Ferdinand-Maximilien Brokof : Ange en bois sculpté [1719], église Saint-Gall

J'ai cherché un mot dans le dictionnaire. Me souviens plus lequel.

Et je suis arrivée face à face avec « ellébore ». Nom masculin. On l'écrit aussi avec un h : « hellébore » et c'est très beau avec le h devant.

Lu la définition : plante vivace qui passait autrefois pour guérir la folie. Intéressant.

C'était dans le Multidictionnaire de la langue française, de Marie-Éva de Villers. Adorable chose [le dico].

Son nom latin est bien joli [la fleur], c'est Helleborus niger flore roseo. Mais n'en mangez pas, surtout les femmes enceintes, ou qui allaitent. Il s'agit en fin de compte d'un purgatif violent. Les anciens l'utilisaient pour essayer de vaincre la folie et l'imbécillité, et je crois bien qu'ils ont dû y renoncer.

Par ailleurs, cette fleur, c'est aussi la rose de Noël dont il a déjà été question dans Love and Writing Project, le 17 décembre 2002. Étrange de retrouver mon ellébore maintenant. Comme s'il y avait déjà une éternité entre ces mots et moi.

Parce que c'est le mot et son histoire qui par-dessus tout me plaît au sens où il m'amène ailleurs, me donne autant que cet ange baroque l'envie d'aller vers un autre espace, vers la rencontre ; — et donc. La rencontre. Toujours.


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Quelque part entre le ciel et l'eau, entre la terre et le rêve, je suppose qu'il y aura toujours l'ange pour flirter comme un beau diable avec le monde. Et me remettre en contact avec mes fleurs.


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Biblio la suite... Et voici la liste des N :

La suite demain. carre_rouge.gif


Auteur : Annie Strohem
Muse : Ferdinand-Maximilien, toujours
Photo: L'ange de Saint-Gall,
de F. M. Brokof [1719], par moi-même
via une page arrachée
dans un magazine [lequel ? mystère...]
Écrit à Montréal
Le jeudi 28 avril 2005