la fuite ou bien quelques questions

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Mes journées sont bien remplies, jamais monotones, je ne m'ennuie pas quand je n'ai rien à faire [au contraire, je préfère ça], sauf que j'ai toujours trop de projets pour le pauvre peu de temps que j'ai devant moi pour les réaliser.

Encore l'envie de fuir le plus loin possible. Fuir qui ? Fuir quoi ? Je ne sais pas répondre à ces questions. Parce que toutes les personnes qui m'entourent, toutes et sans exception, je les aime ou accepte telles quelles sont, même les plus chiantes, et je n'ai pas la moindre envie de les fuir, bien au contraire.

J'ai bien encore cette petite blessure lancinante au coeur. Triste, si triste d'être privée de mon pain et de mon eau : privée de G., mon amoureux qui me laisse dans le noir. Têtue, je persiste à ne pas lui écrire ni lui téléphoner. Je ne veux pas lui brasser la cage avec mes états d'âmes. Je sais qu'il va mal. Il a son orgueil. Je l'aime comme ça, donc j'accepte son silence.

Samedi soir, j'ai invité D. pour le dîner d'anniversaire de J. Il a accepté. J'étais un peu nerveuse quand il a sonné à la porte et qu'il est monté. Je me demande pourquoi je le trouve toujours aussi beau.

Il n'était venu que pour l'apéritif, il a pris une bière, on a parlé, beaucoup ri, comme toujours, et puis il est parti. Et pour la première fois, je n'ai pas eu mal après. Je crois avoir enfin accepté qu'il se soit détaché de moi. Aujourd'hui je vais travailler, travailler. Vite, un petit café et me plonger dedans mon écriture. J'aurai terminé à la fin du mois.

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