Archives la peur: mai 2008

21. bang bang

he shot me down, bang bang
i hit the ground, bang bang
that awful sound, bang bang
my baby shot me down

les tulipes en sont aux plus lumineux moments de leur floraison, les teintes encore sobres déclinant mille et une nuances de jaune et de rose, les pétales pas trop éclatés, la tige encore droite et juste un peu recourbée, laissant pressentir sans toutefois le voir ou le percevoir leur déclin imminent. dans une semaine elles ne seront plus vivantes, pas victimes ni brisées, juste parce que leur cycle de vie sera terminé. rien de plus, rien de moins. la vie dans ce qu'elle a de plus somptueux. mais

j'écris triste ce soir. hier aussi je l'étais. depuis dimanche après-midi que ça pleure crie et rage de partout. et résonne en moi. pas pu écrire un mot. j'essaie. je ne peux pas. demain, peut-être

un seul événement, quelque chose de terrible. qui ne m'est même pas arrivé à moi directement. c'est tout comme. ça m'a fait schlack. bang bang. et puis la peur est revenue.

on jouait au même jeu
c'était lui le plus fort des deux
bang bang
il me tirait, bang bang
il me blessait, bang bang
et il me consolait

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mon te deum

Ce ne sont des victoires
que je chante
je n'en ai pas,
mais le soleil qui brille pour tous,
la brise,
les largesses du printemps.

Non la victoire,
mais le travail quotidien accompli
du mieux que je pouvais ;
non un siège sur l'estrade,
mais à la table commune.

[Reznikoff, Te Deum]

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