
J'ai été incapable de photographier les chats, ils bougent trop et trop vite, je n'obtiens que des images floues. Dimanche après-midi, le petit garçon qui va venir habiter ici est venu me rendre visite avec sa mère, Il espère que je lui donne un de mes chats. À un moment donné il était assis en tailleur au bout du couloir, il a crié fièrement regardez, regardez, j'ai attrapé tous les chats et il les tenait tous les quatre dans ses bras comme si c'était un bouquet de roses. J'ai pris de cette scène-là une superbe photo que je ne peux malheureusement pas publier, mais je l'ai imprimée en couleur sur du vrai papier photo. Le jeune Alexis aura son chat, son [et mon] préféré et le plus beau. Comment lui résister ?
J'avance bien dans les cartons. Commencé à décrocher les rideaux et les cadres, à ranger les bibelots et les verres. Ma grosse frousse de manquer de sous est passée, la banque m'a fait une avance de fonds jusqu'à ce qu'on m'ait payé la maison d'ici et donc je pourrai déménager dès que l'acte de vente à la campagne sera signé et dans mon sac, soit le 31 octobre. Je téléphonerai tout à l'heure aux déménageurs pour changer la date. D'ici là il me reste encore beaucoup à faire mais je ne passe plus tout mon temps dans la maison les mains dans les cartons. La grippe enfin soignée et terminée, je me laisse vivre encore quelques soirées calmes à regarder les étoiles sur le mont Royal ou sur ma pette terrasse enveloppée dans une couverture de laine, je marche tous les jours la rue Hutchison habillée de ses Sukkah pour célébrer le Sukkot, de Lajoie à Laurier, et je passe au Figaro de temps en temps pour quelques incontournables et néanmoins amicales rencontres montréalaises, avant de partir...