| LE PRINTEMPS 2001 |
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44. Histoire du crocus sauvage, suite et faim[sic]. Une furieuse envie de gigot d'agneau me torture l'estomac. Et en même temps, j'ai un énôÔörme mal de tête qui me torture depuis les premières lueurs de l'aube. Et je m'entête toujours à ne prendre aucune forme de chimie pour me soulager. L'ordinateur ne m'aide pas au sens où le travail prolongé à l'écran force la vue en augmentant le mal de tête, je crois. Deux solutions : 1) fermer l'ordinateur et faire cuire le gigot, et 2) renoncer à devenir un pur esprit en allant à la pharmacie acheter du Tylénol, et le prendre avec un bon verre d'eau. Ensuite revenir ici et essayer de finir mon histoire. Il est bientôt 16 heures et je n'ai rien fait. Sauf un peu de ménage. Et d'autres écritures prioritaires. J'ai déjà trois belles entrées dans mon Livre d'Or tout neuf. J'ai même pas eu le temps de remercier les trois fées qui ont écrit dedans. Je croule sous les 10. Je pense à une nouvelle chronique hebdomadaire pour rédiger des réponses thématiques, du style «Courrier du genou». L'oeuvre est en chantier...
Retour au poste, après la pause gigot d'agneau-Tylenol. Pour terminer cette histoire du crocus sauvage, noter l'essentiel de mes découvertes. Les sources? D'abord le Petit Robert, puis le Grand Larousse, puis Google, comme de raison. Même pas été faire un tour à la Bibliothèque. Le Petit Robert dit pas grand chose, juste assez pour me mettre en appétit, voilà : CROCUS : n.m. - 1372; mot latin; grec krokos «safran» ¨Plante herbacée bulbeuse (iridacées) à floraison précoce. Il renvoie à safran pour l'espèce cultivée.... belle piste colorée qui me plaît et que je ne me gênerai pas d'emprunter, même si ça m'éloigne un peu du crocus sauvage: SAFRAN : n.m. - XIIe;
latin médiéval safranum, de l'arabo-persan za'farân
1¨
Plante monocotylédone (iridacées), appelée
couramment crocus, dont les fleurs portent des stigmates orangées
utilisées comme aromate et colorant. Safran clutivé.
Safran
des pré = colchique. Safran bâtard
(appelé aussi carthame). Safran des Indes =
curcuma.
Faux
safran, l'amaryllis jaune.
C'est aussi le nom d'une couleur : «Le soir safran qui sur les quais déteint» (Aragon) Grâce à Google, je suis arrivée sur le site beyond.fr/flora/. C'est tout en anglais, alors court résumé car la traduction, ça m'énerve. Au moins, ils ont des photos. Beyond dit en gros ceci : Crocus biflorus : Petite fleur, 10 cm. environ. Peut être blanc ou lilas. De 1 à 3 fleurs par plante. Pas de photo, mais ressemble au Bulbocodium Vernum, avec des pétales plus étroits et un peu moins ouverts. Floraison : de février à avril. Senteur de miel. Je pense que cette image du Crocus biflorus est assez proche de notre crocus sauvage, je n'irai pas plus loin. J'ai cherché très longtemps et je ne trouve rien. Par contre, je trouve plein de trucs sur le safran sur le site great-france.com/magazine/gastronomie/. Profitons-en. D'abord la fleur : «Le safran provient d'une plante herbacée vivace : le crocus sativus, issu d'un cormus ou bulbe. appartient à la famille des Iridacées, ordre des Liliacées, embranchement des Angiospermes; il existe 80 espèces de crocus mais seul le sativus donne le safran.On dit aussi que le safran est une fleur divine. Et comme le disait le Robert, son nom, du persan za'farân, signifie « jaune, symbole de l'or de la lumière et de la sagesse ». La légende grecque attribue la création du safran à Hermès le Messager qui, «ayant, par mégarde, blessé à mort son ami Crocos, le sang jaillit de la tête de celui-ci et, étoilant le sol, fut aussitôt transformé par le dieu en petites fleurs au pistils précieux...» La couleur safran nous signale toujours la robe des moines bouddhistes, jadis teintes au safran, comme la poitrine et les bras des femmes indiennes mariées... À Tyr, on teignait au safran le voile des nouvelles épouses. Le Crocus sativus proviendrait de l'ouest de l'Asie, de la Palestine au Cachemire. Le vent, soufflant de cet Orient le dissémina jusqu'en Italie où on le trouve encore à l'état sauvage[ah, oui?]. Le safran aurait été utilisé en cuisine dès le Xe siècle avant J.-C., au temps du roi Salomon. Les marchands phéniciens l'appréciaient beaucoup et en emportaient dans tous leurs déplacements. Selon certaines sources, ce serait précisément les Phéniciens qui auraient introduit cette épice dans la péninsule ibérique puis, plus tard, en Cornouailles, où ils l'échangeaient contre de l'étain. Dans ces deux régions, on prépare toujours les petits pains au safran, héritage certain de ce commerce. Le safran, à la saveur piquante est indispensable à la préparation de certains plats comme la bouillabaisse ou la paella et, en Scandinavie, les biscuits au safran font toujours partie du repas de Noël. Le safran entre dans la fabrication de liqueurs, la célèbre Chartreuse notamment. Maintenant faut que j'aille, j'ai
une tranche de gigot à grignoter... avec un riz au safran.
Auteures
: Script
Écrit à
Montréal
Le samedi 31 mars 2001 Muses : un gigot d'agneau, une céphalée et quelques grains de safran |
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