ACCUEIL|ARCHIVES| Vol. I   No8

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LE VENDREDI
29 SEPTEMBRE 2000
de rien

Bref, une de ces journées vides. J'aurais voulu faire mes valises et changer de place. Ça fait que j'ai appelé Dieu : « Seigneur, y a-t-il un train en partance ce soir pour l'au-delà ? » Non, je partirai probablement en Europe. Y penser sérieusement.

LE JEUDI
28 SEPTEMBRE 2000

il

memoria 1 [je mettrai les pages de la memoria en ligne plus tard, quand tout le journal sera révisé et publié]




[Les coquilles humoristiques en bas de page sont tirées de mon Ramat de la Typographie, et la plupart sont de l'auteur, Aurel Ramat. J'ai eu envie, comme lui, de susciter un sourire à toute personne qui ouvrira ce journal, à n'importe quelle page]



© 2000 Annie Strohem.

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on appellera ça du renoncement

LE VENDREDI 29 SEPTEMBRE  2000

Je suis nulle, nulle, nulle. Je peux bien écrire en tout petits caractères, bientôt, mon écriture va disparaître. G. ne m'a pas encore donné de nouvelles. Est-il plus malade, hospitalisé, mort, ou a-t-il juste décidé de m'ignorer? Faut que je devine. Je reste là sans rien faire. J'ose plus l'appeler. Ni toucher à mon courrier.

Par ailleurs, ma sinusite lève doucement les voiles, mais pas assez vite à mon goût. J'ai pas travaillé de la journée, pas pu lire non plus. C'est pas une vie.

Je n'arrête pas de pleurer depuis que j'ai lu le journal de Mongolo. Son texte du 16 septembre 2000, avec les photos du village d'Oradour-sur-Glane détruit en 1944, ses habitants massacrés et toute la vie détruite sur place est bouleversant. Pourquoi les hommes ont-ils commis, commettent encore et commettront-il toujours de telles horreurs? J'ai peur de la réponse. Je DOIS partir.



















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Il lui fit cette déclaration entre trois yeux, car il était borgne.