Archives annie: août 2008
J'apprends à l'instant que Movable Type [mt pour les intimes] a lancé la version 4.2 et une Pro en plus. Très tentant de l'installer dès aujourd'hui. Pour plein de bonnes raisons que certains expliquent bien mieux que moi. Ainsi, il me sera encore plus facile et rapide de publier le journal, côté technique. Le rendre plus agréable à l'oeil et plus accueillant pour ceux qui lisent et participent. Si tant est que l'on peut utiliser le verbe « participer » dans un contexte pareil. Je cherche peut-être juste quelque chose d'un peu plus convivial et invitant.
C'est embêtant parce que hier matin, j'ai découvert et lu des articles et commentaires autour de Dotclear 2, venu au monde le 1er août. J'étais où? Tout le monde l'attendait depuis longtemps, même moi, c'était la fête. Avec une fois de plus l'envie très forte de m'y convertir.
Ce qui me pèse, c'est tous ces anciens cahiers du journal, surtout les premiers qui ont été publiés avec les moyens du bord de l'époque et qui auraient sérieusement besoin d'être réédités. Surtout le volume 1, et le 2 qui est en php maison [merci JF]. Certaines pages tiennent encore la route mais à force de les déménager ici et là, certaines ne s'affichent même plus comme dans le temps ou bien elles sont toutes de travers, on dirait que des codes sont devenus obsolètes ou en tout cas illisibles, j'imagine.
Je sais, ça ferait beaucoup de pages à re-publier, mais si je m'équipe des bons outils, je gagnerai du temps. Le plaisir n'étant pas de passer des heures à revamper du vieux matériel, les mains dans le copier/coller, mais de jouer à faire du neuf. Créer et non recréer.
Et c'est ainsi que, réfléchissant à Dotclear [dc pour les intimes], je me suis retrouvée avec une version de MT 4.2 toute fraîche, tentée par la MT Pro. On dit qu'il n'y a pas de hasard. Je fais quoi, maintenant ? Succomber aux deux outils et comparer, ou mettre à niveau [upgrader pour les intimes] les yeux fermés une plateforme que je connais bien et qui sera opérationnelle dans dix minutes, sans trop me fatiguer avec le bidouillage. Mais j'ai trop envie de passer à Dotclear. Ce choix est déchirant. Quelqu'un peut-il m'aider, me conseiller ?
Je suis ici.
Et là.
J'ai pris le train pour venir passer quelques jours d'écriture et de vacances à Gaspé.
Je suis ailleurs.
Aujourd'hui, sur les pierres de Mireille Loup.
Suivre le lien pour admirer l'image dont les droits sont réservés. Je crois que je peux la reproduire ainsi, cachée derrière ma page 31, pour vous la montrer comme une belle citation : loup_pierres.pdf. Pierres illustre le dépliant de La Grande Traversée. Horizons photographiques. Je l'ai retrouvée dans le dossier artistique de Mireille Loup. Photographe de talent à visiter sur mireilleloup.com
« Exister est un plagiat. » Cioran dixit.
J'écris ce journal en ligne depuis bientôt huit ans.
Il a vécu, survécu et revécu.
Il vit, survit et revit.
Il vivra, survivra et revivra en échappant chaque jour un peu plus aux tentatives de mises sous étiquettes que sont les définitions.
Indéfini et inachevé, il existe.
« Exister est un phénomène colossal — qui n'a aucun sens . » Cioran encore.
Ai-je déjà écrit tout cela ? Possible.
Si oui, je me répéterai avec plaisir.
Je constate tenir un journal sans fin et sans objet.
Qui se doit de n'avoir aucune utilité, de ne servir aucune cause, de n'exercer aucune influence, de rester en dehors des courants et des lieux communs.
J'y tiens mordicus, comme à la prunelle de vos yeux.
Ainsi j'ai la paix pour continuer.
J'aime la distance entre soi et l'autre, entre soi et les autres.
L'éloignement permet de faire des efforts, de plisser les yeux pour mieux voir.
Et si je les ferme un peu trop, laissant juste une toute petite fente, j'aperçois une autre réalité, un autre monde se crée avec des images d'arbres tordus, d'animaux étirés, d'êtres humains plus petits ou plus grands que nature, de nuages effilochés, d'âmes déformées, torturées.
Ainsi, je m'assure l'impression d'être à ma place et efficace.
Et Cioran toujours [dans Ébauches de vertige] : « La véritable élégance morale consiste dans l'art de déguiser ses victoires en défaites. »
J'aime pousser plus loin et croire que la véritable élégance morale consiste dans l'art du déguisement.
« S'il est un instant où l'on devrait pouffer de rire, c'est lorsque, sous l'effet d'un intolérable malaise nocturne, on se lève sans savoir si on rédigera ses dernières volontés ou si l'on se résignera à quelque misérable aphorisme. »
Justement.