Archives promenades: avril 2008
La preuve sera faite une fois de plus qu'il suffit de l'écrire pour que ça passe. J'ai repris la lecture avec mon vieux Proust, quelque part dans Le côté de Guermantes. Voilà ce dont j'avais besoin.
Hier, 12 avril, c'était sans doute ma dernière neige. L'ultime promenade sous les flocons. Les corneilles sont de retour. J'en ai surpris une accrochée dans les plus hautes branches entrelacées d'un jeune érable au tronc fendu en deux, qui en arrache.
Je l'avais crue seule, mais elles étaient deux. L'autre, nichée dans un sapin voisin. Elles se regardaient, bec de profil, oeil de travers. Noires et craillantes. Elles sont restées là longtemps, à examiner les alentours comme quand on se dit : on reste ici ou on se taille ?
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