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| ACCUEIL|ARCHIVES| Vol. I No42 |
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LE MARDI
Le salon
du livre
commence
jeudi matin
16 novembre
à 9h00 «Cherchez-moé
pu....» j'ai pris
mon temps
aujourd'hui je lis : ![]() Le coup de coeur LE LUNDI
memoria 1 [je mettrai les pages de la memoria en ligne plus tard, quand tout le journal sera révisé et publié] [Les coquilles humoristiques en bas de page sont tirées de mon Ramat de la Typographie, et la plupart sont de l'auteur, Aurel Ramat.] © 2000 Annie Strohem. |
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Il est 21h25. Je n'ai pas souvent écrit le soir dans cet espace-ci. J'aimais plutôt le faire le matin, à la première heure. Ou bien l'après-midi. Ce journal n'a pas encore deux mois. Je suis encore à réfléchir à la fonction qu'il exerce dans ma vie. Il n'a pas toujours joué le même rôle depuis que je l'écris. Parfois confident, simple témoin, souffre douleur ou même coach ! Et bien d'autres rôle aussi... je n'ai qu'à relire quelques pages ici et là pour constater l'inégalité dans l'usage que j'en fais. La chose n'est pas simple. A priori, je ne pense pas que ce soit un outil de croissance personnelle que je me serais créé pour arriver à mieux me connaître. J'ai d'autres lieux et moyens pour cela. Entre autre, c'est le rôle qu'a joué mon journal papier pendant plus de dix ans. J'ai un peu épuisé le sujet de mon moi profond. Je ne me regarde plus le vécu du nombril autant qu'avant : je me laisse grandir dans le plaisir ou mieux me laisse pousser comme le font les fleurs. Un travail intérieur profond et intense peut se faire très efficacement sans que l'on ait besoin d'en parler tout le temps. Je sais que l'écriture est réparatrice. Mais ce que j'écris ici sur ce clavier, dans ce fichier, et que j'enregistrerai sur mon disque dur en n'oubliant pas le point html, et ensuite que je publierai au moyen du ftp jusqu'à mon site sur le serveur de geocities, ce que j'écris ici donc, ce ne peut pas être pour une réparation pour des blessures petites moyennes ou grandes. Je peux me tromper. Possible que je me sente trop vulnérable pour me confesser sur le net car, sans une véritable mise à nu, je ne peux comprendre le concept d'écriture réparatrice ni de guérison par le récit de soi. Alors j'en conclue que mon journal online ne jouera pas ce rôle là pour moi. J'en arrive ainsi à examiner à quoi il peut me servir vraiment. Mais pour cela il est indispensable de mesurer les risques à courir. Parce que je passe le plus clair de mon temps à écrire : pour mon travail et puis pour mes études. Si j'écris tout le temps, et que dans mes temps libres j'écris encore ici, et en plus dans mon journal papier, ça frôle l'esclavage ou la dépendance. Je sais que j'en ris et même que souvent j'abuse de la chose car elle me sert, j'en suis bien consciente. Car plus on écrit, n'est-ce-pas, plus on développe de l'habileté, de l'aisance et de la rapidité à le faire. Mais j'ai envie de vivre aussi. Si je ne peux pas vivre sans écrire, je ne peux pas écrire sans vivre. Ni d'un côté ni de l'autre je n'ai de véritable choix. À moins de mettre quelques limites ici et là. Le journal, ici, va se structurer. Beaucoup. Oui, liberté, mais liberté avec des balises. La liberté de construire moi-même la maison que j'habite dans ce journal et qui me contiendra dans les limites de ses murs. Ces derniers temps, quand j'ai eu de la difficulté avec mon roman, c'est qu'il y avait vraiment conflit entre lui et le journal. Quand le journal devenait le témoin de ma vie, le danger était que j'y mette tout et il ne restait presque rien pour écrire ailleurs. Pas tout le temps, bien sur, mais il y a bel et bien eu rivalité, compétition, conflit. La question de l'abandon intérieur s'est pointée au bon moment. Ce journal me sera donc utile à condition que j'y mette plus de rigueur et de persévérance. Il me sera utile si je réussis à m'y donner une discipline sans défaillance. Cette discipline concernera le temps que j'y investirai : un temps déterminé tous les jours. Le contenu : je continuerai sans doute les coups de coeur, la bibliothèque (je l'ai trop peu élaborée), la memoria (pas certain...la memoria, car ça demande beaucoup de temps et l'entreprise est dangereuse - j'y pense). Je continuerai certainement de confier au journal mes pensées et réflexions sur les livres lus. Cet aspect devrait être développé car je n'écris jamais assez là-dessus. Et des réflexions sur l'écriture aussi, sur la rédaction comme telle. J'aime bien ce genre d'exercices. Autre chose? Des détails du quotidien? j'aime beaucoup écrire sur le quotidien, les petits faits, les hasards, les conversations entendues, mais comment? les prochains jours vont m'éclairer. Chose certaine, je veux cesser de m'en aller dans toutes les directions. Ce doit être un peu déstabilisant pour un lecteur de voir quelqu'un passer du coq à l'âne comme cela. Puisque j'en suis au chapitre lecteur, hier, le compteur à zéro, c'était un fantasme, c'était pas pour de vrai. Je me suis créé cette image pour savoir l'effet que ça me ferait à moi si cela se produisait, mais c'était artificiel, j'ai rigolé dans le texte. Dans la vraie vie, soit je penserais à vérifier la configuration du compteur tout de suite, soit je serais trop triste pour écrire si pas un chat ne me lisait pendant trois jours de suite. Bon, assez pour aujourd'hui. Il est 22h11 et j'ai eu deux appels téléphoniques depuis que je pitonne. Cette réflexion s'est faite strictement au fil de l'écriture en moins de trois quart d'heure. Bonne moyenne, mais trop long. |
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