et le mien aussi ? Vrai que je n'aimerais vraiment pas être reconnue [par mes proches], c'est très important que mon identité ne soit pas dévoilée, pas que j'ai des choses à cacher, mais je me dis que tant qu'à prendre une autre identité, un autre nom [ce que font tous les e-diaristes je pense], je jouerai le jeu jusqu'au bout, on ne devra pas arriver à m'identifier, et le journal demeurera un secret bien gardé. Que j'assumerai.