on appellera ça du renoncement

Rien. Bref, une de ces journées vides. J'aurais voulu faire mes valises et changer de place. Ça fait que j'ai appelé Dieu : « Seigneur, y a-t-il un avion en partance ce soir pour l'au-delà ? » Et puis non, changement de destination, je partirais plutôt en Europe. Y penser sérieusement.

Je suis nulle, nulle, nulle. Je peux bien écrire en tout petits caractères, bientôt, mon écriture va disparaître. G. ne m'a pas encore donné de nouvelles. Est-il plus malade, hospitalisé, mort, ou a-t-il juste décidé de m'ignorer? Faut que je devine. Je reste là sans rien faire. J'ose plus l'appeler. Ni toucher à mon courrier.

Par ailleurs, ma sinusite lève doucement les voiles, mais pas assez vite à mon goût. J'ai pas travaillé de la journée, pas pu lire non plus. C'est pas une vie.

Je n'arrête pas de pleurer depuis que j'ai lu le journal de Mongolo [mongolo.org]. Son texte du 16 septembre 2000, avec les photos du village d'Oradour-sur-Glane détruit en 1944, ses habitants massacrés et toute la vie détruite sur place est bouleversant. Pourquoi les hommes ont-ils commis, commettent encore et commettront-il toujours de telles horreurs ?

J'ai peur de la réponse.

Je d-o-i-s partir.

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