Hier, des oiseaux migrateurs ont survolé Montréal. Ils sont en route vers les régions chaudes du sud. Qui sont-ils ? Oies sauvages, canards ou simples fauvettes ? Je ne sais pas. Je les ai vus parce que je niche moi-même tout près du ciel, au troisième étage d'un triplex construit en 1912, c'est haut [pour moi].

Et parce que j'ai enfin planté mes bulbes de tulipes.

J'attendais la pluie, elle n'est pas venue.

Et j'ai beaucoup écrit, j'ai 58 bonnes pages bien tassées. Faudra peut-être que je tasse un peu plus.

On dit que c'est l'été indien et j'y ai cru. J'ai demandé à Copernic de chercher des info là-dessus. Résultat ? Pas grand chose à part la chanson de Joe Dassain xéroxée en milliers de copie. Sauvez-nous quelqu'un ! Les banques de données du web sont vraiment devenues des égoûts à ciel ouvert. En fouillant bien parmi les couches sales et les pelures de bananes, j'ai découvert trois joyaux.

Le premier document, le Statut d'Indien [autochtones.com] je le relirai en ce quatre octobre de l'an deux mille pour rendre justice à des ancêtres que je reconnais ici officiellement comme étant les miens, pour avouer publiquement ma honte et mon ignorance sur une partie de mes racines et du sang qui coule dans mes veines. Et pour mémoire.

Et la suite, c'est « L'été indien [...] cette belle saison de la vie où l'automne goûte encore l'été », petite phrase repiquée de la page web L'été indien et l'autre Milou [www.users.skynet.be/acte2/] qui annonce un concert-spectacle donné par Jacques-Yvan Duchesne et Claude Semal à Amay, trop loin pour que je puisse y aller, le 20 octobre. Mais il paraît que le véritable été indien n'arrive qu'entre le 15 et le 30 novembre et je ne citerai pas mes sources pour m'alléger un peu. Ça ne veut pas dire que je les crois sur parole.

Et puis, et puis on dit que « les abords de la magnifique abbaye de Daoulas, près de Brest, se parent désormais de blanc, noir, rouge et jaune, couleurs prédominantes de la culture des Indiens des plaines. Jusqu'au 12 novembre se tient la plus grande exposition sur le sujet jamais présentée en France. » Encore tout pour la France et rien au Québec, sauf si le québécois moyen peut aller voir l'été indien en bretagne [bretagneonline.com]. Ça doit être magnifique. Coudonc, je commence à avoir quelques bonnes raisons d'aller faire un tour dans les Europe, moi. Quand j'étais petite, on disait «dans les vieux pays», et je croyais que l'Europe c'était un grenier à odeurs de naphtaline, jusqu'à ce que j'ouvre mes livres : c'était pas un grenier ; mais pour la naphtaline, j'ai envie d'aller vérifier sur place.