18. le matin du gruau salé

Levée avec le mal de gorge. Toux. Le week end dernier, j'ai commencé à bêcher le jardin, à la main [avec une fourche, tout de même, faudrait pas croire que je remue la terre à mains nues].

Avec le retour du soleil, el señor potager s'est peu à peu recouvert de petites plantes vertes qui ne se mangent pas et qui ont la folle habitude de s'incruster partout. Comme du tapis. Des fibres souterraines. Que j'arrache et composte. Pendant ce temps-là, je renifle et j'ai des courbatures.

En plus, il faut encore que je travaille une journée, ou deux par semaine, je ne sais jamais à l'avance. Ni pour combien de semaines ou de mois [?] encore. L'information, c'est le pouvoir. À prendre ou à laisser. Apprendre. Sentiment d'impuissance, d'être captive, de manquer de liberté, d'être manipulée comme un toutou à laisser dans un coin quand on en aura plus besoin. Et râler. Ou me taire.

Quand ce contrat se terminera, il faudra très probablement que je trouve autre chose, ou que je retourne travailler à Montréal. Pas trop envie. Ou bien encore songer qu'il serait peut-être mieux de tout vendre et de m'installer ailleurs dans une maison ou un appart. tout neuf. Chaque année je me pose cette question. C'est dur. Faut garder un minimum de souplesse, madame chose. Ne pas oublier l'espoir. Justement vu une grosse araignée hier soir.

2008.05.07_lematindugruausalé.jpg

Eh oui, travailler pour ajouter le beurre sur les épinards [ici, lire les réparations sur la maison : il reste encore à finir le grenier, installer une porte vers le jardin, changer les fenêtres, et caetera, et caetera]. Et puis le reste du temps écrire et encore écrire ce roman qui avance tout de même un peu. Je donne toujours du temps bénévolement pour la biblio., le cercle littéraire, et caetera.

Notez que je suis désolée de vous infliger tous ces tcétéras, mais voilà, c'est un peu ça. Avec tout ça, j'ai manqué de pain, de lait et d'envie d'aller en chercher hier soir. Résultat : gruau salé et café noir pour le petit déj. Un gruau raté parce que j'ai mis trop de sel. Triste et pas bon. Café noir, pas pire, mais pas très nourrissant. Vais me faire des galettes de sarrazin. À l'eau. Avec du sirop d'érable. Très poétique.

Et la photo c'est juste pour me souvenir forever de cet immonde bol de gruau salé. Et dire quelque chose à propos du grand cahier où j'écris le journal des jardins. Je l'ai commencé en 2006 et puis je ne l'ai pas tenu longtemps en 2007 [deux petites semaines, la honte]. Sauf que, pour 2008, tout y est déjà consigné au jour le jour. C'est important un journal.

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2 notes

le 7 mai 2008 à 14h04 [UTC-5], dédé a écrit :

Gruau salé...miam?!
Peut-être devriez-vous ajouter du sirop d'érable pour l'horreur! Quelques raisins perhaps?

le 12 mai 2008 à 15h14 [UTC-5], annie a écrit :

Salé par erreur et non par goût. Un peu de cassonade ayant empiré le mauvais goût de la mixture, je n'ai pas eu envie de faire d'autres essais. Ne l'ai pas mangée non plus. Merci pour les suggestions "pour l'horreur" :))

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Cette page contient un billet unique publié le 7 mai 2008 9h29.

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mon te deum

Ce ne sont des victoires
que je chante
je n'en ai pas,
mais le soleil qui brille pour tous,
la brise,
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Non la victoire,
mais le travail quotidien accompli
du mieux que je pouvais ;
non un siège sur l'estrade,
mais à la table commune.

[Reznikoff, Te Deum]

&...

miscellanées

mon chat : deux qualités. imprévisible. indispensable. aussi, adorablement fatigué. il lui arrive de commencer à miauler et de finir son miaule en baillant à s'en décrocher les mâchoires. la sorte de chat que vous avez toujours voulu avoir sans jamais oser le...

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