Gargantua,
« La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas, abstracteur de quintessence, livre plein de pantagruélisme »
et Pantagruel,
« Roi des dipsodes, restitué à son naturel avec ses faits et prouesses épouvantables,
composés par feu M. Alcofribas, abstracteur de quintessence »
[Rabelais, illustré par Gustave Doré, éd. Gérard & Co., Verviers, 1962.]
amoureusement, tout le Viva la tristeza, de Chavela Vargas,
The living road, de Lhasa,
et de Lila Downs, l'insoutenable et profond Cielo rojo.
Fini de lire mon deuxième Rabelais hier soir tard. Inutile d'écrire que j'ai passé du bon temps avec ce livre à m'amuser, et souvent à rire toute seule page après page. Quels personnages. À plusieurs endroits, je reconnaissais en les savourant au centuple les anecdotes, mots, passages entiers, formes et figures, lus chez d'autres célébrissimes romanciers et conteurs, jeunes et vieux, et de toutes les époques après lui. C'est que le beau François Rabelais est peut-être l'écrivain qui a été le plus copié, imité, plagié, et pastiché. Quelle bonne idée.
Si on trouve avec raison cette page un peu courte, que l'on ne s'impatiente pas trop fort parce qu'elle est loin d'être terminée. Je l'écrirai à bâtons rompus au fil de ma journée, parce que j'ai toutes sortes de choses à faire, et je ne viendrai dans ce journal que pendant mes pauses, de sorte que ce soir la page devra s'arrêter là où j'en serai arrivée et je fermerai le chantier.
***
Finalement, je n'ai pas eu une seule minute pour m'asseoir et ouvrir l'ordinateur. Il est neuf heures du soir. Je n'ai pas encore mangé, couru toute la journée. J'ai faim. Maudit journal. ![]()