Le silence. Dans la chambre.
Elle aime le silence de la maison en été après que les gens sont couchés. Elle dénoue ses cheveux, allume des bougies. Elle fait couler un bain. Le téléphone sonne. C'est lui. Ils parlent. Elle se glisse dans ce bain comme si c'était un creux entre les grosses roches de la rivière glacée du pays de son enfance. Le bain est bouillant. Tendrement parfumé. Elle lit La pluie d'été.
Dans le lit, les draps rouges sont froissés. Avant d'entrer dans le bain elle les a changés. Elle a mis les draps bleus. Bleus comme la nuit. Les draps ont séché dehors, ils sentent bon la fleur de lavande et le soleil.
Elle reste dans son bain de longues heures. L'eau prépare sa peau pour la tendresse. Elle sait qu'à cet instant précis il rêve d'elle. Il rêve qu'elle lui sourit, qu'elle s'approche, il voit ses cheveux, il les caresse, il voit son sourire et il met ses bras autour de son cou. Il la prend. Sans un mot. Sans décors. Sans détails. Sans rien. Elle se tait.
Dans la chambre, avant de s'endormir, ils parlent. Ils boivent un thé à la fleur d'oranger.

Mise à jour de mon mini blog : une maison pour les oiseaux [bleus, si possible]...
Les oisillons de l'Orégon prennent des forces et sont de plus en plus vigoureux. Ils arrivent à marcher partout dans le nid. Ils devraient commencer à s'envoler hors du nid entre le 28 et le 31 juillet ! Dans trois jour ? Déjà ?
J'ai bien avancé dans la construction de ma maison d'oiseaux. Hier soir j'ai coupé le dos, les deux côtés, la façade et le petit plancher (c'est pas grand, 12,5 cm carrés). Le plan est ici. Il me restera ce soir à couper le toit et trouver une solution pour percer le trou, ensuite assembler le tout avec des vis. Et puis je mettrai un peu de couleur. Faudra aussi que je trouve de la nourriture pour attirer des parents, des vers qui s'appellent mealworms, je sais pas ce que c'est : des vers ordinaires, ceux qu'on prend pour aller à la pêche ? Bizarre, ce mot n'est pas dans le dictionnaire...