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Dimanche matin. Diary time. Réveil à 09:00
en larmes. Avant, vers 4 heures du matin, c'était en plein
fous rires. Avant le sommeil il y avait eu le bain de la jouissance
et la détente. Après il était vidé, dit-il.
Il a dormi. En pleine nuit, vers 2 heures, il fait tout pour ne pas
la réveiller. Il se relève. Il écrit.
Elle va le rejoindre à son bureau. Il croit que c'est de l'avoir
dérangée dans le lit, démêlé son corps
du sien. Ce n'était que le bruissement de ses ailes,
dit-elle, juste les ailes.
Toujours
après 9 heures, marche et café, tout va de travers,
sans aucun désir. Retour à Outlook. Misère,
une seule petite enveloppe. Je maudis la terre entière.
Elle n'est pas de Shâhriyâr. C'est la mise à jour
de Scrib. Tous les diaristes doivent dormir, seule la Scribouilleuse
a pondu. Ce matin, ses oiseaux gazouillants m'aideront à
retrouver le sourire. Sa lecture de Les Enfants du Siècle
tombe à pic. Je vais courir louer le film, y passerai la journée.
Relirai tout.
Il me
manquait un couple : Sand et de Musset, oui. J'avais oublié
ces deux là. J'ai hâte d'en parler avec Shâhriyâr.
Et je suis morte de peur. Seule ce matin avec tout ce silence.
L'absence est insupportable.
Les
états d'âmes sont si éphémères, n'est-ce
pas? Une heure plus tard, je me dis, c'est pas si pire que ça
voyons. Après tout, Scribouilleuse a écrit une de ses
plus belles pages, Zuby
«commence demain» , et Strophe
a accouché de Catherine dimanche dernier. On
va s'en sortir.