...L'HIVER 2000-2001
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Le lundi 12 février 2001,
[00:32]  Hier, dimanche et encore une fois demain matin, je referai le trajet.  C'était trop beau.   Marcher sur l'avenue du Parc du sud au nord, puis du nord au sud en me laissant inonder de toute cette lumière glaciale, c'était trop beau.  Vraiment. 

Porte ouverte sur la poésie des mots proscrits, des mots interdits prononcés un par un.  Dans le silence du froid immense qui piquait chacun de mes doigts de ses minuscules aiguilles aimantées.  J'ajoutais ainsi des milliers de perles à ma débordante rosée matinale.   On gèle.  Elles sont encore plus belles parce qu'hivernales montréales. 

Ainsi, je ne serai plus qu'une trace de neige blanche sur la chaussée asphaltée de Parkavenioue.  Les pigeons s'envoleront en se cognant le bout du bec sur le bord du feu de mes copiés-collés trop clean.  Je m'effacerai de la page, elle-même arrachée au plus grand des grands livres. 

J'avais rien prémédité.  Script vient de se réveiller.  Elle écrase une larme sur le bord de sa prunelle lilas.  Elle dit :  « b . . s. i..e li...  »   Pardon?  Je n'ai rien compris à sa jargonaphasie.  Elle n'a pas voulu parler plus fort, ni articuler.  Désolée, je n'ai rien compris.   Faut pas faire attention, Sript parle souvent en dormant.
 
 

[09:24] Découverte du site de Renaud Camus,  Vaisseaux brûlés.  J'ouvre son journal, je le lis.  J'ai là des journées, des semaines entières de lecture à l'écran.  Je prendrai mon temps.  Les P.A. (petites annonces) si bien classées ne vont pas s'envoler.  J'avais vu le livre hier à la librairie et c'est par la filière du livre que je suis remontée jusqu'au site.   Pli sur pli , je crois.  Je n'ai pas noté l'édition, on trouvera ça sur le site  http://perso.wanadoo.fr/renaud.camus/

Je me pose cette question : si j'aime trop un autre journal, cesserai-je d'aimer le mien?  le délaisserai-je?  C'est une chance à prendre.  Je lirai le philosophe, le littéraire, le solitaire, le journal.  Je ne m'intéresse pas le moins du monde à « l'Affaire Camus ».  Ce genre d'histoires me tue.  Je veux juste lire point. 

Après quelques pages, découverte de similitudes. 

À côté de ce journal-là, le mien ressemble à un cahier d'écolière. 

Il faut que je relise l'histoire de Tristan et Iseult.  Par Bédier.  Lire plus régulièrement la section« Livres » du journal Le Monde.  Le 9 février, un court article  sur Madeleine Gagnon.  En poésie, l'écriture opère une rupture.  Rupture de la manière de dire, de penser.  C'est comme parler ou lire une autre langue dite par des sujets sans parole, des femmes blessées et bâillonnées, les victimes des guerres extérieures autant qu'intérieures (corps, pensée, sensibilité).  Cette autre langue ne saurait exister que dans le peu de mots d'un poème, faits pour une bonne part de silences éloquents.  Comme en musique : les pauses ne sont-elles pas tout aussi importantes que les notes? 

Lu aussi que le spleen est nécessaire à l'émergence d'un désir.  Oui?  Mais aussi, que si le spleen devient obsédant, il aboutit à une destruction.  Trouver ce livre récent de Pierre Fédida.  Il y serait question du paradoxe de la nécessité mélancolique que l'on aurait par erreur qualifiée de maladie (dépressions et Cie).  La mélancolie serait une nécessité négative inscrite au coeur de l'âme humaine et génératrice à la fois des forces de la vie  et des forces de la mort.  Fédida redonnerait donc ses lettres de noblesse à la mélancolie? 
 




Le mardi 13 février 2001,

[14:51] On se demande où je passerai mon après-midi?  Juste à gauche, dans la marge.  Mais en bas de l'image par exemple.  Je serai installée sur le bout de plage qui n'apparaît pas sur la photo.   Je serai allongée là, à même le sable, le portable ouvert à mes côtés, en train d'écrire mon journal, ou encore mon roman.  En alternance.  À moins que quelques phrases ne surgissent pour un autre texte, que je me dépêcherai de consigner dans le bloc note, pour ne pas les oublier.

Non, je ne suis pas rendue sur une plage de la Martinique.  Sauf que oui, mais virtuellement.  On peut tout faire « virtuel », n'est-ce pas?  Alors autant prendre le meilleur.  Pour moi, aujourd'hui, ce sera la mer et le soleil, et la plage, rien de moins. 

Tout d'abord, j'aurai besoin d'orienter mon regard vers le rectangle formé par la fenêtre de mon bureau.  Ce que je verrai?  Un coin de ciel bleu, et du soleil partout.  Bon, pour ajouter un peu de concentré au bleu, il me faudra ouvrir Paint Shop.  Ça, c'est un détail.  Déjà fait.  Et tant qu'à y être, je changerai tout le reste : l'érable aux branches nues devient ce magnifique bouquet de palmiers,  les maisons d'en face reculent et se tranforment en un horizon jonché de petits voiliers.  Ne reste plus que transformer la rue en bas en une mer bleu corail, plus un peu de sable blanc. 

Merde, j'ai oublié de changer mon pyjama en pilou pour un bikini,  pi j'ai oublié d'apporter ma crème solaire.  Fake, j'pourrai pas rester.  Je rentrerai donc à la maison pour souper.

Le mercredi 14 février 2001,

[08:32]  Je me suis demandé  pourquoi j'écris méticuleusement l'heure à chacune des entrées de mon journal, et aussi pourquoi je place des crochets autour de ces mêmes heures.  C'est maniaque.

Et si je pousse l'enquête, je me demanderai  pourquoi j'écris les dates en gras, en spécifiant toujours le jour et l'année avec une petite virgule.  Dans une autre vie, je devais m'appeler Virgule, ou bien Virgile?   Ils ont dû se tromper sur mon passeport venant de l'au-delà.[Quoi?]

Et j'ai un autre réflexe conditionné.  Aurais-je des points communs avec les chiens de Pavlov?   Tout le monde le sait que nous sommes en 2001, pourtant  j'écris 2001 pareil.  Juste pour entendre sonner la petite cloche?  C'est que la petite cloche va probablement faire sortir les petits mots sagement alignés les uns à la suite des autres.  Une sorte de rituel qui s'est installé entre le langage écrit et moi.  Mais pourquoi c'est comme ça? 

Je n'ai pas la réponse à ce douloureux questionnement existentiel.  Pourquoi?   Mais parce qu'il n'y en a pas!   On préfèrera un gentil : « Je ne sais pas ».  C'est beaucoup plus cool.   L'aveu d'humilité et d'ignorance permet toutes les bassesses, c'est bien connu.  Et cela dissimule aussi les plus savants en-fur-wrap-ages (orthographie personnelle d'un dérivé du  néologisme "enfirouaper")...  savoir ça, et ouvrir l'oeil.  Quelqu'un se souvient-il du commerce des fourrures?

Quel magnifique soleil, ce matin, si bien caché derrière les nuages, mais moi, je pouvais le voir.  Il fait encore noir, passé 9 heures.  Merveilleux, je pourrai paresser au lit plus longtemps.  Prendre un deuxième café au lait et un autre croissant tartiné au Nutella.  Le mercure est à la hausse.  La neige est presque toute fondue sur la terrasse.  Ça sent déjà le printemps.

C'est que les oiseaux de février ont ouvert la porte de l'espace intérieur du monde, rien que pour moi.

Chez. com, l'hébergeur [quel mot], est encore en panne.  Nous ferons comme si de rien n'était, n'est-ce pas? 

[14:54] Contente de voir que la panne ne s'éternisera pas.  Cette journée est de celles où j'ai envie d'écrire tout le temps, et partout.  On en sera quitte pour trois ou quatre mises à jour.  On sera envahi par l'imprévisible inondation.  Aimera-t-on ce nouveau foisonnement?  Ou s'ennuira-t-on de la retenue des mots, de l'avarice verbale?  Parfois le verbiage du journal frôle le verbatim et ressemble à de la pure logorrhée.  La diarrhée de la diariste?  J'entends Scipt crier  Beurk!  Et je la comprends.
 

Ma plage du Sud d'hier s'est envolée.  Une fine bordée de neige s'est mise à tomber.  On dirait que le printemps va attendre à demain.  Il peut bien se faire désirer encore quelques jours, il n'en sera que mieux accueilli.  L'homme est comme le printemps.  Il se fait attendre, désirer.  Il aime bien susciter et entretenir la lente montée du désir, faire durer la flambée de l'étincelle.  Pour me charmer encore mieux.  Pour m'ensorceler, et le pire, c'est que ça marche.  Tant mieux.  Il fera plus chaud sous la couverture.

Je me demande tout le temps si je devrais parler de mon roman ici.  Je n'ose pas.  Ça serait un peu comme  l'écrire deux fois.  Je raconterais ce que j'écris et le jour viendrait où j'en citerais de petits extraits, pour illustrer, puis un autre jour j'ajouterais un lien vers quelques pages, puis pas longtemps après le fichu roman sauterait dans mon journal à pieds joints.  C'est que c'est envahissant un livre quand ça veut que tu l'écrives.  Dévorant.  Ça cherche à attirer l'attention, à prendre toute la place.  Ça me ressemble un peu, tiens.  Alors je n'en parlerai pas.

 Si, quand même un peu, juste pour dire que j'ai mijoté un gros changement au niveau de la forme.  Quand le récit commençe, c'est dans les années du « Refus global », ensuite la narration revient dans le présent mais  un présent vague et imprécis (pas daté, n'importe quand dans les cinq dernières années) et après, il y a des flash back : le premier, dans les années 70, le deuxième, en 1999, et je n'étais pas encore arrivée au troisième.   J'utilisais amplement l'imparfait et toutes les troisièmes personnes : il, elle et bien des ils et pas de je.  Hier, j'ai révisé l'ensemble.  Trop de passé.  Ça ne marchait plus à mon goût.  Je sais pas si ça va tenir la route longtemps, mais je veux placer le présent en premier, le présent d'un jour X que j'inventerai.  Par contre, je ne veux pas reprendre du début comme si l'histoire commençait le 14 février 2001.  Stupide comme idée. Et puis j'en ai trop long d'écrit pour tout rentrer ça dans une même journée.  Je dois trouver une solution à ça.   J'ai pensé mettre décembre 2000 au début puis rattrapper le temps, mais ça me paraît encore trop vague.

D'un autre côté, cela ne doit pas être comme dans un journal non plus.  Non, je veux faire comme si, un bon matin, je décidais d'écrire la première page d'un livre et que le lecteur embarque exactement dans l'histoire cette journée là.  Pour que la lecture se fasse instantanément quand ça s'écrit.  Est-ce que ça se tient?  Je ne sais pas, mais je me comprends.  Donc, le temps présent et toutes ses ressources et le je qui refait surface en partie.  Pas le choix?  Oui et non.  Ne suis-je pas le Deus es machina [le gars des vues]de ce roman? oui, en tant qu'auteure, narratrice, et scripteure;  ce qui me donne tous les droits d'en faire ce que je veux [bon, Script se roule à terre à cause de la féminisation des termes]. 

Sauf qu'il faut que ce soit lisible.  Je ne vais pas faire un double du journal, non, je veux simplement doubler  l'écriture du journal d'une fiction romanesque parallèle qui se passe le même jour, mais qui ne sera pas diffusée sur internet jamais.  Et dans ces pages quotidiennes seront insérés les flashback du récit.  Me semble que ça a du bon sens.  Je sais que ça a probablement déjà été fait, mais moi, je vais le faire autrement, à ma façon...

Voilà, le plus gros du changement va se faire comme ça, c'est décidé.  Après, restera plus qu'à  pondre la reste.  Si j'ai été obligée de réorienter la façon de raconter l'histoire, c'est aussi parce que j'ai un personnage qui se retrouvait régulièrement coincé avec l'imparfait et son truc ne coulait pas, il n'était pas à sa place.  Au présent, là, il sera content.  C'est vrai!  depuis tout à l'heure,  il me fait un large sourire.  Exactement comme un Smiley.  J'ai bien envie de lui en mettre un ici, mais il arrêterait de sourire. Il n'aime pas ça, dit-il, des petites faces.

J'aurais peut-être pas dû parler du livre ici?  Non? En tout cas, ça m'a éclairci les idées.  Merci à mes oiseaux de février.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Straelitzia
reginae
ou
Heliconia des Caraïbes

Le jeudi 15 février 2001,
[11:00]  Bien contente que cette maudite fête des coeurs soit derrière.  Hier, j'ai passé par dessus l'événement.  Fait comme si c'était un jour comme les autres.  Pour moi, le 14 février c'est l'anniversaire d'une rupture, toute une.  Alors depuis cette année-là  je n'ai pas voulu laisser un homme m'approcher d'assez près pour me parler d'amour et me faire fluscher un lendemain de Saint-Valentin.  Voilà.  C'est dit.  Next.
 
Aujourd'hui, j'écris le journal d'une improductive.  Je ne suis bonne à rien faire.  Et je ne ferai rien, enfin, pas tant que je serai dans cet état-là.  J'aurais dû m'y attendre... car après avoir écrit sur mon roman hier, je n'y ai pas retouché.  Il devait en avoir assez d'entendre parler de lui, et il ne me dérange plus.  Ça va revenir, si je ne force pas l'inspiration.  Et puis moi, l'inspiration, je ne sais pas ce que c'est.  Écrire, c'est travailler avec un matériau qui s'appelle le langage.  Et prendre du plaisir à ce jeu.  Point.  Il n'y a pas d'ange ni de muse qui me dicte à l'oreille quoi écrire.  Ça, c'est de la bouillie pour les chats.  Les mots, les phrases, il faut les arracher au néant un par un et après, prendre le temps qu'il faut pour les tailler à la hache.  Après, les polir, les caresser et peut-être les contempler si la journée a été bonne.  Pas de cadeau.  Jamais. 

Alors je me suis levée à l'aube et j'ai pris le chemin de la montagne.  Le soleil qui plombe sur la neige fondante a refait mes réserves de plaisir pour le coeur et pour le corps.  Je crois bien que je peux annoncer à mes lecteurs qui si la tendance se maintient, je serai pleinement heureuse avant que midi n'ait sonné.  C'est ça.  Voilà.  J'ai lâché un autre morceau d'intimité. 

En ce moment précis, je sors d'un long bain de mousse et j'écoute Norma.  Plus précisément  :  « Casta Diva », chanté par Maria Callas.  Cet opéra me bouleverse.  Je pourrais mourir en écoutant ça et ça me ferait même pas mal.  J'ai programmé le cd pour qu"il rejoue 30 fois.  Et j'en remettrai si j'en manque. 

Le bonheur avec mon métier, c'est la liberté d'horaire.  Je sais, la vie de pigiste n'a pas que des avantages, mais c'est ce qui me permet de consacrer du temps à ma propre écriture, ce que je ne pourrais pas faire sur le terrain d'un employeur.  Cela me donne aussi la chance de voir passer les instants magiques de ma vie, mes chers moments privilégiés.  Et d'être dans ma maison, de vivre dans un lieu décoré à mon goût à moi, mon nid. 

Bon, ça va faire les ma, mon, me... faut que je retourne à mon improduction.   Ah! Callas, tu me tues. 

[16:44] C'est merveilleux, l'improduction.  J'ai encore écouté ma musique, puis mangé.  Ensuite, n'y tenant plus, je suis retournée dehors.  En marchant, la neige tombait des grands arbres et m'arrivait sur le nez.  Ça fondait en me laissant de petites flaques d'eau sur les joues.

Et tout ce soleil, aujourd'hui.  Il me semble que je le vois pour la première fois de ma vie.  En rentrant tout à l'heure, vers 14 heures 30, j'ai installé une chaise longue sur la terrasse et j'ai lu, bien emmitouffflée sous une vielle couverture de traineau, doublée de fourrure.

Qu'est-ce que je lis?  Je relis Mimésis, de Erich Auerbach, un livre sur la représentation de la réalité dans la littérature occidentale (française, pour ne pas la nommer).  L'intérêt de cette suite de textes c'est de suivre l'auteur  à travers les explications des oeuvres autant de Platon que de Stendhal, de V. Woolf que de la Bible ou de Cervantès.  En tout cas, pour qui aime la littérature, la table est mise.  Pour le grand service.  C'était comme si de grands tableaux de l'histoire littéraire défilaient devant moi, et je n'ai pas fini de déguster. 

Et puis je ne me sens même pas coupable de ne pas avoir touché à mes textes.  Pour un article, je suis au bord du deadline.  Pour le reste je peux encore négocier.  J'y arriverai.  J'aime bien produire à la dernière minute.

Je sais que ce que j'ai fait aujourd'hui, ça été de me nourrir, de refaire le plein d'énergie.  J'écrirai tout à l'heure, demain.  Je sais que mon improduction a travaillé pour moi.  Comme ceux qui mettent leur argent à la banque.  J'ai capitalisé avec les rayons du soleil et la neige fondante. 

[18:55] Colacha, dans son billet du jour, raconte qu'elle a reçu un oiseau de paradis à l'intérieur d'un magnifique bouquet que lui a envoyé son mari pour la Saint Valentin. La chanceuse.

Jusque là, ça va.  Mais la reine a aussi écrit quelque chose comme  « où est Script, pour le nom en latin? »    Bon, je sais, elle a dû écrire ça autrement,  je cite par oreille.  Sauf qu'en lisant ces mots, mon sang n'a fait qu'un tour.  Du coup, j'ai ouvert quelques  dictionnaires. 

D'après Littré, l'oiseau de paradis serait un oiseau des Indes à longues plumes effilées.  Il dit aussi qu'on nommait oiseau de paradis, les plumes de cet oiseau que les femmes portaient dans leur coiffure.  Mais Littré ne dit pas un mot sur la fleur.

Le Petit Robert?  Lui aussi, il renvoie l'oiseau de paradis au paradisier, un oiseau (passereaux) de la Nouvelle-Guinée.  Ce qui nous conduit, nous, directement à laScribouilleuse.  Oui, en droite ligne.  Ben quoi?  C'est elle la spécialiste des cui-cui, non? pas moi!

Diantre, nagerions-nous en plein intertexte?  Ou n'est-ce que de l'hypertexte?  Non...  c'est plus que ça.  Quel terme s'applique à l'intertextualité hypertexte du journal online?    S.O.S.,  Mongolo , please, aide-moi à démêler tout ça!

En attendant, on se calme, on veut juste savoir le nom latin de l'oiseau de paradis.  Et comme d'habitude, google.com a sûrement quelques mots latins dans son chapeau de magicien.

Oiseau de paradis, la fleur, est le substantif utilisé pour nommer autant le classique STRAELITZIA REGINAE d'Afrique du Sud, que pour différentes espèces de l'HELICONIA des Caraïbes.
Bon, me voilà satisfaite de ce petit sprint-recherche improvisé.  Et si nous voulons essayer d'en faire pousser, des oiseaux de paradis, j'sais pas moi, pour la Saint-Valentin prochain par exemple (ne sont-ils pas gorgeous, comme dirait l'autre) nous pouvons aller sur le site où j'ai trouvé l'image, baobabs.com, ils vendent la semence.

C'est tout ce que je sais.  Coudonc, j'pense que je pourrais faire un petit bébé Lexique latin pour mes noms de fleur.  Non? 

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