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| ACCUEIL|ARCHIVES| Vol. I No7 |
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LE
JEUDI
Ma seule distraction a été la mise à jour de mon e-courrier... pleine d'erreurs. Les e-mails me revenaient, je corrigeais, l'enfer ! C'était peut-être pas une bonne idée d'ouvrir le PC aujourd'hui. LE
MERCREDI
la memoria : [Les coquilles humoristiques en bas de page sont tirées de mon Ramat de la Typographie, et la plupart sont de l'auteur, Aurel Ramat. J'ai eu envie, comme lui, de susciter un sourire à toute personne qui ouvrira ce journal, à n'importe quelle page] © 2000 Annie Strohem. |
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Malgré la sinusite et son cortège d'inconforts, j'ouvre mon journal. Toute la journée, j'étais incapable de travailler. Je me suis levée tôt, réveillée par un bulldozer qui m'écrasait la boîte crânienne. Se pourrait-il que ma calotte glacière soit en train de fondre, docteur? Ben quoi, l'évolution, on sait jamais. J'ai mouché, râlé, j'étais pas belle à voir. Pas faim, même le café ne goûtait rien. Je me suis traînée devant la télé. Pas le choix, pas capable de lire... Deuxième événement qui m'a obligée à sortir de mes miasmes sinusiens, Luc est passé me voir. Stressé le beau L. Trop pressé pour boire tout un verre d'eau. Il n'en prend qu'une gorgée ou deux et il parle, parle, il n'arrête jamais de se torturer avec toutes sortes de choses. La job, l'argent, le char, name it. Né avec des rollerblades attachés après le cordon ombilical, y roule mon Luc. Je l'aime de même. S'il avait pas ce grain de folie-là, il serait sans intérêt aucun. Enfin, le sens que ça a pour lui, et pour moi. Je suis sortie un peu au soleil pour jaser avec lui, sur le balcon en arrière, celui qui donne sur la ruelle. Veut veut pas, il s'arrête toujours finalement, surpris par cette immobilité que je provoque sans le vouloir, et il me regarde. Comme s'il était un peu ailleurs. Ce gars-là, il a la mer dans le regard. Et il ne le sait pas... Personne n'a jamais vu ça. J'ai beaucoup de chance qu'il soit mon ami. Et la bonne chaleur du soleil, même au travers des vitres, elle viendra à bout de mon mal. Il le faut. Demain je dois travailler absolument, sinusite ou pas. Mais ça, c'est une autre histoire. |
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