29. lavatera

elle est bien jolie la lavatère. rose.

la plante a fleuri aujourd'hui. première floraison dans un petit coin de vivaces que je veux aménager en bordure de la terrasse, près d'une vigne. le bout des pétales tout chiffonné. je les préfère imparfaites

je les ai plantées la semaine dernière, avec n., elles étaient déjà en boutons.

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28. retour à la source

Peut-être juste parce que réconfort après décision de voyager léger. Ou bedon je m'en enlevais de sur les épaules, acceptais que tu m'arrives. Ou bedon je ployais encore un peu plus sous le fardeau de la précarité et de l'isolement, du manque affectif, physique et intellectuel, littéraire et culturel aussi. Quoi qu'il en soit, je pense à demain et je suis soulagée. Et triste un peu. C'est ainsi que j'arrive à toi. Ça va passer. Si j'avance par en avant, c'est pour me mettre dans une meilleure situation, avoir ce qu'il me faut pour être capable de continuer à faire mon miel avec ce qui me tombe du ciel. Escale obligée en la poésie de La source, chanson du grand Gilles :

La source qui fait le ruisseau / N'en demande pas son salaire / La source qui fait le ruisseau / La source ne vend pas son eau

Le ruisseau d'entre les cailloux / Le ruisseau qui fait la rivière / Qui donne à boire au lièvre, au loup / Ne leur demande rien du tout

Et c'est ainsi que tu m'arrives / C'est ainsi que j'arrive à toi

La rivière qui va rêvant / D'avoir son dos plein de navires / Comme le fleuve au loin devant / La rivière coule en rêvant

Le fleuve accueille les poissons / Et la marée, et les épaves / Les oiseaux et les vents qui sont / Les capitaines des saisons

Et c'est ainsi que tu m'arrives / C'est ainsi que j'arrive à toi

Et la mer met son grain de sel / Et ses berceaux, et ses tempêtes / Comme une abeille fait son miel / De tout ce qui tombe du ciel

Écume, embruns, brume et brouillard / C'est de vous que ma source est faite / Écume, embruns, brume et brouillard / Et de vos nuages fuyards

Et c'est ainsi que tout arrive / C'est ainsi que je meurs en toi / Et c'est ainsi que tout m'arrive / C'est ainsi que j'espère en moi...

La source qui fait le ruisseau / Ne demande pas son salaire / La source qui fait le ruisseau / Ma source ne vend pas son eau

27. un autre dimanche gris

J'ai pris deux semaines de vacances. J'en avais grand besoin. J'ai passé du temps à Montréal. Reçu de la belle visite ici, et lu un peu. Malheureusement, il a plu deux jours sur trois.

Habituellement, j'aime bien la pluie. Sauf que les jours où j'étais seule, j'avais des envies furieuses de jardinage et j'ai dû rester en dedans et ronger mon os. J'ai fait quatre pots de confitures de rhubarbe-fraises et quatre de framboises.

Encore un dimanche de pluie à dominance gris mais bien beau pareil. J'ai entrepris le grand inventaire de mes vêtements. Je veux me corriger, me délester, me guérir de garder tout. Vieux vestons démodés, jupes et chandails d'un autre siècle. Même les chaussettes orphelines ou les encore en paire avec une de trouée [mais comme il y en a tout de même une de bonne et que je les aimais tant, je ne me résigne pas à m'en séparer] même chose pour les bobettes aux élastiques béants - que je ne porte plus bien évidemment [mais comment me résigner à jeter les vestiges de si jolis et doux tissus et couleurs et dentelles].

C'est ainsi que, par manque de goût pour faire le vide, le plein de trucs inutilisables se crée et s'installe à demeure, jusqu'à ce qu'une pagaille folle envahisse tout et que je n'aie plus de place pour le reste dans les tiroirs et sur les tablettes de la grande armoire en pin que j'ai achetée lorsque j'ai emménagé dans cette maison.

J'ai donc pris une grande respiration, et une décision : ouvrir portes et tiroirs et ramasser ce joyeux butin pour le placer sur mon lit. Restera plus qu'à faire quatre paquets : 1) jeter/recycler [je ne sais même pas si on peut mettre les vêtements dans le bac à recyclage, la honte, je cours me renseigner...], 2) donner, 3) garder. Et puis quand j'aurai fini, attaquer les paniers à linge qui débordent.

26. c'est dimanche, il pleut

pour moi, écrire c'est aimer et désirer. faire mon miel de tout, y compris des chagrins et des misères. des fleurs et du labeur. d'un thé vert, d'un bain bouillant. d'un amour qui meurt sans perdre sa voluptueuse mémoire.

c'est dimanche, il pleut. jeu : deux fragments d'art intime à l'heure. il est midi et demie et des poussières. à tout à l'heure, treize heures trente, pour deux autres.

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elle aimait à faire étriver son chat avec un rameau d'olivier. distraitement.

il lui était arrivé de tomber amoureuse d'une histoire plus que d'un être. l'homme comme désintégré par la scène qu'il avait créée pour se l'attirer.

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il reste du saumon d'hier, je pourrais le manger froid. dans sa gelée.

la tiède et subtile mélancolie du jour faisait son oeuvre en elle. je ne peux plus vivre dans la tristesse avait-elle pensé. demain, elle irait jusqu'au fleuve.

*

même dans la pureté nue d'une phrase abstraite, quelque chose se profile. en filigrane.

après l'averse, couleurs et parfums s'épaississent, se densifient. après l'averse, elle dort dans les circonvolutions de l'âme.

*

encore et toujours, épaissir et préciser le cahier de charges. envie de composer un grand mâchicoulis littéraire.

un mâchicoulis érigé à l'incohérence autobiographique du monologue intérieur. avec plusieurs petits romans en désordre dedans et une mise en abîme au milieu. une sorte d'uroborus rouge et noir.

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25. et le siffleux

La dame qui vit de l'autre côté de la rue, ma voisine véra, a vu un siffleux chez moi. Pas directement chez moi, mais il a traversé tout le terrain derrière la maison et il a descendu jusqu'à la rue et elle dit qu'il a mis ses pattes sur sa clôture à elle et qu'il a grogné en montrant les dents d'un air menaçant.

Son fils pi m'a raconté cette histoire en spécifiant bien ceci : votre chat est mieux de pas aller dans le tas de roches là-bas parce que c'est là que le siffleux a fait son trou. C'est là qu'il est, dans son trou de siffleux, pis on a vu votre chat se promener par là, il y va souvent avec le chat blanc de monsieur do, vous savez, et s'il se fait mordre il va attraper la rage. Vaudrait mieux pas qu'il aille se promener par là. Et le siffleux pourrait même le manger, c'est gros un siffleux.

Je dis à pi, c'est quoi un siffleux ? Un chat sauvage ? Une marmote ? pi dit je le sais pas. Moi : mon chat, ben c'est un chat. Il va où il veut. Penses-tu que je peux lui défendre d'aller par là en disant vas-y pas minou tu vas te faire attaquer par un siffleux ? Pour lui, les interdictions et les défense de et tout ça, ça veut rien dire. Il s'en fiche de ce que je peux lui dire, il va où il veut et j'ai aucun contrôle là-dessus.

Pi : oui, je sais, mais en tout cas y'a un gros siffleux et c'est dangereux pour votre chat. Moi : faudrait d'abord que je sache c'est quoi un siffleux et pourquoi c'est dangereux. Peut-être juste une pauvre bête qui a faim.

Quelques jours plus tard c'est dimanche matin. Il pleut depuis vendredi soir. Résultats d'une rapide recherche via google :

1/ le premier lien en liste, bestioles.ca explique : La marmotte est communément appelée Siffleux, à cause de son sifflet strident qui lui sert à avertir d'un danger. Elle fait partie des animaux rongeurs au même titre que la souris, le rat, l'écureuil etc... Son corps est trapu, elle a de petites oreilles, et à ses pattes des griffes très puissantes et aussi coupantes que des ciseaux.

2/ ensuite, 2e lien, le mot siffleux renvoie à marmotte, - l'encyclopédie canadienne : La marmotte est un grand RONGEUR diurne qui creuse des terriers. Les marmottes font partie de la famille des ÉCUREUILS et sont indigènes en Eurasie et en Amérique du Nord. Elles sont rondelettes et trapues, pèsent entre 2 et 9 km [sic], ont une fourrure épaisse, une queue courte et touffue et de petites oreilles. Jolie coquille, une marmotte de 9 kilomètres ! Arf.

Et qui mange même pas de viande. Le gros siffleux c'est une marmotte. Juste un gros écureuil qui chipe des légumes dans les jardins et qui dort toute la journée. J'en ai vu une l'an passé, près de la source. J'avais même réussi à la prendre en photo et écrit une petite page de journal parce que j'étais trop contente. Non, ça fait deux ans de ça. Déjà. Je fouille et je copie colle l'image. Mais d'abord un lien vers la page du 25 avril 2006. L'image était un peu sur-exposée.

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3/ Suite et fin de la recherche : des trucs sur la chasse aux siffleux, un repas de siffleux, et aussi un joli diaporama.

24. devant l'éblouissant sureau

Voici sa fleur, ses feuilles et ses branches. Seul arbuste de sa famille, perdu dans la haie de merisiers, le premier à se défriper la fleur, ses baies seront rouge vif [je les ai vues l'an dernier - avais-je pris une photo pour le journal ? m'en souviens plus].

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J'ai tapé sureau + strohem dans google et j'ai trouvé deux liens vers des pages de septembre 2005. Quelques mois avant que je déménage. Je préfère la page 112. J'aimais bien faire ces pages avec un petit cadre noir autour et puis j'ai abandonné, changé pour autre chose. On n'abandonne jamais que ce à quoi l'on ne réussit pas à s'attacher [attention à la psychologie sauvage]. Finalement le petit arbuste que je prenais pour un sureau n'a pas survécu au froid [oublié le pauvre sur le balcon]. Je suis contente qu'il y ait un sureau ici, dans un coin de mon jardin. Il n'est pas aussi beau que le sureau de Montmartre. Mais je joue à imaginer que je suis sa gardienne. Je viens de lire en glanant des info ici et là que, selon une croyance populaire des Anciens, une entité féminine [une fée ?] est la gardienne du sureau. Et puis que cette fée est la femme du dieu Pan en personne. Vrai, pas vrai ? Si vous croyez aux fées, courez vite vous coucher dans un bosquet de sureau quand viendra le solstice d'été ; je ne saisis pas bien ce que ça fera comme effet, mais si les moustiques ne vous dévorent pas avant, vous apercevrez peut-être le roi des Elfes. J'ai lu sur un autre document [j'aurais aimé mettre un lien mais je ne retrouve plus le site en question...] que le sureau et l'aulne c'est la même chose. Ça, c'est pas vrai. Faut pas croire tout ce qu'on lit dans l'Internet. Ont dit aussi que, avec les branches du sureau, on peut faire des baguettes magiques et des flutes. De pan ? Possible, mais j'ai pas envie de couper une branche à mon beau sureau.

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Conte


    Un Prince était vexé de ne s'être employé jamais qu'à la perfection des générosités vulgaires. Il prévoyait d'étonnantes révolutions de l'amour, et soupçonnait ses femmes de pouvoir mieux que cette complaisance agrémentée de ciel et de luxe. Il voulait voir la vérité, l'heure du désir et de la satisfaction essentiels. Que ce fut ou non une aberration de piété, il voulut. Il possédait au moins un assez large pouvoir humain.

    Toutes les femmes qui l'avaient connu furent assassinées. Quel saccage du jardin de la beauté ! Sous le sabre, elles le bénirent. Il n'en commanda point de nouvelles. – Les femmes réapparurent.

    Il tua tous ceux qui le suivaient, après la chasse ou les libations. – Tous le suivaient.

    Il s'amusa à égorger les bêtes de luxe. Il fit flamber les palais. Il se ruait sur les gens et les taillait en pièces. – La foule, les toits d'or, les belles bêtes existaient encore.

Peut-on s'extasier dans la destruction, se rajeunir par la cruauté ! Le peuple ne murmura pas. Personne n'offrit le concours de ses vues.

    Un soir il galopait fièrement. Un Génie apparut, d'une beauté ineffable, inavouable même. De sa physionomie et de son maintien ressortait la promesse d'un amour multiple et complexe ! d'un bonheur indiscible, insupportable même ! Le Prince et le Génie s'anéantirent probablement dans la santé essentielle. Comment n'auraient-ils pas pu en mourir ? Ensemble donc ils moururent.

    Mais ce Prince décéda, dans son palais, à un âge ordinaire. Le Prince était le Génie. Le Génie était le Prince.

    La musique savante manque à notre désir.

Arthur Rimbaud

*

Texte du manuscrit de la BNF (n.a.fr., 14123 f°2-5). Le Prince est le Génie et inversement, cela veut peut-être dire, comme le suggère Jean-Luc Steinmetz, que « je est un autre », « fable où Rimbaud expose l'étrange loi qu'il a découverte : l'excès permet à chacun de trouver sa vérité intime ».

Image : Arthur Rimbaud dessiné par Paul Verlaine. Source : Personal scan from Alain Borer, Rimbaud, l'heure de la fuite, Gallimard. Délais de Copyright expirés (Wikipedia dixit).

22. pendant propos

Et enfanta aussi légèrement que la brebis son agneau, sans rupture ni grands efforts. Même le nouveau-né se trouva recueilli par un oiseau qui d'une aile faisait sa couche et de l'autre l'éventait.

un journal personnel, vraiment de soi, c'est toute une tragédie. ça prend plus que des tripes et du coeur pour le mener à son terme. quand arrivent les doutes et la peur, tu t'en rends compte assez vite. y'a plus personne de vivant

quelques empreintes dérobées au temps, par grands morceaux. cela peut devenir une matière pesante et puante et totalement inerte. une puissante force à t'immobiliser. rien ne bouge. et puis d'un seul coup ça se met à débouler. le jeu du je se précipite. tu t'abîmes, plonge dans un état dangereux. agnelage dans les ronces au fond d'un précipice

il ne s'agit pas de déréliction, ou d'errances. loin du mépris et de ses soeurs les envies. dégoût viscéral pour l'épidémie galopante de se vendre. juste incapable du moindre cabotinage pour semer et récolter du commentaire des petits z'amis virtuels. il s'agit d'habiter le siège réservé à son être. dire oui à son histoire. la vivre là où elle se manifeste têtue. être sagesse et maîtresse du seul trône de soi. accepter que la mienne vie n'en soit pas une de perdue mais mille et une disséminées au travers celle des autres. une qui résumerait et enfermerait en elle seule l'univers et tout le reste. si je l'écris

ne livrant jamais de soi que de tout petits fragments décevants. à la limite de l'indéchiffrable, mais heureux. jubilatoires et aimants. aux antipodes de la vengeance et du ressentiment. avec des fleurs et des oiseaux. des miriades d'étoiles

[L'épigraphe est de Victor Segalen, in Stèles : « Éloge d'une vierge occidentale »]

21. bang bang

he shot me down, bang bang
i hit the ground, bang bang
that awful sound, bang bang
my baby shot me down

les tulipes en sont aux plus lumineux moments de leur floraison, les teintes encore sobres déclinant mille et une nuances de jaune et de rose, les pétales pas trop éclatés, la tige encore droite et juste un peu recourbée, laissant pressentir sans toutefois le voir ou le percevoir leur déclin imminent. dans une semaine elles ne seront plus vivantes, pas victimes ni brisées, juste parce que leur cycle de vie sera terminé. rien de plus, rien de moins. la vie dans ce qu'elle a de plus somptueux. mais

j'écris triste ce soir. hier aussi je l'étais. depuis dimanche après-midi que ça pleure crie et rage de partout. et résonne en moi. pas pu écrire un mot. j'essaie. je ne peux pas. demain, peut-être

un seul événement, quelque chose de terrible. qui ne m'est même pas arrivé à moi directement. c'est tout comme. ça m'a fait schlack. bang bang. et puis la peur est revenue.

on jouait au même jeu
c'était lui le plus fort des deux
bang bang
il me tirait, bang bang
il me blessait, bang bang
et il me consolait

20. l'objet x

Mais qu'est-ce que c'est, quel est donc cet étrange objet ?

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Il y a quelque chose de rugueux sur le dessus, et à l'envers, les deux tiges sont lisses quoique les bords soient irréguliers.

Il s'agit probablement d'une ferraille qui servait à attacher et retenir des pièces de bois ensemble. Je devine que l'objet x fut forgé à la main du temps des forgerons ou peut-être n'est-il pas un objet ancien, mais juste un truc neuf en fer rongé par la rouille.

L'objet x pourrait-il être une double petite cuillère à trous, une manière d'ustensile de poète pour manger le vent ?

S'il y a encore quelqu'un pour ouvrir ce journal, que ce soit par habitude, par curiosité, par amitié, par amour, par haine, par ennui ou total désoeuvrement, par défaut, par mépris, pour me surveiller ou par le plus grand des hasards, dites-moi, si c'est pas trop vous demander, ce que vous pensez [que c'est...]

* journal [zurnal] adj., et n.m. – 1119 : bas latin diurnalem « de jour » – 1319 : relation quotidienne des événements ; écrit portant cette relation – 2007 : journal en ligne blog

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mon te deum

Ce ne sont des victoires
que je chante
je n'en ai pas,
mais le soleil qui brille pour tous,
la brise,
les largesses du printemps.

Non la victoire,
mais le travail quotidien accompli
du mieux que je pouvais ;
non un siège sur l'estrade,
mais à la table commune.

[Reznikoff, Te Deum]

&...

miscellanées

mon chat : deux qualités. imprévisible. indispensable. aussi, adorablement fatigué. il lui arrive de commencer à miauler et de finir son miaule en baillant à s'en décrocher les mâchoires. la sorte de chat que vous avez toujours voulu avoir sans jamais oser le...

tadam ! du nouveau : un petit mot de plus dans une marge n'est jamais de trop, surtout quand il s'agit d'une simple note brève [qui peut aussi être complexe] à insérer pour la mémoriser, partager un flash, une bonne idée, des listes indispensables et...

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