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    <title>love and writing project : tome 2 [solarium]</title>
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    <updated>2006-10-27T04:02:31Z</updated>
    
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    <title>145. fin [temporaire] du soliloque</title>
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    <published>2006-09-26T14:04:01Z</published>
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        <![CDATA[<p>Aujourd'hui sera le dernier jour, la fin [temporaire] du Soliloque. </p>

<p>À bien y réfléchir, soliloque devrait plutôt être le titre d'une rubrique pour quand je parle toute seule. Mais quand je commence à m'adresser à « vous », ou à « toi », on n'est plus beaucoup dans le soliloque, n'est-il pas ? </p>

<p>À trop réfléchir, je risquais de m'éloigner des choses simples tellement évidentes qu'elles me cachaient la vue. Ne dit-on pas que l'arbre cache la forêt ? Et mon arbre, je l'avais, là, sur la <a href="http://www.anniestrohem.com">page d'accueil</a>.</p> 

<p>C'était écrit en gros, « journal et autres écritures ». Tellement en évidence que je ne le voyais plus. Faut dire que ce journal, ce n'est pas moi qui le lis, et je ne l'écris pas pour moi, ce qui revient à dire la même chose. Alors le voilà, ce titre. </p>

<p>Pourquoi j'en cherchais un autre ? De plus, si j'adopte celui-là, je n'aurai pas besoin d'en changer à chacun des prochains volumes parce que chaque fois il faut monter un nouveau système d'archivage des pages avec des « templates » neuves et tout cela commence à me fatiguer et à m'ennuyer profondément.</p>

<p>En fait, je n'ai plus le temps ni l'envie de bidouiller. Et je n'installerai pas Dotclear. J'ai tellement travaillé avec Movable Type, d'abord pour essayer de comprendre la machine, ensuite pour l'installer avec une base de données, défricher les guides tout en anglais à l'époque et maintenant, j'en arrache encore plus avec les termes francisés ou inventés et voilà que je dois me référer aux guides anglais pour savoir de quoi ça parle. Bref, adopter une plateforme de publication ne fut pas une sinécure et donc je resterai avec [MT, version 3.31-fr]. </p>    

<p>Et une autre <a href="http://www.anniestrohem.com/journal/2006/09/et_pour_la_suite.html">première page</a>.</p>]]>
        
    </content>
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    <title>144. web</title>
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    <published>2006-09-25T15:56:42Z</published>
    <updated>2006-09-25T17:21:41Z</updated>
    
    <summary> Bon. Bon. Bonbon. Rose bonbon. Bonbon rose. Bon ben c&apos;est ben beau fêter son sixième anniversaire mais il s&apos;en passe des choses par ici. Si vous saviez. Et la vie continue, remplie de questions. Aurais-je oublié que le volume...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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        <![CDATA[<div class="pic"><img alt="« Dé », une photo de Karl Dubost" src="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/pic11-39-52.jpg" width="500" height="375" /></div>
<p>Bon. Bon. Bonbon. Rose bonbon. Bonbon rose. Bon ben c'est ben beau fêter son sixième anniversaire mais il s'en passe des choses par ici. Si vous saviez. </p>
<p>Et la vie continue, remplie de questions. </p>
<p>Aurais-je oublié que le volume 6 tirait à sa fin ? </p>
<p>Aurais-je oublié que je devais bidouiller un nouveau décor ? </p>
<p>Et de trouver un nouveau titre [parce que, entre vous et moi et la boîte à bois, Soliloque, c'est un peu bof bof] ? </p>
<p>Et d'écrire la suite de la page « <a href="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/2006/08/mon_ecriture_avance_mais_je.html">de la décadence ou les désarrois de l'élève Strohem</a> » ? </p>
<p>De commencer un septième cahier commençant par une belle page « un » inspirante, avec ou sans numérotation ?</p>
<p>Aurais-je, quelle honte, oublié de répondre à vos nombreux emails de  Voeux et Souhaits d'anniversaire ?</p>

<p>Non.</p>
<p>Non, je n'ai rien oublié. </p>
<p>Rien oublié.</p>
<p>ET je n'oublierai pas d'écrire un mot de reconnaissance émue concernant l'image choisie de ce jour. Merci à <a href="http://www.la-grange.net/photos/2002/03/16.Montreal/source/pic11-39-52.html">Karl</a>.</p>
<p>J'arrive de chez <a href="http://embruns.net/">Embruns</a>. Et aussi de chez <a href="http://standblog.org">Standblog</a>.  Des fois j'y vais juste pour donner un bisou au petit garçon dans la balançoire.</p> 

<p>Et puis je lis son blog, toujours intéressant. Et d'autres. </p>

<p>Ainsi, j'ai appris qu'il y avait eu le <a href="http://www.parisweb2006.org/">Paris web 2006</a>. Impressionnant. J'aimerais faire davantage pour la promotion des standards et surtout pour l'accessibilité du web. Mais bon, il faut bien que les écrivains écrivent. Et cultivent leur jardin.</p>
<p>Avec tout ça, j'ai attrapé l'envie d'essayer <a href="http://www.dotclear.net/">Dotclear</a>. </p>   
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : le dé w<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
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    <title>143. six bougies sur le gâteau du Journal</title>
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    <published>2006-09-22T17:00:52Z</published>
    <updated>2006-12-11T04:16:37Z</updated>
    
    <summary>Et de six ! Le Journal a eu six ans aujourd&apos;hui. Et ici j&apos;ai du soleil sur les bras pour écrire la page 143 du volume 6 qui s&apos;étire comme un chat dans la belle région de Kamouraska ; et...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>Et de six ! Le Journal a eu six ans aujourd'hui. Et ici j'ai du soleil sur les bras pour écrire la page 143 du volume 6 qui s'étire comme un chat dans la belle région de Kamouraska ; et à l'heure où j'écris, mon timide et pudique Journal - qui l'eut cru - pose le pied sans trompettes ni tambours dans sa septième année. </p>

<p>Son auteur et ses quelques fidèles lecteurs ont matière à se réjouir : l’année 2005-2006, celle du sixième anniversaire du Journal m'a permis de quitter le grande ville et un travail épuisant pour m'installer en pleine campagne.</p>

<p>Virage sérieux, en épingle à cheveux. Et pas facile. Malgré quelques préoccupations matérielles, mon bilan est positif sur toute la ligne. </p>

<p>Je n'ai pas seulement la satisfaction d'avoir tenu le coup. Je suis fière d'avoir fait ce que je voulais, comme je le voulais, sans influence et sans chercher à plaire à qui que ce soit. Et par mes propres forces, que je ne soupçonnais même pas. Ma famille ne m'a pas jugée ni découragée, ils m'ont soutenue du mieux qu'ils ont pu étant donné l'éloignement et pour cela ils ont acquis toute ma gratitude. </p>

<p>Partir ce n'était pas fuir mais choisir la voie de l'angoisse et affronter mes peurs, ce que je n'aurais pu décharger sur personne. De plus, j'ai dû mettre de côté un roman en chantier depuis le mois de mai et qui s'écrivait par à-coups. Je n'étais pas prête ni disponible à ce nouveau récit. J'ai fini par comprendre qu'il ne sortirait de moi rien de bon tant que je n'aurais pas porté <em>Épiphanie</em> encore plus loin, tant que je ne l'aurais pas déposé à sa vraie place. J'y travaille un peu tous les jours depuis lundi et je continuerai.</p> 

<p>Par ailleurs, la vie matérielle au quotidien n'a rien de facile. Je sors à peine d'un gros méchant rhume et je n'ai pas eu le temps de me soigner, devant mettre les mains et les pieds dans la terre pour récolter les pommes de terre et autres légumes racines, les tomates et les oignons, le céleri, les poireaux et le reste de ce qui sera ma nourriture pour survivre ici. Ensuite faire les conserves, compotes, potages et congélation. Hier j'ai commencé à transplanter des herbes : thym, estragon, persil, ciboulette, romarin, hysope, origan, pour continuer de les cultiver dans un coin froid de la cuisine pendant l'hiver. </p>

<p>Et malgré mes besoin et envie de voyager, je ne retournerai pas en Europe cette année. Assumer seule toutes les dépenses de la vie dans une maison oblige à faire des choix. Je prendrai l'avion et le train l'an prochain, ou l'année suivante. Quand je pourrai.  </p> 

<p>Maintes fois j'ai dû me relever les manches pour faire les réparations indispensables et urgentes à la maison, entretenir les jardins et potagers, les fleurs, soigner les arbres, affronter et traverser les orages, les pannes, le manque, et l'hiver passé avec les longues soirées en solitaire, repeindre, meubler et décorer cette grande maison, et puis me débattre avec les projets d'écriture tout en continuant malgré le doute les différents cahiers de mon journal, public et privés. </p>

<p>J'ai pu recommencer à travailler peu à peu en n'acceptant que des tâches qui laissent le corps et l'esprit libre, et libre de faire de mon temps ce que je veux ou peux en faire. J'ai eu de la chance, je n'ai pas cherché de travail et on m'en a offert : rédaction, supervision de manuscrits, révision et correction, animation et lectures, éditique. Si je faisais un peu de publicité je pourrais travailler davantage, mais je remets toujours au lendemain. Et puis je donne du temps à la bibliothèque municipale, ce que j'adore parce que je peux y passer des heures avec les livres, et que j'y rencontre des gens qui lisent et qui aiment à parler de leurs lectures.</p>

<p>Une date anniversaire, c'est l’occasion de le fêter, ce Journal, mais aussi et surtout de faire le bilan. Et principalement, vous remercier de le lire.</p>

<blockquote><p>« Veglio, penso, ardo, piango e chi mi sface<br />
sempre m'è innanzi per mia dolce pena. »</p></blockquote>

<p>Mis en musique par Pierre Desrochers, « Veglio, penso, ardo » est la première pièce de l'album <em>La Sarrasine</em>, un film de Paul Tana. Les vers sont extraits du <em>Canzionere</em> de Pétrarque, la célèbre poésie lyrique dans laquelle il a chanté son amour pour Laure. Traduits de l'italien, voici les premiers mots de la pièce musicale du jour, choisis pour fêter cet anniversaire : </p>

<blockquote><p>« Je vois, je pense, je brûle, je pleure et ce qui me détruit<br />
est toujours devant moi en ma douce peine. »</p></blockquote>

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<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : le Canzionere<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
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    <title>142. la quinte</title>
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    <published>2006-09-19T16:23:39Z</published>
    <updated>2006-09-19T19:21:09Z</updated>
    
    <summary>Me voilà de retour, équipée de ce qui doit être une laryngite, en tout cas d&apos;une série de petits malaises qui ont commencé par ce que je croyais être une allergie saisonnière [éternuements et mucus liquide piquant et dégoulinant] qui...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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        <![CDATA[<p>Me voilà de retour, équipée de ce qui doit être une laryngite, en tout cas d'une série de petits malaises qui ont commencé par ce que je croyais être une allergie saisonnière [éternuements et mucus liquide piquant et dégoulinant] qui s'est peu à peu transformée en quintes de toux à m'arracher la gorge.</p>

<p>La route jusqu'ici n'a pas été facile, ponctuée d'éternuements en rafales. Des cascades d'eau me sortaient des yeux, j'avais du plomb dans le front et les sinus en feu, et pire, je devais m'éponger le nez aux dix minutes. Inutile de dire que je n'ai pas eu le temps d'admirer le paysage. J'ai donc fixé la ligne blanche pointillée tout le long et quand je suis arrivée j'avais un pif de clown, et le plancher de l'auto était jonché de petits mouchoirs en papier blancs friponnés.</p>

<p>J'aurais pu rester à Montréal plus longtemps : bon accueil, excellents repas, doux câlins, délicieux bisous, lits moelleux et bras tendres, conversations sublimes. Mais avec le rhume carabiné qui m'est tombé dessus et qui s'est mis à empirer d'heure en heure, je me suis vite sentie dans le trente-sixième dessous de moi-même et dimanche matin j'ai bien vu qu'il valait mieux rentrer me soigner. J'avais besoin de me retrouver dans mes affaires, la maison, et surtout dans mon lit.</p>

<p>En rentrant, j'ai fait chauffer un bol de soupe [minestrone] que j'ai mangée brûlante et saupoudrée de parmesan, avec des biscuits soda beurrés. J'ai bu un grand verre d'eau glacée. Il n'était que cinq heures mais je suis montée me coucher tout de suite  et j'ai dormi douze heures entrecoupées de courtes séances de toux et de nez qui coule à éponger d'urgence.
Et puis ce n'est qu'à midi hier, quand le téléphone a sonné, que j'ai constaté à quel point mes cordes vocales étaient grillées. Je me suis recouchée et dormi cinq heures de plus. </p>

<p>Et ce matin je suis encore presque muette, avec une invitation inattendue à une conférence de presse demain à 9 heures [l'appel d'hier midi]. Si je n'ai pas retrouvé ma voix, pourrais-je m'y présenter tout de même avec un petit bloc notes pour répondre aux questions par écrit, blanche et pâle comme  Holly Hunter dans <em>La leçon de piano</em> ? Mais non. J'ai ouvert l'armoire aux herbes pour me concocter de quoi récupérer tout la gamme de mes sons, des moins aigus aux moins graves. C'est ainsi que j'ai récupéré quelques notes, mais j'ai la voix plutôt graveleuse, parsemée de notes aiguës, avec des silences qui me coupent la parole ici et là. D'ici demain, je veux perdre mes quintes de toux et retrouver ma quinte, et aussi la quinte du loup, si possible. </p> 

<p>Lu dans <a href="http://dictionnaire.metronimo.com/index.php?a=term&amp;d=1&amp;t=7249">Métronimo</a> : « Le mouvement [mélodique] de quinte est peut-être le plus naturel de tous les mouvements de la voix. »</p>

<p>En médecine, la « quinte de toux » viendrait du latin <em>quintus</em>, cinquième, et serait un accès de toux caractéristique de la coqueluche et qui était censé revenir toutes les cinq heures.</p>

<p>En musique, on nomme « quinte » un intervalle de cinq degrés, compris entre le premier et le dernier de cinq degrés consécutifs.  </p>
<p>Et la « quinte du loup », me direz-vous ? Toujours dans Metronimo, le <em>Dictionnaire pratique et historique de la musique</em>, j'ai appris ceci :</p>

<blockquote><p>Les accordeurs d'orgue appellent quinte du loup la dernière quinte à laquelle les conduit l'enchaînement ordinaire d'octaves et de quintes qu'ils appellent partition et qui est basée empiriquement sur le tempérament égal. La quinte du loup, arrivant comme 12e et dernière quinte, se trouve accordée d'elle-même, et sa contenance est de 35 commas, un peu plus grande qu'il ne faut (il y en a 8 de 34 commas et 3 de 33).</p></blockquote>

<p>On saura maintenant d'où me vient l'expression, on devinera pourquoi elle me plaît et comment je l'ai adoptée. Je veux ma quinte du loup pour demain matin, sept heures. Sans faute.</p> 

 <div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : la quinte<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
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    <title>141. soliloquium</title>
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    <published>2006-09-13T15:31:38Z</published>
    <updated>2006-09-19T14:21:05Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[J'ai tapé « soliloque + définition » dans la barre de recherche de Google.ca et le premier site en tête de liste fut Answers.com avec cette définition : SOLILOQUE : nom masculin (bas latin soliloquium) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;* Entretien de quelqu'un avec...]]></summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>J'ai tapé « soliloque + définition » dans la barre de recherche de Google.ca et le premier site en tête de liste fut <a href="http://fr.answers.com/topic/soliloque-1">Answers.com</a> avec cette définition :</p>
<blockquote><p>SOLILOQUE : nom masculin (bas latin <em>soliloquium</em>)</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;* Entretien de quelqu'un avec lui-même.<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;* Discours de quelqu'un qui, en compagnie, est seul à parler.</p></blockquote>

<p>J'ai mal à la tête. Le trio yeux-nez-gorge qui picote, très irrité. Très mal dormi. Allergies d'automne. Fatiguée morte, je me suis couchée trop tard. Nausées en prime.</p>

<p>Je retourne à la liste de Google, pour soliloquer. En deuxième place, le verbe :</p>

<blockquote><p>Depuis que je lis le dictionnaire d’Absurditis, je soliloque avec élégance et je m’enregistre. Tu veux que je te prête une de mes cassettes ?</p>

<p>Soliloquer : verbe. Se parler à soi-même, seul ou en présence d'autres personnes.</p></blockquote>

<p>Je ne connaissais pas <a href="http://www.absurditis.com/index.php?page=dico&lettre=S&mot=Soliloquer">Absurditis.com</a>, un dictionnaire où « vos délires font désordre ».<p> 

<p>Qui a dit que chercher dans Google n'était pas un remède pour le mal de tête ? En troisième position, toujours pour la recherche « soliloque + définition », je trouve <a href="www.catapulte.ca/spectacles/images/dossier_cettefillela.pdf.">Cette fille-là</a>. Inutile de cliquer sur ce lien .pdf, il est mort. Par contre, dans la <a href="http://72.14.205.104/search?q=cache:D8gPDLDP0JYJ:www.catapulte.ca/spectacles/images/dossier_cettefillela.pdf+soliloque+d%C3%A9finition&hl=fr&gl=ca&ct=clnk&cd=3">version html</a> j'ouvre le dossier d'accompagnement de <em>Cette fille-là</em>, de Joan MacLeod, traduction d’Olivier Choinière, une pièce de théâtre écrite sous forme de monologue et de soliloque. À la page 25, je découvre les éléments que voici :</p>
<blockquote><p>Qu’est-ce qu’un soliloque ?</p>
<p>Discours qu’une personne ou un personnage se tient à soi-même. Le soliloque, plus encore
que [le] monologue, réfère à une situation où le personnage médite sur sa situation psychologique et morale, dévoilant ainsi, grâce à une convention théâtrale, ce qui resterait simple monologue intérieur. La technique du soliloque révèle au spectateur l’âme ou l’inconscient du personnage : d’où sa dimension épique et lyrique et son aptitude à devenir un morceau choisi détachable de la pièce et ayant valeur autonome. (source : <em>Dictionnaire du Théâtre</em>, Patrice Pavis, Éditions Dunod, p : 332-333).</p></blockquote>
 
<p>Ma recherche googelienne se termine sur le quatrième site que je ne citerai pas, il s'agit du lexique d'un blog qui définit les blogs. </p> 

<p>J'ai de plus en plus mal à la tête et le nez qui coule. Vite un mouchoir. Fin du soliloque où l'auteur une personne ou un personnage n'a pas révélé au lecteur spectateur l'âme ou l'inconscient du personnage.</p>
  

<p>La journée passe, les allergies diminuent. Ça va mieux. J'ai presque fini de préparer tout ce que je veux apporter à Montréal demain. Souliers, quelques vêtements, livres, ordi., et des légumes. En cherchant comment préparer les petits oignons blancs afin de les conserver plus longtemps que deux à trois semaines, j'ai trouvé un petit bidule appelé <a href="http://elouai.com/doll-makers/new-dollmaker.php">dollmaker</a>.</p>

<p>Et voilà que, à défaut de dévoiler mon âme en soliloquant, je me suis amusée à faire mon autoportrait en deux versions. Aujourd'hui, dans le jardin, je ressemble un peu à ça, avec quelques années de plus, tout de même... <br /><a alt="elouai's doll maker 3" href="http://elouai.com/doll-makers/new-dollmaker.php?reload=true&sex=girl&background=0183&elements=0000&wings=0000&base=0001&boystockings=0000&boyshoes=0000&boyskirt=0000&boytop=0000&boytwopiece=0000&girlstockings=0000&girlshoes=0559&girlskirt=0000&girltop=0000&girltwopiece=0030&head=0060&mouth=0015&nose=0013&eyebrows=0019&eyes=0185&face=0055&makeup=0000&earings=0000&glasses=0000&hair=1097&scarf=0000&boyfullbody=0000&girlfullbody=0000&hat=0000&accessory1=0000&pets1=0000&pets2=0000&accessory2=0000&cover=0000&namedoll="><img alt="elouai's doll maker 3" border=0 src="http://elouai.com/doll-makers/link-doll.php?&sex=girl&background=0183&elements=0000&wings=0000&base=0001&boystockings=0000&boyshoes=0000&boyskirt=0000&boytop=0000&boytwopiece=0000&girlstockings=0000&girlshoes=0559&girlskirt=0000&girltop=0000&girltwopiece=0030&head=0060&mouth=0015&nose=0013&eyebrows=0019&eyes=0185&face=0055&makeup=0000&earings=0000&glasses=0000&hair=1097&scarf=0000&boyfullbody=0000&girlfullbody=0000&hat=0000&accessory1=0000&pets1=0000&pets2=0000&accessory2=0000&cover=0000&namedoll="></a>.</p>

<p>Mais demain, quand je serai à la ville, il sera facile à qui le voudra bien de me reconnaître grâce à ce portrait robot de la personne, de l'auteur ou du personnage.<br />
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        <div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : un titre<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
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    <title>quel beau matin pour faire des confitures</title>
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    <published>2006-09-12T19:42:04Z</published>
    <updated>2006-09-19T14:19:09Z</updated>
    
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        <![CDATA[<p>Hier soir, mademoiselle météo avait annoncé -1c, et un gros risque de gel au sol dans ma région. Je ne sais pas si ses prédictions se sont réalisées mais ce matin vers huit heures quand je suis descendue, il faisait hyper froid dans la vieille maison. J'ai sorti mes pantoufles doublées en mouton et je les ai enfilées sur mes dix orteils frigorifiés, j'ai passé un châle sur mes épaules et installé le portable sur la table de la cuisine déjà toute réchauffée par le soleil. Le thermomètre indiquait huit degrés à l'ombre. J'ai fait ma petite tournée dehors et les fleurs, les grappes de raisins déjà presque toutes bleues et les tomates rougissantes de même que la grande majorité des plantes encore bien vivantes du jardin n'avaient pas l'air d'avoir subi les affres de la congélation. Il doit y avoir un micro climat par ici à cause du fleuve ou de je ne sais quoi.</p>
<p>Je fais des conserves. J'ai congelé plusieurs sacs remplis de tomates et tout à l'heure je m'occuperai des poireaux. J'ai blanchi et congelé un gros bol d'épinards ; j'en récolte encore parce que j'en ai semé deux fois. L'an prochain, je ferai trois et quatre semis de cette bonne variété de la plante [les Monstrueux de Viroflay achetés à la Société des plantes] car les épinards poussent bien dans la terre d'ici et ils sont délicieucement tendres, très verts. Les bettes à carde poussent très bien également et il m'en reste beaucoup à cueillir. Pour finir j'ai fait de la confiture de prunes à la chair très sucrée. Il est plus de trois heures de l'après-midi et je n'ai pas encore trouvé le temps de manger un vrai repas.</p>
<p>Je relis « en diagonale » les différentes versions d'<em>Épiphanie</em> que je conserve sur un cd. Je télécharge le programme du Fil [festival international de littérature], qui commencera le 15, à Montréal. J'irai jeudi et y resterai pour quelques jours. J'avais très envie d'aller voir et entendre Fanny Ardant et <em>La maladie de la mort</em> à la Place des Arts. Sauf que c'est un peu trop cher pour mes moyens [$52.00]. Je réfléchis encore à ce que j'écrivais hier. Je suis presque décidée à reprendre <em>Épiphanie</em>.</p> 

<p>Dimanche dernier j'ai découvert au fond du terrain une trentaine de framboisiers d'automne et quelques uns étaient chargés de fruits gros et juteux avec plein de petits nouveaux autour et d'autres tout rabougris et en train de dépérir. J'ai des courses à faire au village et après je me mettrai à l'ouvrage pour leur bêcher un nouveau coin de terre dans laquelle je mettrai un bon lit de compost pour les y transplanter quand ils seront en dormance et ainsi l'an prochain j'aurai le commencement d'une framboisière récupérée de l'ancienne. Après ça je rentre, je fais la vaisselle, j'allume un feu de cheminée, je fais chauffer la soupe et je mets sur papier toutes mes nouvelles idées pour <em>Épiphanie</em>. Je ne m'inquiète pas trop pour l'autre roman en chantier, ça ne pourra me faire que du bien de l'oublier un peu. </p>    
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muses : des épinards<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
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    <title>11 septembre 2006</title>
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    <published>2006-09-11T17:33:36Z</published>
    <updated>2006-09-11T19:29:27Z</updated>
    
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>En écrivant le titre de la dernière entrée, celle du lundi 4 septembre, j'avais trouvé sans le savoir celui de mon prochain cahier. </p>

<p>Je n'ai pas encore déménagé le journal, j'essaie de trouver la manière de le faire sans avoir à tout recommencer à partir de zéro. Pour le moment, je reste ici, à la même adresse. </p>
<p>Je n'écris pas souvent en ligne ces temps-ci : je suis trop prise par mon travail, le jardin, l'écriture, la vie et le reste.</p> 
<p><strong><em>Soliloque</em></strong> me ferait aussi un beau titre pour le roman sur lequel je travaille assidûment au rythme de deux à trois heures par jour quand je suis seule à la maison. Quand j'ai du monde ici, je n'y touche pas. C'est définitivement un livre qui a besoin du plus complet silence pour se construire. </p>
<p>Oui, à bien y penser, <em>Soliloque</em> serait un titre de roman tout à fait « parlant » si toutefois il n'est pas déjà pris. Je ne crois pas et je n'ai pas cherché à savoir. Je n'y ai pas réfléchi très longtemps non plus. Disons que c'est le titre du volume sept de mon journal en ligne. Et rien d'autre.</p>

<p>Côté écriture, les choses se corsent et se compliquent un peu. Vers le milieu de la semaine dernière j'ai fait un rêve étrange qui m'a remplie d'espoirs et de confiance. Dans ce rêve je rencontrais coup sur coup deux écrivains : le premier essayait de me faire peur en se jetant sur moi de tout son poids et couvert de sang, faisant semblant d'être mort de sa belle mort comme un gros bébé phoque tout mou et je le regardais, découvrais la supercherie et je le repoussais doucement pour me dégager avec une petite peur, comme un réflexe normal de protection, et ensuite plus rien, l'indifférence, aucun sentiment ; et c'est après ça que le deuxième homme (écrivain et directeur littéraire de la maison d'éditions x) arrivait, très doux. Il s'installait simplement sur le pied de mon lit, il avait lu le manuscrit d'<em>Épiphanie</em> et il me donnait ses impressions, il se montrait très encourageant, il me disait que le roman avait été retenu pour publication et il me suggérait de modifier certains aspects du récit puis, au sujet de la narration, il me conseillait de faire comme si le narrateur racontait l'histoire juste pour moi et que cela serait la meilleure façon de la raconter à tout le monde. Ce n'était qu'un rêve, mais ça m'a fait du bien, c'était le premier rêve depuis longtemps, qui n'était pas tapissé d'angoisses mur à mur. </p>
<p>L'un des nombreux problèmes que j'ai rencontrés avec <em>Épiphanie ou Les délires autobiographiques d'Anna von Miller</em> c'est que le roman ne contient pas une seule histoire mais plusieurs et il était, semble-t-il, « trop long » avec des parties faibles et d'autres très fortes et « lumineuses ». On m'avait donné le choix d'étoffer la version longue, ou d'en faire une mouture plus courte. Je l'avais donc charcuté et réduit à 150 pages en l'espace de deux semaines, et c'était de la pure folie, mais j'étais très pressée d'en faire un livre, portée par la promesse que m'avait faite un éditeur de Montréal de le publier au printemps 2004. L'homme avait par la suite changé d'avis pour des raisons que je préfère ne pas dévoiler et, comme il l'avait écrit dans une longue lettre datée du 22 juillet 2003 : « ...il s'agit d'une décision que nous avons prise en ne nous basant aucunement sur la valeur littéraire de l'ouvrage en question », qu'il qualifiait par la suite d' « excellent roman », et « d'un roman littéraire qui serait en mesure d'intéresser un public plus large que les convenus <em>"happy few"</em>. » Bouleversée et déstabilisée par ce revirement inattendu, j'ai par la suite fait une autre version, un squelette de roman que moi-même je trouve moche et que d'autres éditeurs ont refusé bien entendu, et ensuite je l'ai rangé au fond d'une boîte rouge avec mes lettres de refus et la ferme intention d'en faire mon deuil. </p>
<p>Il se passe un drôle de phénomène. Depuis que je me suis levée le matin de ce rêve-là, j'y pense chaque jour, j'ai relu la version longue d'<em>Épiphanie</em>, avec l'envie forte de tout remettre en chantier et de me vautrer dans l'extrême folie et les obssesions de ces personnages-là que j'avais mis en présence pour les faire s'aimer et s'entre détruire jusqu'à la lie, ce qui donnerait un gros bouquin d'au moins sept ou neuf cent pages. Je suis très très attirée par l'exercice, et dans ma tête, quand je travaille dans le potager ou que je fais mes  longues marches sur la route verte longeant le fleuve, ça écrit tout le temps.</p>
<p>En même temps, je suppose que j'aurais besoin d'un mentor, du support d'un écrivain que j'estime, comme le deuxième homme du rêve, quelqu'un capable de me respecter. J'ai besoin d'encouragements et que l'on croie en moi. Mais il n'y a personne au quotidien. Je suis seule et je soliloque. Je dois apprendre à devenir mon propre mentor. Parce que les deux écrivains de mon rêve sortent tout droit de ma boîte à images nocturnes : si j'ai pu créer les deux, il n'en tient qu'à moi de faire vivre celui qui m'aide à progresser et de laisser l'autre s'agiter dans son coin avec ses simagrés destructeurs.  </p>  
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : un rêve<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>soliloque</title>
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    <published>2006-09-04T20:28:11Z</published>
    <updated>2006-09-10T05:36:49Z</updated>
    
    <summary>Mes pavots « Ziar » [papaver somniferum] ou pavots à pâtisserie sont en fleurs depuis hier. De couleur lavande pâle avec un coeur rose foncé presque pourpre. Je les avais semés le lundi 26 juin, si je me fie à...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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        <![CDATA[<p>Mes pavots « Ziar » [<em>papaver somniferum</em>] ou pavots à pâtisserie sont en fleurs depuis hier. De couleur lavande pâle avec un coeur rose foncé presque pourpre. Je les avais semés le lundi 26 juin, si je me fie à mon grand cahier du jardin. Il aurait fallu que je mette les précieuses graines en terre en mai. J'ai brouillé les pistes, joué avec le temps : le croissant des vivaces n'était pas bêché donc pas propre ni prêt ni encore nid douillet. Mes érables ont déjà des feuilles rougies et tombées. Les églantiers portant fruits. Je mets mille buches de bouleau et d'érable dans la cheminée à brûler et c'est l'après-midi et dehors le temps est encore doux avec plein de tomates vertes, jaunes, orange et rouge timide, et des courges et des melons ronds pas mûrs, des petits concombres en forme de citron à la pelure bien piquante et des pommes de terre qui grossissent silencieusement dans la terre et des framboises lourdes et rouge sang au bout des branches [et des pâtissons - des cornichons]. J'entends ici et là des commentaires à propos des saisons. J'entends dire oh ça se peut pas comme j'aime l'été, il fait chaud, le soleil brille et on se sent bien mieux en été, pas besoin de s'habiller, on peut vivre dehors. Et j'entends répondre ah mais non, moi je préfère de beaucoup le printemps pour la douceur du temps et pour le réveil de la natu-u-re, pour la flore raison et les belles pluies plourdes d'eau douce, thuyas pensé un peu ? Mais non, l'autre frileuse endive d'à côté elle aime bien mieux l'automne, ou l'hiver, pour toutes les monotones moutonneuses raisons qui s'y rattachent : le froid à combattre, la chaleur du lit et des châles de laine, la vie en pantouffles. Mais moi, et moi ? Je ne le sais même pas pour moi. Alors je me suis posé la question excellentissimement existentielle : mais quelle est donc ma saison préférée ? Ne trouvant pas là matière apte à plausible réponse, une autre question m'a aiguisé le point d'interrogationne]ès[ : ai-je jamais considéré une saison comme étant ma « préférée » par rapport à une autre juste à cause de la température extérieure ou du temps qu'il fait ? Meuh non, enfin fond, je crois croire que non. Et je serais-je portée à me répondre que nenninon et non. Je les aime toutes. Sauf que mes meilleurs jours, je les ai toujours vécus quand une saison finissait et qu'une autre commençait, peu importe le point de la planète où je me trouvais à ce moment-là. La voilà peut-être ma saison préférée, quelque chose comme une non saison, une manière d'antre creux croquant sa queue entre deux mondes encore à créer qui se coulent et s'étirent en dessous du fleuve saint-laurent avec de la neige sur la grève et sur le toit rabougrimouche des appalaches montaigneuses, et aussi de la pluie et des orages ange avec du vent et de la brûle brume enroulés entournés autour d'un long long bec d'arc en ciel au miel. Mais ces saisons-là, j'en entends jamais parler. Ou peut-être que si et que non et qu'aussi que ma saison préférée, elle est intérieure, et bien cachée.</p>
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : Ernesto<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
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    <title>de la décadence ou les désarrois de l&apos;élève Strohem</title>
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    <published>2006-08-29T16:09:00Z</published>
    <updated>2006-08-30T15:04:03Z</updated>
    
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    <author>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>Mon écriture avance, mais ça gruge de partout. Je passe le plus clair de mon temps à lire, à manger et à dormir. Samedi et dimanche, j'ai rongé l'énorme <em>Plexus</em> de Miller. Hier j'en ai commencé sa lente et industrieuse digestion. Pas encore trouvé où puiser le courage de recopier les passages à retenir, dont j'ai noté les numéros, ainsi que quelques indices pour m'y retrouver, sur une grande feuille blanche toute barbouillée de confitures et de moutarde. Sauf ce matin, ici et bien reposée, je veux faire l'effort de mettre par écrit quelques bribes de ma récolte.</p>

<p>Pour commencer : une association libre et instantanée entre les mots « déclin » et « décadence ». Suis tombée dessus et sur ce tableau de Couture, que l'on dit libre de droits [j'aime le croire], il y a quelques minutes sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cadence">wikipedia</a>.</p>

<div class="centerpic"><img alt="<em>Les Romains de la décadence</em>, un tableau de Thomas Couture [1847]" src="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/couture.jpg" width="500" height="297" /><p><em>Les Romains de la décadence</em>, un tableau de Thomas Couture [1847]</p></div>


<p>Je reprends du début. Dans <em>Plexus</em>, j'ai noté le titre de trois des nombreux livres que Miller mentionne à grands renforts de citations et de commentaires élogieux. Les trois qu'il m'a donné envie de lire. Il s'agit de :</p>

<ul>
<li>l'<em>Autobiographie</em>, de Herbert Spencer [1889]</li>

<li><em>Histoire de l'art. L'esprit des formes. L'art antique</em>, de Élie Faure [1909]</li>

<li><em>Le déclin de l'Occident</em>, de Oswald Spengler [1916]</li>
</ul> 

<p>J'ai trouvé et téléchargé très facilement deux bonnes éditions des deux premiers en format pdf. Je pourrai ainsi les étudier tranquillement et imprimer les pages que je veux. Magie de l'Internet, merci. J'ai cherché un peu dans le web, mais <em>Le déclin de l'Occident</em> n'a pas l'air d'avoir été numérisé. Je vais essayer de le trouver à la bibliothèque, sinon le commander.</p>

<p>Mais revenons à cette histoire de « décadence ». Il y a quelques mois, en lisant  <em>Mort dans l'Après-midi</em>, d'Hemingway, j'ai buté sur la définition qu'il en fait, lumineuse. J'ai été un peu étonnée. Car, sans jamais avoir cherché le mot dans le dictionnaire ni étidié de près la question de la décadence, je l'associais d'emblée à quelque chose de dégénéré, à un relâchement de la morale et des moeurs et aussi au déclin comme une déchéance. Hemingway écrivait donc dans ce livre, en 1938, que le mot décadence avait perdu sa signification. Je cite :   </p>

<blockquote><p>« ...la décadence dont je parle [...] s'applique  [...] à la déchéance d'un art complet, due à l'excessif épanouissement de certains de ses aspects. »</p></blockquote>

<p>Et plus loin sur la même page [113] il ajoutait :</p>

<blockquote><p>« ...décadence est un mot difficile à employer, car il est devenu, ou guère plus, un terme abusif appliqué par les critiques à tout ce qu'ils ne comprennent pas encore ou qui leur semble s'écarter de leurs concepts moraux. »</p></blockquote>

<p>Exactement ce que j'avais toujours fait, probablement un sens gobé d'emblée dans des discussions, journaux et livres, sans réfléchir comme pour la plupart des mots que nous utilisons sans y penser. Qu'en dit le dictionnaire ? Qu'est devenu ce mot dans sa signification moderne et actuelle ? Pas le temps de chercher davantage ce matin, déjà 11 heures et j'ai des milliers de choses à faire aujourd'hui ; la page « les désarrois de l'élève Strohem » aura donc une suite demain. Si je continue de regarder ce tableau, démêler tous ces concepts ne sera pas évident.</p>

<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : Ernesto<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>comptine d&apos;un autre été</title>
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    <published>2006-08-25T16:34:02Z</published>
    <updated>2006-12-11T04:23:41Z</updated>
    
    <summary>Brin de nostalgie pour une fin d&apos;été duveteuse. Le titre du jour m&apos;est venu de la faim et du hasard, mais il est de Yann Tiersen : « Comptine d&apos;un autre été : L&apos;après-midi ». En fin de matinée j&apos;ai...</summary>
    <author>
        <name>Annie Strohem</name>
        
    </author>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>Brin de nostalgie pour une fin d'été duveteuse. Le titre du jour m'est venu de la faim et du hasard, mais il est de Yann Tiersen  : « Comptine d'un autre été : L'après-midi ». En fin de matinée j'ai entendu l'air à la radio et hop j'ai fouillé un peu avant de retrouver et de placer le cd dans l'appareil qui sait en tirer de la musique, et puis j'ai demandé un rappel ou deux, et après je me suis gavée de tout le reste.</p>

<p>Partage, donc. Encore des bidouillages. Pour faire court, je vous présente mon nouveau bidule : un lecteur de mp3 en flash, le DewPlayer « léger comme une plume ». Facile à installer, conforme aux standards doublevétroiciens. Et joli comme tout. Déniché les codes et le <em>do-it-yourself</em> sur <a href="http://www.estvideo.net/dew/index/2005/02/16/370-player-flash-mp3-leger-comme-une-plume">Dew's  worldblog</a> [en français].</p>

<p>Et le radio.blog ? Le lien est en bas de page. Plusieurs l'ont vu et écouté, je sais. Pourtant, je n'en avais pas soufflé mot dans le journal : depuis quelque temps déjà, je l'avais remis en ligne sans rien dire. Et comme il n'apparaît pas tellement en évidence sur le site [but : alléger/épurer la présentation], je vous mettrai un petit bout de la nouvelle pièce avec la page du jour, dans ce lecteur, pour indiquer les mises à jour. Pour l'écouter, il suffit de cliquer sur le bouton vert pâle avec une flèche blanche orientée vers l'orient. Fin des émissions. </p>
<object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/dewplayer.swf?son=http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/musique/comptine.mp3" width="200" height="20"> <param name="movie" value="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/dewplayer.swf?son=http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/musique/comptine.mp3" /> </object>
<p>Par ailleurs, je profite du fait que je ne parle pas vraiment de moi dans cette page [pour une fois] pour remercier toutes les personnes qui m'écrivent. Chacun des courriers que je reçois est une surprise, et je le lis avec un plaisir toujours nouveau, et puis je le conserve précieusement : vous me faites découvrir des tas de choses. </p>
<p>Je sais que le « commentaire de type blog » est plus facile d'utilisation et plus « interactif » que l'email, mais à mes yeux, cela ajoute justement toute une valeur et une saveur particulière aux courriels que vous me faites parvenir.</p>
<p>Je ne cache pas les festins parfumés et colorés que je me fais à lire vos plumes prolixes et bien aiguisées, à admirer vos images, à butiner et chercher en suivant les pistes de lectures et découvertes que vous me partagez. </p>
<p>Sans vous ce journal serait je ne sais où, peut-être à l'ombre de lui-même, et sûrement moins agréable à faire. La preuve une fois de plus que sans lecteurs, l'écrit n'existe pas. </p>   
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : le lecteur<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>tiltre, titol, titulo, titulus, ticlus, title, titre</title>
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    <published>2006-08-23T17:56:48Z</published>
    <updated>2006-08-23T19:13:01Z</updated>
    
    <summary>Poursuivons le grand dépouillement blanc sur la blanche page. J&apos;abandonne la numérotation des pages. Je questionne également la manie des titres quotidiens. À quoi bon ? Je sais. Les titres et sous-titres ont leurs fonctions, celles d&apos;indiquer le sujet traité...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>Poursuivons le grand dépouillement blanc sur la blanche page. J'abandonne la numérotation des pages. Je questionne également la manie des titres quotidiens. À quoi bon ? </p>
<p>Je sais. Les titres et sous-titres ont leurs fonctions, celles d'indiquer le sujet traité dans un texte, d'attirer l'attention et d'amener subtilement le regard du lecteur curieux &ndash; sinon goulûment appâté  [ou carrément choqué], à s'introduire dedans sans vergogne. Les titres sont donc utiles et je reconnais sans effort. Que depuis toutes ces années, je ne vois pas comment j'aurais pu m'en passer. </p>
<p>Alors j'hésite à les enlever. À défaire les habitudes, à tout changer de place. Et puis si j'abolis les titres, il n'y aura plus rien sur la page « liste des titres ». Parce que les titres servent aussi au classement des pages et à plein d'autres choses. Y penser. Cela dit, j'ai découvert une autre grande forêt près de la source avec de nombreuses talles de chanterelles. Divines. Simplement sautées au beurre avec des petits oignons blancs, et mélangées intimement avec des pâtes fraîches [petites coquilles al dente, de préférence], elles accompagnent à la perfection un filet de truite sauvage, une escalope de veau ou ce que vous voulez. </p> 
<p>Vous remarquerez que le pied des champignons est un peu rogné : je n'avais pas de couteau et donc il a fallu les couper avec la clé de la Toyota ! </p>

<div class="pic"><img alt="20060811_chanterelles.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/archives/20060811_chanterelles.jpg" width="500" height="409" /></div>

<p>Et en ce qui concerne l'étymologie du mot titre, selon <a href="http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?requete=TITRE.1">Littré en ligne</a> : « Prov. tiltre, titol ; esp. titulo ; ital. titulo ; du lat. titulus, titre ; altéré en ticlus par le peuple (Appendix Probi, dans KEIL, V, 162) ; ticlus aurait dû donner teil ; mais, l'Église ayant conservé titulus, d'où title, le peuple en fit titre, BRACHET. ». Oups. Longue histoire...</p>
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : la page blanche<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>134. sans titre</title>
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    <published>2006-08-22T15:05:30Z</published>
    <updated>2006-08-22T16:30:59Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Ce sixième cahier terminera bientôt. Le journal fêtera ses six ans vers la mi-septembre. Et pour la suite, je ne veux plus de ce titre en anglais. Love &amp; Writing Project a fait son temps et il s'achève, donc. Il...]]></summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<p>Ce sixième cahier terminera bientôt. Le journal fêtera ses six ans vers la mi-septembre. Et pour la suite, je ne veux plus de ce titre en anglais. </p>

<p><em>Love &amp; Writing Project</em> a fait son temps et il s'achève, donc. Il se retrouve sur le bord de sa fin. Le soleil se couche sur lui en léchant les dernières gouttes de pluie sur les vitres de mon « Solarium ». Il se relèvera quelque part sur les branches des arbres, sur une fleur. Sur le dos d'un chat qui s'étire, rond, la queue en pointe d'interrogation.</p>

<p>C'est le matin et j'ai le temps. Je commence à tourner la page. Y aura-t-il une autre page un avec le numéro un ? Peut-être pas. Pourquoi les pages auraient-elles des numéros ? Pas besoin de comptabilité. Je verrai. Pas de titres non plus. On verra. Et peut-être pas de dates. À quoi ça sert ?</p> 

<p>Les pages à venir n'ont pas encore de mots. J'essaierai, je crois, une fois de plus [maudite ambition] d'écrire le présent. Mais le présent d'hier et de demain, et même celui d'aujourd'hui ou de tout à l'heure quand je me serai éloignée du clavier, n'a pas de consistance. Seul mon « <em>je » consiste</em> [Roland Barthes dixit. Il écrivait aussi dans <em>Le plaisir du texte</em> que le mot Texte veut dire Tissu, une texture dans laquelle le sujet se perd et se défait en se construisant]. Soit le moment de réalité est dépassé, soit il n'est pas encore là. Depuis la toute première page, depuis le volume 1, j'ai voulu écrire le présent de ma vie et au moment précis de l'écriture, il n'était plus que du passé, émietté. Même pour une émotion, même pour une réflexion, tout se passe avant l'écrit. </p>

<p>Si je publiais la première aujourd'hui, elle serait toute blanche. Une page verre de lait. Une page drap de coton. Une page écume de mer. Et plonger dedans en plein milieu comme une giclée de prune. </p>    
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : la page blanche<br />
écrit à Kamouraska </div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>133. ville verte</title>
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    <published>2006-08-15T15:35:02Z</published>
    <updated>2006-08-22T03:47:21Z</updated>
    
    <summary> En ville depuis je ne sais plus exactement quand. En fait je le sais mais je ne regardais plus le calendrier. Je suis partie le lendemain de ma randonnée pour voir les sept chutes de Saint-Pascal et ce jour-là...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
    </author>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<div class="pic"><a href="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/20060813_mtl2.jpg" title="rue saint-grégoire, trou d'eau verte derrière une grille bleue, le 13 août 2006" rel="lightbox"><img alt="rue saint-grégoire, trou d'eau verte derrière une grille bleue, le 13 août 2006"src="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/20060813_mtl.jpg" width="400" height="300" /></a></div>

<p>En ville depuis je ne sais plus exactement quand. En fait je le sais mais je ne regardais plus le calendrier. Je suis partie le lendemain de ma randonnée pour voir les sept chutes de Saint-Pascal et ce jour-là j'ai marché un bon 12 kilomères en montagne, le temps était magnifique. </p>

<p>Je ressens comme un petit vertige, un peu étourdie par le continuel et tonitruant bruissement ambiant, dans les rues de Montréal. Mais j'aime ça. Autant j'aime et apprécie le silence, autant j'ai besoin du bruit de la vie qui se débat. </p>

<p>Dans la maison, je savoure le calme du petit matin. Ça dort encore, et les deux matous vont à leurs petites affaires de chats. Ils viennent de temps en temps mettre leur museau curieux sur le bord du matelas pour me regarder écrire.</p>

<p>Je squatte le grand sofa lit d'un salon double, au rez de chaussée, dans l'ex logement de D., Plateau Mont-Royal. Il y fait parfois plus sombre le jour que la nuit quand la pleine lune s'insinue entre les feuillages serrés des grands érables et des vignes vierges qui s'agrippent aux fenêtres. </p>

<p>Plusieurs de ses livres, revues, disques, cd et dvd recouvrent encore les murs du plancher au plafond, je me suis vautrée là-dedans à la lueur des bougies, comme dans une caverne d'Ali Baba.</p>

<p>Ici, il y a encore des meubles et des objets qui étaient chez-nous dans le temps et une antique chaise berçante en rotin dans laquelle j'ai bercé, allaité et endormi le dernier. Toutes ces choses ravivent un peu le mal de coeur, les souvenirs d'avant et le trou noir quand D. est parti, ce fol arrachement que je ne comprenais pas mais qui m'aura permis de découvrir qui je suis et où je veux aller.</p>

<p>Et le temps a passé par dessus un peine d'amour trop grossse pour moi, comme une pluie d'été lente et lourde, infinie, sur un champ de blés murs.</p>

<p>Je n'oublie pas, j'ai juste un peu moins mal et j'essaie de croire encore à l'amour, si ça se peut avec un autre que lui, et ça ne marche jamais. J'aimerais rester plus longtemps, mais je dois rentrer demain. </p> 
<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : les ruelles de la ville<br />   
écrit à Montréal</div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>132. plagiaire</title>
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    <published>2006-08-11T16:55:04Z</published>
    <updated>2006-08-11T17:46:57Z</updated>
    
    <summary> « Je me suis toujours demandé ce qu&apos;il y avait dans la tête d&apos;un plagiaire », écrivait Pierre Assouline, le 16 septembre 2005, en commençant un article sur le sujet. Je réfléchissais à la question et je me posais...</summary>
    <author>
        <name>Annie Strohem</name>
        
    </author>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<div class="centerpic"><a href="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/20060809_fleuve1.jpg" title="en face de la grande anse, le chien noir. 9 août 2006" rel="lightbox"><img alt="en face de la grande anse, le chien noir. 9 août 2006" src="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/20060809_fleuve1.1.jpg" width="500" height="411" /></a></div>

<p>« <em>Je me suis toujours demandé ce qu'il y avait dans la tête d'un plagiaire</em> », écrivait <a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2005/09/dans_la_tte_dun.html">Pierre Assouline</a>, le 16 septembre 2005, en commençant un article sur le sujet. </p>

<p>Je réfléchissais à la question et je me posais justement la même. Il m'a suffit de taper le mot « plagiaire » dans Google. J'ai trouvé ce texte-là, et bien d'autres choses. Pas le temps d'élaborer sur cette malheureuse histoire.</p>

<p>Que je cite simplement la conclusion d'Assouline, pour ceux qui ne liront pas, et pour retenir la saveur du zinzolin [le mot par lequel on a découvert le plagiat dont il est question dans cet article]. Joli mot.</p>
<blockquote><p>« Nombre de plagiaires ont ceci de commun qu'ils se croient au-dessus des lois, trop forts pour se faire pincer, trop confiants dans la crédulité des lecteurs, l'incompétence de la critique et les réseaux d'influence de leur éditeur. "Petting the plombs", dirons-nous. Désormais, nous appellerons cela "le syndrome du zinzolin". Mieux encore : "zinzoliner". À propos, le zinzolin est une couleur d'un violet rougeâtre obtenue du sésame. »</p></blockquote>

<p>Je pars en randonnée pédestre au parc des Sept-chutes, un sentier de cinq kilomètres qui longe la rivière Kamouraska. </p>


<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : le fleuve<br />   
écrit à Kamouraska</div>  ]]>
        
    </content>
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    <title>131. plagiat</title>
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    <published>2006-08-10T17:05:53Z</published>
    <updated>2006-08-11T16:34:51Z</updated>
    
    <summary> Méditations devant le fleuve. Eaux grises charriées par un vent tiède et bleu. Je réfléchis à une situation. Aux actions, aux mots que nous utilisons pour les nommer et aux multiples significations que ces mots transportent comme des sacs...</summary>
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        <name>Annie Strohem</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/">
        <![CDATA[<div class="centerpic"><a href="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/20060809_fleuve.jpg" title="fleuve gris, le 9 août 2006" rel="lightbox"><img alt="fleuve gris, le 9 août 2006" src="http://www.anniestrohem.com/loveandwriting/images/20060809.le_fleuve.jpg" width="500" height="382" /></a>
</div>

<p>Méditations devant le fleuve. Eaux grises charriées par un vent tiède et bleu. </p>

<p>Je réfléchis à une situation. Aux actions, aux mots que nous utilisons pour les nommer et aux multiples significations que ces mots transportent comme des sacs à dos bourrés de papiers et de livres &ndash;. J'ouvre les livres et les dictionnaires. Je feuillette. Il faut.</p>

<p>Que je note ici ce que <em>Quillet</em> écrit à propos du plagiat :</p>

<blockquote><p><strong>plagiaire,</strong> adj. et nom. Celui qui pille les écrits, les ouvrages, les inventions d'autrui, et les donne comme siens.</p>
<p>&ndash; Va-t-en, fripier d'écrits, impudent plagiaire. (Molière)</p>
   <p><strong>plagiat,</strong> n. m., Action du plagiaire.</p></blockquote>

<p>Et dans le <em>Petit Robert</em>, j'avance un peu plus loin sur l'origine du mot, sa petite et peu reluisante histoire :</p>

<blockquote><p><strong>plagiaire,</strong>n. plagiere 1584 ; lat. plagiarus « celui qui vole les esclaves d'autrui », du gr. plagios « oblique, fourbe ». Personne qui pille ou démarque les ouvrages des auteurs. ==> <strong>contrefacteur, copiste, imitateur.</strong> « Des compilateurs à foison, des ressasseurs, des plagiaires de plagiats et des critiques de critiques » (Baudelaire). Se faire traiter de plagiaire.</p>
<p><strong>plagiat,</strong> n. m., Action du plagiaire, vol littéraire. ==> <strong>Copie, emprunt, imitation.</strong> Ce chapitre est un plagiat. Accusation de plagiat. Être condamné pour plagiat. « Le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d'ailleurs est inconnue » (Giraud). Contr. Création. </p></blockquote>

<p>Étonnant, n'est-ce pas ? Il y a des coups de pied au cul qui se perdent.</p>       

<div class="boxtest">auteur : <span style="font-variant: small-caps;">Annie Strohem</span><br />
muse : le fleuve<br />   
écrit à Kamouraska</div>  ]]>
        
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