![Ferdinand-Maximilien Brokof : Ange en bois sculpté [1719], église Saint-Gall](http://www.anniestrohem.com/journal5/archives/images/ange_FM Brokof.jpg)
Repris mon grand ménage sans nécessairement le titrer à la une, ni ameuter les foules. Presque fini de trier et ranger la paperasse qui s'était infiltrée pêle-mêle dans les tiroirs, les chemises, les paniers, les enveloppes, les cartables, et les boites de rangement depuis plusieurs mois.
Découvert des trésors oubliés, photos, cartes postales, signets, mots d'amour, coins d'enveloppes déchirées avec de magnifiques timbres.
Retrouvé des lettres, des articles, des nouvelles, des poèmes, des pièces de théâtre venus de loin, bref de bien exotiques et littéraires correspondances reçues et appréciées à leur juste valeur. À conserver.
Répertorié et classé mes cahiers, carnets, feuillets, notes éparses, et manuscrits achevés, les inachevés, les plans et les idées cueillies à la volée, dans des chemises, des boîtes en couleur avec des étiquettes dessus pour les titres.
Compté et recompté les lettres de refus des éditeurs en me disant une fois de plus que je ferais mieux de fonder ma propre maison d'édition pour avoir des subventions, pour y publier mes propres livres, comme tout le monde. Ça donnerait quelque chose comme Les Éditions du chat qui dort, mais pour vrai cette fois, avec des beaux titres et une publication simultanée en format ebook et dans plusieurs langues avec de larges extraits en accès libre sur internet.
Mais je rêve. Cela n'est pas réaliste et réalisable parce que je vis dans un autre monde que le vôtre, une dimension de la réalité, ou un côté des choses si on peut dire, où tout cela n'a aucune importance.
Je me satisferai pleinement, et donc joyeusement, du rêve et de la fantaisie de continuer de gribouiller et bredouiller pour tout le monde et personne dans un journal public, et abandonnerai probablement « l'ambition » de publier des romans et des nouvelles décousus et capotés que personne comprend [mais ce n'était pas de l'ambition, sauf un désir de voir mes mots sur du papier qui sent bon et de lancer tout cela dans le monde et que d'autres yeux que les vôtres les lisent et s'en parfument avec le café des petits matins], et de faire le ménage ici pour que ma maison soit belle et propre et colorée et bien rangée et quand cela sera fait mon ange viendra. Mon bel ange qui passe baroque sculpté dans du vrai bois au dix-huitième siècle, et il s'appellera Ferdinand-Maximilien Brokof.
Un ange comme celui de l'image du jour, et il viendra de Prague, Bohême. Je l'ai découvert dans un magazine et j'ai fait quelques clichés sous différents angles avec mon petit appareil numérique [dommage, il n'y avait pas le nom du photographe qui l'a pris le premier], et j'ai bien envie d'intégrer cette image au design de mon site.
Quoi qu'il en soit, ma rentrée dans l'ordre ne s'effectuera pas sans provoquer quelques désordres, et c'est le jeu que je préfère dans cette grande opération. Avec son lot d'inspirations.
Je n'ai reçu aucun email de lecteurs transis amoureux depuis des semaines. Rien d'autre que de la pub pour des médicaments merdouilleux que j'ai toujours refusé d'avaler même quand je suis malade [sauf l'acétaminophène, mais ça, ça pousse dans les arbres]. Et si j'en achète même pas en pharmacie, imaginez sur internet. Et il y a ceux qui offrent de l'argent pour mieux nous en voler. Et ceux qui sont en charabia quand ils ne sont pas écrits avec des caractères qui n'en sont pas. Alors je me suis bricolé un filtre à spam super puissant puisque ceux des serveurs laissent passer n'importe quoi. C'est peut-être mon flitre qui bloque trop, tout ? Mais non, puisqu'il y a encore quelques spams qui réussissent à passer.
Continuez ô vénérables lecteurs, continuez de ne pas m'écrire. Des fois que j'aurais envie de ne pas vous répondre.
Au menu de la liste bibliographique du jour : les L et les M.
Fin de cette page. Je tiens à remercier Ferdinand-Maximilien pour ce bel ange baroque sans qui rien de tout cela n'aurait jamais pu se laisser écrire. Surtout la liste. Baroque, comme il se doit. ![]()