d'où viennent-ils ?

J'aime les journées fraîches et ensoleillées comme aujourd'hui. Le froid me stimule. L'automne est vraiment là. J'avais le goût de bouger et j'ai rentré les plantes [trois géraniums rouges, un plant d'Euchera sanguinaria, mon vieux pamplemoussier, le Fuchsia et les autres...] qui ont passé l'été dehors. Sauf les deux vignes. Autant la maison se remplit de verdures, qui devront se réacclimater à la température intérieure, autant ma petite terrasse s'est toute vidée pour se faire une beauté - je vais la repeindre - et faire de la place à la neige.

J'ai pensé installer un ou deux conifères de 5 à 6 pieds [if, sapin ou cèdre ?] dans des pots, peut-être qu'ils passeraient l'hiver dehors, et j'aurais mon petit coin vert de campagne en ville. Ça serait beau pour Noël aussi. C'est simple, je vais essayer. Si c'est comme les vignes ça va fonctionner. J'avais l'air excentrique l'an dernier d'installer une vigne vierge et une vigne à raisins au troisième étage... tout ça est mort à l'automne, mais au printemps, quand la terre des pots géants dans lesquels je les avais installées a dégelé, le mur de pierres grises de la maison s'est couvert de feuilles. C'était magnifique. En ce moment, les feuilles sont de toutes les teintes de rouge. Mes voisins n'en reviennent pas. C'est un vieux jardinier du Marché Jean Talon qui m'avait expliqué comment faire. Je vais retourner le voir et le remercier, peut-être qu'il est au courant aussi pour les conifères ? Je vais aussi faire des provisions de pommes, de poireaux et de tomates. Alors, demain après-midi : un tour au Marché.

J'allais oublier qu'il reste une boîte à fleurs dehors, c'est une plantation de tournesols nains que j'ai semés quand l'été a commencé au mois de juillet ! Ils commencent juste à fleurir. Décidément.

Tout à l'heure en soulevant les plantes, j'ai découvert des tas de cloportes en-dessous, ils se sauvaient dans toutes les directions. Et comme il n'y a plus de pots et donc plus de terre où ils peuvent se cacher, vont-ils redescendre au sol ? Je me le demande.

Ne pas oublier de planter mes bulbes de tulipe, demain, sur le terrain devant la maison. J'en ai reçu 25 en cadeau d'une voisine qui arrivait de Hollande. J'aurai l'impression d'être un écureuil, je n'ai jamais encore enterré des bulbes comme ça à l'automne dans le plaisir de voir les petites pousses vertes traverser la neige d'avril.

Bon, relaxe ma belle, c'est vendredi soir, l'heure d'ouvrir une bonne bouteille de vin blanc glacé et d'en boire un verre à la santé de G., qui ne me donne plus signe de vie depuis trois semaines. Au téléphone, on me dit qu'il dort. Tout le temps. Je ne téléphonerai plus. Des fois que je tomberais encore sur « sa femme ». Je lui envoie des e-mails de temps en temps [à lui]. J'ai tellement besoin de le réconforter et je suis inquiète. Pourquoi un homme qui est malade s'isole-t-il donc ainsi dans son coin tout seul ? Je sais la réponse à cette question, cloportes, mais ça me tue.

Note ajoutée le lundi 3 mai 2004 : Cette page est la toute première page de mon journal on line perdu il y a bien longtemps dans le crash de mon vieil ordinateur. Du fond du coeur, je remercie Mongolo pour avoir conservé mes fichiers tout ce temps-là dans son « Orphelinat des journaux intimes », et Téhu pour me les avoir si gentiment capturés et expédiés.

Je me devais de remettre toutes les pages d'Entrée libre,,, le journal d'Ariane Fabre, en ligne, et je le ferai, par petits paquets de deux ou trois, vu qu'il y a beaucoup de nettoyage à faire dans les codes.

Annie Strohem

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