Récemment dans la catégorie côté jardins
elle est bien jolie la lavatère. rose.
la plante a fleuri aujourd'hui. première floraison dans un petit coin de vivaces que je veux aménager en bordure de la terrasse, près d'une vigne. le bout des pétales tout chiffonné. je les préfère imparfaites
je les ai plantées la semaine dernière, avec n., elles étaient déjà en boutons.
Voici sa fleur, ses feuilles et ses branches. Seul arbuste de sa famille, perdu dans la haie de merisiers, le premier à se défriper la fleur, ses baies seront rouge vif [je les ai vues l'an dernier - avais-je pris une photo pour le journal ? m'en souviens plus].
J'ai tapé sureau + strohem dans google et j'ai trouvé deux liens vers des pages de septembre 2005. Quelques mois avant que je déménage. Je préfère la page 112. J'aimais bien faire ces pages avec un petit cadre noir autour et puis j'ai abandonné, changé pour autre chose. On n'abandonne jamais que ce à quoi l'on ne réussit pas à s'attacher [attention à la psychologie sauvage]. Finalement le petit arbuste que je prenais pour un sureau n'a pas survécu au froid [oublié le pauvre sur le balcon]. Je suis contente qu'il y ait un sureau ici, dans un coin de mon jardin. Il n'est pas aussi beau que le sureau de Montmartre. Mais je joue à imaginer que je suis sa gardienne. Je viens de lire en glanant des info ici et là que, selon une croyance populaire des Anciens, une entité féminine [une fée ?] est la gardienne du sureau. Et puis que cette fée est la femme du dieu Pan en personne. Vrai, pas vrai ? Si vous croyez aux fées, courez vite vous coucher dans un bosquet de sureau quand viendra le solstice d'été ; je ne saisis pas bien ce que ça fera comme effet, mais si les moustiques ne vous dévorent pas avant, vous apercevrez peut-être le roi des Elfes. J'ai lu sur un autre document [j'aurais aimé mettre un lien mais je ne retrouve plus le site en question...] que le sureau et l'aulne c'est la même chose. Ça, c'est pas vrai. Faut pas croire tout ce qu'on lit dans l'Internet. Ont dit aussi que, avec les branches du sureau, on peut faire des baguettes magiques et des flutes. De pan ? Possible, mais j'ai pas envie de couper une branche à mon beau sureau.
Ces jours-ci, je passe presque tout mon temps dehors. Et je lis. Cinq beaux et bons jours de congé d'affilée, ô jouissances. J'ai entrepris la plantation d'une haie de saules pourpres. Nom latin : Salix purpurera "Nana". En anglais, ce sont des Dwarf Arctic willow ou encore Dwarf purple osier. Finalement j'ai découvert que ces petits arbustes fournissent l'osier, pour faire des paniers, yep. Avant de les acheter, je l'ignorais. En fait, j'ignorais tout de cette plante. Je l'ai choisie parce que je la trouvais jolie [même si elle n'a pas encore de feuilles]. J'ai trouvé une image de ce que je pourrai admirer dans quelques mois, sur Bluestem.ca. J'avais calculé que j'en aurais assez de neuf plants, erreur. Une fois sur le terrain, ligne tirée, mesures prises, il a fallu que je retourne en chercher douze autres. À l'heure où j'écris ces mots, j'en ai trois de plantés. C'est dur. J'ai mal au dos et le dessous des ongles pleins de terre [excitée comme une puce, j'ai oublié de mettre des gants]. Il faut d'abord creuser faire un trou plus profond que la motte des racines. Et cette terre est argileuse, rougeâtre, compactée et pleine de cailloux. J'ai trouvé un curieux bout de métal rouillé. Penser à le prendre en photo pour ici. Bref, une fois la terre trouée, j'y verse une poignée de poudre d'os et du terreau spécial transplanteur [mélange de compost, de terre noire et de mousse de sphaigne], ensuite un seau d'eau. Je dépose l'arbuste et je remplis de terreau mélangé avec de la terre et encore un peu de poudre d'os. J'arrose encore et puis c'est tout. Rien de sorcier dans les plantations.
J'aurai aussi à planter six framboisiers et huit petits arbres que la municipalité donne une fois par année. Normalement, on ne peut en recevoir plus de cinq, mais comme je suis arrivée à la fermeture, ils ont failli me donner tout ce qui restait. J'ai donc reçu cinq bouleaux jaunes et trois épinettes. Je vais les placer en rond avec les framboisiers car je rêve depuis fort longtemps d'avoir une clairière à moi pour m'asseoir, méditer, lire ou ne rien faire du tout debout au milieu d'une clairière.
Un des érables est en fleurs, de minuscules fleurs jaunes en bouquets. Difficile d'imaginer fleurs plus coquettes et volatiles. Une fois que cet arbre, le seul qui donne de l'ombre sur la terrasse, aura fini de fleurir, il pourra feuillir. Feuillir ? le verbe feuillir existe-t-il ? Pas le temps de chercher. Je l'ai pensé, écrit, je le garde. Penser à l'ajouter à mon lexique.
Ça me fait penser que l'autre jour un monsieur [ou peut-être une madame, sauf que le pseudo sonnait masculin] m'a écrit pour me remercier pour le verbe brumer. Cette personne m'a écrit avoir découvert mon lexique et aimé ma définition de brumer, l'a mis sur son blog. Ça m'a fait tout drôle. Et fait du bien, et grand plaisir. Enfin, tout de même pas jusqu'à l'orgasme, mais assez pour rougir un peu. Je n'ai même pas encore mis de lien vers mon lexique dans ce huitième cahier. Cette manie aussi de déménager mon journal dans un nouveau cahier tous les ans...
J'ignorais aussi que cet arbre fleurit avant d'avoir des feuilles. Avant de feuillir, donc. Comment comprendre quelque chose à la vie, au monde, aux êtres humains et tout le reste si je n'en sais pas plus long sur les arbres et les fleurs ? Et comment trouver de curieux objets, des objets enfouis qui me font rêver, leur chercher un sens, une utilité, et m'interroger sur la vie des êtres ayant habité cette maison avant moi si je ne creuse jamais la terre ?
Voici l'objet trouvé que j'ai nommé objet X, avant de le laver.
Je l'ai lavé, il y a une ouverture à chaque bout. C'est très rouillé. Fragile. La photo de l'objet X, nettoyé, est floue. Je devrai en faire une autre.