ACCUEIL|ARCHIVES| Vol. I   No40

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LE DIMANCHE
12 NOVEMBRE 2000
prendre mon temps

j'ai très peu de temps devant moi
pour
écrire
ce journal

hier il a fait que gris et froid j'ai un peu marché autour d'ici, pas fait la longue sieste

je lis :
[j'essaie de finir] le Décaméron,

Le coup de coeur
d'aujourd'hui est 
le journal de XXXXX
désolée, la belette n'a plus le temps de fouiner là-dedans

LE SAMEDI
11 NOVEMBRE 2000

quelques considérations du samedi

memoria 1 [je mettrai les pages de la memoria en ligne plus tard, quand tout le journal sera révisé et publié]

[Les coquilles humoristiques en bas de page sont tirées de mon Ramat de la Typographie, et la plupart sont de l'auteur, Aurel Ramat.]

© 2000 Annie Strohem.

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un peu de discipline sera fort utile

LE DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2000

Malgré tout, hier fut une excellente journée.  Et si je veux que ce dimanche rapporte autant de fruits, je ne m'éterniserai pas ici ce matin.  Il m'importe beaucoup de m'y retrouver, par contre. 

Pas seulement pour faire acte de présence.  Non.  Ce serait enfantin et terriblement puéril.  Pas pour saluer et distraire mes lecteurs non plus.  Je sais qu'ils n'ont pas besoin de moi pour ça. Quand j'écris ici, je n'écris pas une lettre, à personne. 

Je ne signe pas mes entrées.  Il n'y a pas d'adresse en haut de la page.  C'est voulu.  Une discipline pour demeurer centrée.  Garder le cap sur la voix intérieure qui me dit quoi écrire.  La voix n'est pas toujours là.  Souvent, elle n'est même pas là au moment où je m'assis devant l'ordinateur.  J'ai appris à ne pas m'en formaliser.  Je reste assise et j'attends.  J'écris quelques mots.  Souvent, je les efface.  J'écoute en dedans de moi.  J'écoute attentivement.  Je sais que si je me mettais à écrire Salut, Bonjour, Vous allez bien, moi...et caetera, je dériverais vers des ailleurs où je ne veux plus mettre les pieds.  Je ne m'adresse à personne (en mots) dans ces lignes, je le sais bien à qui je m'adresse.  Je ne veux plus utiliser un seul adjectif non plus.  Bientôt je bannirai quelques adverbes.  Je commence à rayer les adjectifs à partir d'aujourd'hui.  S'il y avait moins de ces qualificatifs souvent trompeurs, la prose ne s'en porterait que mieux.  Et puis le temps presse.  J'ai commencé à écrire à 09h41, je mettrai le point final à 10h01.  Je me donne 20 minutes chaque jour.  Ce que j'aurai réussi à écrire pendant cette période allouée (?) suffira.  Si je veux dire plus, je n'aurai qu'à aller à l'essentiel.  Voilà pour ce matin.  Il est 09h58.  Il me reste à rayer les adjectifs.  Si je n'ai pas terminé à 10h04, tant pis.







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La fiancée : « Mon futur, ici présent, n'est pas imparfait ; il est plus que parfait. »