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      <title>JOURNAL et autres écritures</title>
      <link>http://www.anniestrohem.com/</link>
      <description>journal personnel et de création, liste de lectures et images du quotidien, le tout accompagné d&apos;un lexique</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2008</copyright>
      <lastBuildDate>Tue, 01 Jan 2008 11:15:49 -0500</lastBuildDate>
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      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs> 

      
      <item>
         <title>72. alors voilà,</title>
         <description><![CDATA[<p>j'en ai fini avec <a href="http://www.anniestrohem.com/">les rhapsodies</a>,  ... et pour la suite des choses, ça va se passer <u>du côté de <a href="http://www.anniestrohem.com/la-renouee/2008/01/1-jour-1-dun-huitieme-carnet.html">la renouée</a></u>.</p>
<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><a href="http://www.anniestrohem.com/images/2008.01.01_promenade11.html" onclick="window.open('http://www.anniestrohem.com/images/2008.01.01_promenade11.html','popup','width=1024,height=768,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img src="http://www.anniestrohem.com/images/2008.01.01_promenade11-thumb-500x375.jpg" width="500" height="375" alt="2008.01.01_promenade11.jpg" class="mt-image-center" style="text-align: center; display: block; margin: 0 auto 20px;" /></a></span>]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2008/01/72_alors_voila.html</link>
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         <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 11:15:49 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>71. avec des ailes dorées</title>
         <description><![CDATA[<div class="rightpic"><img alt="2007.12.29_ailesdorees.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.12.29_ailesdorees.jpg" width="200" height="364" /></div><p>Peu écrit cette année. Le maigre volume sept commencé le vingt-six septembre deux mille six se termine aujourd'hui, à moins que je ne change d'avis et ne grimpe sur le cheval blanc ailé pour arracher deux ou trois derniers billets au temps qui s'enfuit. </p>
<p>Le maigre septième volume d'un journal qui m'a connue plus volubile butera sur son point final ce jour, faisant moins de cent vingt pages. </p>
<p>Alors à moins que je ne change d'avis, l'année deux mille sept avec ses soixante-et-onze pages n'aura donné qu'un opuscule, une brochure, que dis-je, une plaquette, un fascicule, un recueil de mes jours pliés et déchirés, pillés par un travail qui me ronge, mais nourris et maintenus en vie par la littérature, le fleuve, la montagne et les jardins.</p>
<p>Alors à moins que je ne change d'avis, cette page sera la dernière d'un carnet couleur de chair blanche, issu de mes nuits secouées d'orages venteux, de mes lunes noires et roses, de mes fleurs en papier japonais, de mes oiseaux jaunes, verts et blancs, de mes corneilles aux ailes noires et de mes délires limbiques distillés au vin rouge. </p>
<p>On dira de mon année deux mille sept qu'elle en fut une de vaches maigres for love, sexe &amp; writing. Personne à blâmer dans l'histoire, ni vous ni même pas moi, ni mon reflet au miroir en miettes. Mais je suis libre au moins, calice de vie faut que je te boive jusqu'à l'hallali avant que je ne refuse pas de me métamorphoser en renard rusé et moqueur. </p>
<p>Et mon journal en ligne commencé en septembre 2000 ne se terminera pas avec le volume sept ; et moi, surtout pas avec une fin d'année en mode vaches maigres. Il continuera un jour de janvier de l'an deux zéro zéro huit avec la première page d'un huitième volume encore plus voulu que fouillu, décousu et dysjoncté tordu.</p>
<p>Les vaches deux mille sept avaient beau être maigres, ce n'étaient jamais que des ruminants et je n'en dirai pas plus en ce vingt-neuf décembre deux zéro zéro sept, faut que je fasse mon nouveau design [héhé et puis que je trouve un huitième titre], que je fasse mon bilan, mon budget, mon ménage, que je ramasse le courrier, que je donne quelques coups de pelle pour déneiger l'escalier et ma toyota noire, que j'aille chercher quelques bouteilles de champagne, et de la farine de sarrasin pour faire des blinis que je servirai avec des oeufs de poisson, de la crème sûre et une salade de betteraves au réveillon de la saint-sylvestre. Et si je préparais une soupe à l'oignon, avec du porto et du foie. Gras.</p>]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/12/71_avec_des_ailes_dorees.html</link>
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          <category domain="http://www.sixapart.com/ns/types#category">la question du journal</category>
        
        
         <pubDate>Sat, 29 Dec 2007 15:39:38 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>70. et noël...</title>
         <description><![CDATA[<br /><div class="pic"><img alt="2007.12.24_nativitecollage.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.12.24_nativitecollage.jpg" width="500" height="500" /></div>

<p>Je vous souhaite plein de bisous doux et des cadeaux enrubannés de satin blanc, rouge, vert, doré, et du vin de Champagne, du chocolat et un grand feu de cheminée. Un petit matin de Noël avec des croissants chauds et de la confiture (ou  ce que vous voulez). Et une grande tempête de neige blanche, pour la paix. </p>

<p>Je passe les fêtes avec ma famille, loin de ma campagne mais néanmoins heureuse et légère. Il manque quelques êtres qui me sont plus précieux et chers que tous les trésors en or pur et cela pourrait m'attrister mais rien ni personne ne m'empêchera de les porter dans mon coeur, toujours. </p>

<p>Pour vous, mon collage du jour bricolé pour mémoires et bébés joufflus. Et un joyeux Noël. </p>   ]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/12/70_et_noel.html</link>
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          <category domain="http://www.sixapart.com/ns/types#category">qu&apos;est-ce que tu fais</category>
        
        
         <pubDate>Mon, 24 Dec 2007 17:25:30 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>69. comme un beau rideau blanc...</title>
         <description><![CDATA[<p>Qu'est-ce que c'est que ...la poudrerie ?</p>
 
<p>Je devrais savoir que tout le monde ne connaît pas la poudrerie. Il faut vivre au Québec. Ou s'y être retrouvé en plein hiver, entre mars et novembre pour avoir entendu ce mot-là (mais qu'est-ce qu'ils ont à inventer des mots, ils sont fous ces québécois), ou vivre ailleurs dans un autre pays nordique et donner à la poudrerie un autre nom comme <em>blowing snow</em> ou <em>drifting snow</em> car c'est bien évident qu'en anglais, tout le monde comprend. </p>

<p>Ainsi donc par ici, pour obtenir une belle poudrerie, il faut de la neige, et du vent. De la neige qui tombe. Ou qui est déjà tombée. Et du froid. Et le vent du nord qui mord, siffle, souffle et tourbillonne.</p>

<p>La poudrerie, dans mon beau pays qui n'en est pas encore un, c'est de la neige poussée par le vent, c'est quelque chose de blanc et poudreux qui cisaille la peau avec mille petites lames fines, qui vous coupe la respiration au sens littéral du terme. Et puis ça rend aveugle. En plein milieu d'une grosse poudrerie, on ne voit rien devant soi. La poudrerie, c'est aussi très doux parfois, comme un beau rideau blanc qui vole au vent. </p>

<p>Mais le mot poudrerie, au sens où je l'entends, a-t-il acquis ses droits de fréquenter les grands dictionnaires ? Comme le <em>Petit Robert 2007</em> par exemple ? ben oui, mais en tant que régionalisme, si j'ai bien compris : </p>
 
<blockquote><p><strong>poudrerie</strong> n.f. &ndash; 1695, ancien français <em>pouldrerie</em>, de poudre. Régional (Canada). Neige chassée par le vent (souvent en rafales, cf. Blizzard).</p></blockquote>

<p>Pour <em>Petit Robert</em>, l'étiquette &laquo; régional &raquo; signifie : </p>

 <blockquote><p>mot ou emploi particulier au français parlé dans une ou plusieurs régions (France, pays francophones), mais qui n'est pas d'usage général ou qui est senti comme propre à une région.</p></blockquote>

<p>Le Québec, une région ? On aura tout vu.</p>

<p>J'ai consulté le grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française (http://www.granddictionnaire.com), on y mentionne également les termes de &laquo; poudrerie au sol &raquo; ou de &laquo; poudrerie basse &raquo; quand la neige déjà au sol, sous l'effet du vent, est soulevée et poussée à une hauteur inférieure à deux mètres. Par ailleurs, on dira &laquo; poudrerie haute &raquo; ou &laquo; poudrerie élevée &raquo; quand la neige déjà au sol, sous l'effet du vent, est soulevée et poussée à une hauteur supérieure à deux mètres.</p>

<p>Le dico de l'Office donne toutes ces explications en ajoutant que le nom féminin <em>chasse-neige</em> a été adopté par l'Organisation météorologique mondiale. Et que les abréviations anglaises BLSN  et DRSN (blowing snow et drifting snow) sont aussi employées en français. M'en doutais.</p>

<p>Mais alors, qu'est-ce que c'est que ...la chasse-neige ? De la poudrerie ? ok...</p>


 ]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/12/69_comme_un_beau_rideau_blanc.html</link>
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         <pubDate>Tue, 18 Dec 2007 08:31:50 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>68. je vous souhaite la poudrerie</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">Un avertissement de poudrerie pour Kamouraska, Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles a été émis à 4h31 le lundi 17 décembre 2007. Irai-je ou n'irai-je pas travailler ce matin ? Il est déjà presque 8 heures et je tergiverse. </p>

<p>Ira, ira-pas ? Les écoles sont fermées. Je consulte météo média. Il fait un beau moins 9° C tout rond mais la température ressentie est de moins 18. Humidité relative de 85%, brrr.  Les vents viennent du Nord à 28 km/heure avec des rafales de 41 km/heure. </p>



<p>Cette nuit c'était bien pire, je n'ai presque pas dormi, croyant que le vent réussirait à souffler ma maison au loin comme le loup dans les Trois petits cochons. J'avais peur mais j'ai choisi de rester dans mon lit et de dominer cette peur au lieu de descendre me réfugier en bas en me disant si le vent emporte la maison il m'emportera avec, et je ferai une jolie culbute dans la nature et puis c'est tout. Sauf que la maison tremblait et craquait de partout, et cette absence du calme et du grand silence auxquels je suis habituée chassait le sommeil. </p>

<p>Le soleil qui brille par son absence s'est levé à 7h21. Toujours caché sous les nuages, il se couchera  tout à l'heure à 15h46.</p>

<p>La neige abondante, les vents violents et la poudrerie seront avec moi tout la journée. Les vent forts combinés à la neige réduiront la visibilité à presque nulle. Je crois qu'il serait plus sage de ne pas aller travailler. Aujourd'hui, je devrais me rendre à quelques 30 km d'ici. Trop risqué. Je resterai à la maison, j'allumerai un feu et  je lirai <em>Odette Toulemonde</em>, bien au chaud.</p>

<p>Mais, irai-je ou n'irai-je pas faire de la raquette ? Et puis, c'est quoi cette histoire de souhaiter la pluie aux gens, et maintenant la poudrerie ?</p>

<p><em>Je vous souhaite la pluie</em>, c'est le titre du roman de Élizabeth Tchoungui, un livre que j'ai beaucoup aimé. Quelque part dans l'histoire, Ngazan épouse un blanc et elle part en safari-lune de miel dans les réserves du Nord-Cameroun avec son nouveau mari et Toumaï, le pisteur bororo. La veille du retour à Yaoundé, juste avant le grand départ pour vivre à Paris, Toumaï le taciturne leur fit cuire une cuisse d'Antilope et leur tint un petit discours qui se terminait ainsi :</p>

<blockquote><p>Tu es blanc, elle est noire, on vous le reprochera sans cesse. Ignorez les vautours, soyez forts et fertiles. Chez nous les peuples du désert, l'eau est ce qu'il y a de plus précieux. Alors je vous souhaite la pluie. Qu'elle vienne à bout de la sécheresse des coeurs, et qu'elle irrigue votre foyer.</p></blockquote>     

<p>Et maintenant que j'ai écrit comment ça va par ici, je boirai mon café, au lait. Le café est bien meilleur quand on se retrouve en congé forcé pour cause de poudrerie.</p>  ]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/12/68_je_vous_souhaite_la_poud.html</link>
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          <category domain="http://www.sixapart.com/ns/types#category">comment tu vas</category>
        
        
         <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 07:55:44 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>67. ...et des ciels roses</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">C'était le 13 décembre 2007 et le ciel était rose quand je regardais par la fenêtre de la cuisine, derrière la maison. </p>
<div class="pic"><img alt="2007.12.13_cielrose01.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.12.13_cielrose01.jpg" width="500" height="375" /></div>

<p>Et devant aussi il y en avait, mais plus pâle, au-dessus du fleuve. </p>

<div class="pic"><img alt="2007.12.13_cielrose02.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.12.13_cielrose02.jpg" width="500" height="375" /></div>

<p>On voudrait toujours garder le rose du ciel de l'aube. Mais tout de suite après, il disparaît. Et je n'ai même pas noté l'heure qu'il était.</p>]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/12/67_et_des_ciels_roses.html</link>
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         <pubDate>Sun, 16 Dec 2007 10:35:27 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>66. je vous souhaite la pluie ?</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">Lors de ma dernière tournée de bouquinage à la petite librairie du village, je suis tombée tout à fait par hasard sur le livre d'un écrivain que je ne connaissais pas, Élizabeth Tchoungui.</p>

<div class="pic"><img alt="2007.12.01_tchoungui.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.12.01_tchoungui.jpg" width="500" height="375" /></div>

<p>Je cherchais un autre livre et je l'avais d'ailleurs trouvé, j'avais également déniché - toujours par le plus grand des hasards, j'aime ça - un super bouquin à offrir à l'un de mes amours chéris à Noël et je faisais le pied de grue dans la mini file d'attente pour passer à la caisse avant de repartir dans ma montagne mordue par le froid glacial du premier décembre le plus enneigé de ma vie quand je me suis mise à bouger et à regarder partout et puis en me retournant je me suis trouvée face à face avec le rayon des livres de poches et juste sous mes yeux, ce visage brun mangé par deux grands yeux noirs et l'un de ces rarissimes titres en jaune : <em>Je vous souhaite la pluie</em>. </p>

<p>J'ai regardé le bel objet, je l'ai touché et hop, je l'ai capturé. J'ai lu la quatrième de couverture, feuilleté, lu quelques passages ici et là. Il s'en dégageait une grande douceur, comme une lumière chaude et des mots, des tournures de phrases teintées par la langue fière et forte des sorciers, soeur jumelle de celle parlée par mes amis Franco-Camerounais de Montréal, des rires et du soleil, des odeurs.</p>

<p>Quand mon tour est arrivé de passer à la caisse, je lisais l'incipit du deuxième chapitre :</p>
<blockquote><p><em>&laquo; La nuit tomba à la manière d'une nuit africaine, comme un couperet. </em> &raquo;</p></blockquote>
<p>J'ai mis le livre de Tchoungui dans ma pile. J'ai payé et je suis rentrée à la maison. Le livre était à moi, tagada.</p> 





]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/12/66_je_vous_souhaite_la_pluie.html</link>
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          <category domain="http://www.sixapart.com/ns/types#category">qu&apos;est-ce que tu lis</category>
        
        
         <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 18:28:53 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>65. et l&apos;anamour...</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">J'aurais bien aimé me retrouver dans le gros avion appelé <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/AFPanimation/A380FR0409/">Airbus A380</a> qui a fait la traversée Paris-Montréal hier. Mais dans l'autre sens. L'envie de partir m'a ressaisie entre ses griffes emplumées de sphynx. Je dois avoir quelques gènes d'outarde, de grue ou de cigogne nichés profond dans mon attirail héréditaire.</p> 

<p>Époustouflant. Avec une envergure de 79,8 mètres, le bel oiseau peut transporter jusqu'à 800 passagers, il pèse 560 tonnes (en vol). Avec un rayon d'action de 15,000 km, il avale 3 litres aux cent kilomètres par passager. J'ai lu tout cela,  entre autres, dans la fiche technique d'un beau document animé publié sur le site de radio-can. Tout un animal. </p>

<p>J'ai lu <em>Prodiqe</em>, de Nancy Huston. Étrange histoire d'une enfant prodige. Un rêve. À la fin, Maya dit à sa mère endormie :</p>

<blockquote><p>Tu sais ce que ça veut dire, <em>coquecigrue</em> ? Eh bien, c'est un mélange de coq, de cigogne et de grue... Même les choses qui n'existent pas sont dans le dictionnaire... On pourrait en inventer d'autres... Le chachicheu par exemple, croisement entre le chat, le chien et le cheval! Non, c'est pas très bon... Attends... Ça y est, j'ai trouvé! Le moulipa, croisement de moustique, de libellule et de papillon! Ça, c'est pas mal. Le moulipa. Je l'adopte... Je suis ta petite moulipa qui t'adore.</p></blockquote>

<p>Avec ce damné journal qui me fait damner, je crois bien que je cherche la sortie, à défaut de chercher la suite. Aucune inspiration, comme dans &laquo; l'anamour &raquo;, de Gainsbourg, <em>aucun Boeing sur mon transit / aucun bateau sous mon transat / je cherche en vain la porte exacte / je cherche en vain le mot exit</em>. Mais tout le monde sait que quand on cherche on ne trouve pas. Et puis l'inspiration, c'est quoi au juste ? Ça existe, ou bien c'est une coquecigrue*, voire [même] un moulipa ?</p>

<p>Récemment, Gilles Vigneault confiait à un journaliste que &laquo; l'inspiration est une très belle dame qui vous invite à prendre un verre chez elle. C'est charmant, c'est extraordinaire. Alors on entre. Mais rendu là, elle nous demande si ça nous ennuierait de rentrer son bois. Et c'est là que l'on s'aperçoit qu'il y a du travail quand même ! &raquo; Source : &laquo; <a href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2007/10/18/4586804-jdm.html">Leçons d'immortalité</a> &raquo;, un article de Rim Boukhssimi.</p>

<p>Cher journal, <em>je t'aime et je crains / de m'égarer / et je sème des grains / de pavot sur les pavés / de l'anamour</em>.</p>

<p>La terre est gelée de partout. J'ai perdu mes trois choux d'hiver. Trop attendu pour les cueillir. Quand je les ai coupés hier, ils étaient congelés jusqu'au coeur. Je les ai laissés sur place, peut-être serviront-ils de nourriture à quelque animal affamé. Je me demande s'il y a des animaux qui aiment les choux d'hiver congelés. </p>

<p>Pour les carottes, pas de problèmes. La terre étant très dure en surface, j'ai pris une fourche pour soulever les plants et ainsi j'ai pu sortir mes belles carottes de la terre, intactes et brillantes. Pour les conserver tout l'hiver, on dit de planter les carottes dans le sable. J'en ai pas. J'ai mis un rang d'essuie-tout et un rang de carottes en alternance dans un grand bac et puis j'ai porté le bac dans le coin le plus froid de la cave [à 0°C].</p> 

<p>Il fait de plus en plus froid. Même dans la maison. Depuis trois ou quatre jours, quand je me lève vers cinq ou six heures du matin, le plancher est glacé et je dois faire du feu. Me réveiller avec le froid, je n'ai connu que ça dans les hivers de mon enfance et de mon adolescence. Quand on vit dans une maison en bois sans chauffage central et qu'on chauffe au bois, au nord du je ne sais pas quel combientième parallèle, c'est normal de geler tout rond quand on n'a pas entretenu le feu de la nuit. </p>

<p>En plein hiver, je me lève une ou deux fois au mitan [joli mot, mitan, plus poétique que milieu en tout cas, mais peut-être un peu obsolète, j'imagine] de la nuit pour nourrir la flamme. Peut-être qu'il ne fait pas encore si froid dehors, mais il y a un petit vent froid dans le salon : deux fenêtres ont encore leurs moustiquaires. Il fallait que je porte les châssis doubles à réparer et j'ai procrastiné* *. Le feu de bois fait du bien, je suis bien nichée creux dans une bulle de chaleur au coeur du froid automnal. Hors du temps et de l'espace. </p>

<p>______________<br /><strong>* Coquecigrue :</strong> n.f. &ndash; 1534; p. ê. de coq-grue, croisé avec cigogne. vx Baliverne, absurdité. <br />
<strong>* * Note à moi-même :</strong> <u>Penser</u> à faire réparer mes châssis doubles cette semaine, sans faute.</p>

<p>______________<br />
auteure : annie strohem<br />
écrit quelque part en kamouraska<br />
muse : serge gainsbourg<br />
chanson : l'anamour</p>]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/11/65_et_lanamour.html</link>
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          <category domain="http://www.sixapart.com/ns/types#category">qu&apos;est-ce que tu dis</category>
        
        
         <pubDate>Tue, 13 Nov 2007 08:13:58 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>64. tshinashkoumiten</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">En avez-vous assez, lectrices et lecteurs de mon coeur, de jouer au jeu du Pendu ? Tu dis oui. Ti dis si. Tu dis mets-en. Tu dis on en a marre de ce jeu débile à la fin. Tu dis à quoi elle joue celle-là. Tu dis que t'es tanné, écoeuré du Pendu, que tu peux plus le voir en peinture. Moi pas. Tout simplement parce que je ne joue plus depuis le 21 octobre, jour où j'ai écrit la page 63. Et parce que je ne relis pas ce journal en friche, en pause, en panne que dis-je en jachère, en carême, en ramadan, en pénitence, en abandon, et peut-être même en agonie. Joli mot, agonie, sauf que ça évoque la fin de la fin et que ça donne pas envie de vivre bonheur par dessus bonheurs juste pour en arriver là. </p>

<p>Je me pose souvent la question, si je vais écrire une page aujourd'hui, ou demain, et je ne trouve pas de réponse. Je m'interroge à n'en plus finir et je ne trouve même plus cette envie d'en finir avec lui, justement, et comme avant je n'entre même plus dans mes grandes pulsions autodestructrices qui me faisaient tant de bien [après], pulsions, dis-je, d'arracher toutes mes pages d'écritures qui barbouillent et grenouillent dans l'Internet pour que ce journal-là disparaisse à tout jamais de google et autres répertoires garde-mots et de phrases et puis qu'on oublie le nom de leur auteure.</p>

<p>Qu'est-ce qui peut bien arriver à un journal en ligne quand on n'a même plus envie d'écrire dedans et, pire du pire, quand on n'a même plus envie de le détruire. Quand plus rien ni personne ne vous motive à l'ouvrir avec amour. Quand le désir d'écrire n'est plus et ne naît plus de trois fois rien dans la rosée glacée des petits matins d'automne. Quand vous choisissez de garder pour vous bien au chaud en dedans les tendres émois floconneux de la première neige d'octobre. C'est un peu triste et même tragique. Le journal a eu sept ans vers le 20 ou 21 septembre 2007 et je ne m'en suis même pas rendu compte. Le temps passait et je l'ai oublié. Aurais-je perdu la mémoire de mon propre journal à moi, de ce projet d'écriture grand comme le monde qui certains jours m'importait davantage que tout le reste. Je ne retrouve plus la douce Annie que j'étais au temps du journal d'Ariane Fabre, et encore moins la byzantine et mouvante Annie du journal de Script. Les grands oiseaux noirs de malheur qui n'expriment que mépris et dégoût hautain pour ce genre littéraire ont dû me contaminer. À mon insu. Je m'étais rêvée plus forte et plus solide, invincible et capable de résister aux attaques mesquines. J'écrivais invulnérable, intouchable, avec mission de conserver, et cultiver la mémoire, la mienne et celle des miens, pour les miens, juste pour nous et avec des mots simples et ordinaires. Et puis tout le monde s'en est mêlé. C'était ça aussi, ce cher journal, c'était une mémoire du quotidien, quelque chose pour capturer des petits morceaux d'ici et maintenant sans jamais penser à hier ni à demain. Voilà que j'en parle au passé...</p>

<p><em>tshinashkoumiten</em>. [tshinashkoumiten veut dire merci beaucoup dans une langue amérindienne, probablement l'algonquin ou l'innu, je ne sais pas] merci à vous tous qui m'écrivez encore même si moi je n'écris plus pour vous. je le ferai. je ferai du café. noir. je téléphonerai à Charlotte. et puis j'irai arracher les trois choux d'hiver et les deux rangs de carottes nantaises qui traînent encore dans le potager. eh oui, y'a pas que le journal en ligne qui est à l'abandon. et le coeur et corps en friche, c'est encore pire.</p> 

<p>J'ai découvert <em>tshinashkoumiten</em> dans un livre de Michel Noël, <em>L'homme de la toundra</em>. Et ceci : &laquo; Les humains ne savent rien de la nuit. Voilà pourquoi elle nous fait si peur. &raquo;  Et aussi, quelques pages plus loin : &laquo; C'est peut-être cela la mort, le paradis, ne plus sentir dans ses os le fardeau de son corps, le poids de son âme. Être transparent, aérien et silencieux comme un monarque. &raquo; </p>
<p>Aujourd'hui et depuis plusieurs jours et des semaines et des mois que je ne compte plus tant ils me pèsent lourd, j'en suis là, mais.</p>
  
<blockquote><p>Tant et aussi longtemps que je pourrai mettre un pied devant l'autre, il y a de l'espoir. Dans le froid, il faut avancer, sans cesse marcher. Je cherche ma route sur la montagne. Je ne vois plus rien. Je résiste de toute ma volonté à la berceuse que me fredonne sans cesse à l'oreille l'ensommeillement sournois.</p> <p>Michel Noël, in <em>L'homme de la toundra</em></p></blockquote>
 
]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/11/64_tshinashkoumiten.html</link>
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         <pubDate>Sun, 11 Nov 2007 11:17:09 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>63. dans les choux</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">Cette page sera classée dans la catégorie &laquo; bidouillages &raquo;. Il m'arrive de temps en temps de m'amuser avec les scripts. Quand j'en cherche, j'en trouve toujours des nouveaux et d'habitude je ne publie pas mes essais et je finis par oublier le nouveau gadget dans un coin du serveur. Une fois n'est pas coutume, j'ai récidivé. L'heure étant à la générosité et au partage. J'ai coupé les dernières branches de glaïeuls roses hier. ll me reste trois gros choux d'hiver à cueillir [lire leur couper la tête] et deux rangs de carottes à arracher. Les oiseaux ont tout mangé les raisins, j'ai trop attendu pour les ramasser : pas de vin cette année pour madame Strohem. Je fais la pause. Et c'est ainsi que voici le traditionnel jeu du Pendu... en espérant que cela fonctionne.</p>




<form action="form">
<input type="button" onclick="play()" value="Jouer au Pendu" /></form>
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<p>J'ai commencé la page du jour. Je me suis arrêtée pour bricoler ce jeu et jouer. Et pour lire encore un peu. La page est encore en mode brouillon, je la publierai plus tard aujourd'hui.  Pas que je sois dans les choux. </p>
<p>J'espérais finir <em>À l'ombre des jeunes filles en fleurs</em> ce matin. Et puis il y eut Albertine Simonet. Et cette prase : « Vous venez du golf, Octave ? lui demanda-t-elle. Ça a-t-il bien marché ? Étiez-vous en forme ? &ndash; Oh ! ça me dégoûte, je suis dans les choux, répondit-il. [...] » Quel grand coquin, ce Marcel Proust.</p>

<p>[Mais où a-t-elle donc déniché ce jeu du Pendu ? Rendez-vous sur le site <a href="http://www.editeurjavascript.com">http://www.editeurjavascript.com</a>, c'est là !]</p>

<p>Héhé ! Autre trouvaille du jour, cette fois sur le désormais fourre-tout incontournable, Wikipedia : </p>
<blockquote><p>« S'intéresser à un écrivain parce qu'on aime son livre, c'est comme s'intéresser aux canards parce qu'on aime le foie gras » (Margaret Atwood, cité par Jonathan Littell dans le Monde du 17 nov. 2006)</p></blockquote>
 ]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/10/63_dans_les_choux.html</link>
         <guid>http://www.anniestrohem.com/2007/10/63_dans_les_choux.html</guid>
        
          <category domain="http://www.sixapart.com/ns/types#category">bidouillages</category>
        
        
         <pubDate>Sun, 21 Oct 2007 09:56:13 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>62. lumières d&apos;automne</title>
         <description><![CDATA[<br /><blockquote><p>&laquo; Il faut aimer, apprendre à aimer, absolument. &raquo; [Katerine Caron]</p></blockquote>

<p class="first-letter">Il est des retours de voyage comme des trop courtes journées d'automne, trop courtes pour aimer, trop courtes pour rêver ou pour lire jusqu'à plus faim, trop courtes pour faire toutes ces choses tendres qui préparent les plantes, les jardins et la maison à l'hiver, trop courtes pour contenir les longs longs décalages horaires qui n'en finissent plus, faits d'heures et de jours qui s'empilent à l'infini [comme dirait l'autre]</p>

<p>il est des retours de voyage comme des petits matins frisquets et aveuglants baignés de lumière jaune et rouge, on voudrait marcher encore dans la rosée, se rouler dans l'herbe, déplier la chauve-souris pour lire le rose dans la transparence de ses ailes et aussi dormir dehors la nuit, le jour et la nuit d'après sous les étoiles et puis on s'enfarge bien malgré soi dans d'interminables horaires de travail qui vous grugent le coeur et le corps </p>

<p>et pendant ce temps, ma trop lourde valise noire pas encore défaite me regarde de travers avec ses piles de vêtements qui baissent lentement, trop lentement, comme coincés entre deux saisons et quelques boîtes de thé au Jasmin en métal orange avec des inscriptions en Chinois rapportées de là-bas</p>  

]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/10/62_lumiere_dautomne.html</link>
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         <pubDate>Sun, 07 Oct 2007 20:37:33 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>61. time is timeless...</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">j'ai découvert un autre café sur la rue Fort où je peux me connecter à l'Internet gratuitement et où l'on prépare des cafés &laquo; latte &raquo; sublimes.  </p>

<p>Surpris par les autobus à deux étages, mes doigts ont tout de suite trouvé le chemin du clic clic. Quelle bonne petite touriste je suis, n'est-il pas ?</p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="2007.09.11_victoriabus.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.09.11_victoriabus.jpg" width="500" height="375" class="mt-image-center" style="text-align: center; display: block; margin: 0 auto 20px;"/></span>
<p>J'avance dans Proust, plus que deux ou trois pages et j'aurai terminé le long chapitre &laquo; Autour de Mme Swann &raquo;. J. me demande d'écrire quelque chose sur le temps. J'ai l'impression de ne faire que cela depuis le commencement de ce journal. Mais qui s'en souvient ? </p>

<p>Dans un cinéma, au milieu d'un film anglais (oublié lequel), j'ai entendu ceci : <em>time is timeless</em>. J'aime bien la formule, mais qui peut encore croire au concept d'éternité ? Croire à l'existence de l'éternité ne revient-il pas à croire en rien ? Et peut-être même en un rien à deux étages ? Vous croyez que cela existe, un temps éternel à deux étages ? </p> ]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/09/61_time_is_timeless_1.html</link>
         <guid>http://www.anniestrohem.com/2007/09/61_time_is_timeless_1.html</guid>
        
        
         <pubDate>Thu, 13 Sep 2007 15:03:18 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>60. en voyage</title>
         <description><![CDATA[<p class="first-letter">Pas eu le temps de traduire la page 59. Trop à faire. J'espère que les lecteurs qui ne lisent pas l'anglais ne m'en voudront pas trop. De toute manière, il n'y avait rien de bien important dans tout ça. </p>

<p>Il fait extrêmement chaud. Pas le temps de penser à mon joli coin de pays. J'irai me tremper les pieds dans le Pacifique demain. </p>

<p>Autre petite capture intéressante : 
<strong>Canot rouge sur le bord de l'eau à Colquitz Park</strong>...</p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="2007.09.09_canotrouge.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.09.09_canotrouge.jpg" width="500" height="375" class="mt-image-center" style="text-align: center; display: block; margin: 0 auto 20px;"/></span>

]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/09/60_en_voyage.html</link>
         <guid>http://www.anniestrohem.com/2007/09/60_en_voyage.html</guid>
        
        
         <pubDate>Tue, 11 Sep 2007 13:53:09 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>59. bringcashcanada.com</title>
         <description><![CDATA[<p><strong>Sunday morning, eleven o'clock. </strong>Writing &laquo; a mano &raquo; from a nice pink house on Jasmine avenue, at Victoria, B.C.  Nice trip. Wonderful wheather. Gorgeous tropical trees and flowers.</p>

<p>I heard some people here telling that B.C. means Bring Cash. Héhé. Everything is so expensive, that's crazy. But anyway, i just don't mind about spending money. </p>

<p>To be in that garden town is like dreaming awake in a shrub of paradise.</p>


<p>Longue randonnée matinale dans Colquitz Park à bicyclette avec la belle voyelle a. au ventre rond, qui porte amoureusement son premier bébé, avec n. et son chien nucky. Fabuleux sentiers, arbres majestueux, vignes grimpantes, arbustes chargés de mûres, rivières sinueuses aux eaux calmes et limpides, rives vaseuses avec des hérons gris et blancs piqués dedans, aigles volant entre le cimes des sapins, canards flottant en famille, vieux monsieurs en chapeau avec canne et chiens en laisse et toujours cette folle impression d'être tombée dans un autre sac d'adjectifs séducteurs. </p>

<p>I jumped into the airplane on Friday morning. About one hour looking at the the luminous end of wing - as you can see on that first nice picture below - before we could fly with white round clouds under feet instead of over head.</p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="2007.09.07_avion.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.09.07_avion.jpg" width="500" height="370" class="mt-image-center" style="text-align: center; display: block; margin: 0 auto 20px;"/></span>

<p>They were counting and recounting passengers again and again, at least about ten million times before leaving. Finaly, it was a young mother travelling with her baby, they were forgotting to count her because of the baby, i presume so.</p>

<p><strong>Sunday afternoon, around three o'clock.</strong> Writing a little bit more words from Stain Internet Café, downtown Victoria. Lot of people here. Nice place. Black tables. Next step : Chinatown.</p>
<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="2007.09.09_cafe.jpg" src="http://www.anniestrohem.com/images/2007.09.09_internetcafe.jpg" width="500" height="399" class="mt-image-center" style="text-align: center; display: block; margin: 0 auto 20px;"/></span>

<p>Traduction ? Ma&ntilde;ana.</p>
]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/09/59_bringcashcanadacom.html</link>
         <guid>http://www.anniestrohem.com/2007/09/59_bringcashcanadacom.html</guid>
        
        
         <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 17:02:30 -0500</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>58. déjà, le 2 septembre</title>
         <description><![CDATA[<p>Je n'écris pas souvent dans mon journal <em>online</em>. Ni dans mon journal papier, ces jours-ci. Je n'ai pas perdu l'intérêt pour ça, ce type d'écriture-là. Mais il se trouve au fond de moi quelque chose, une forme étrange, qui a commencé une mutation. Je ne peux que regarder arriver cela, en silence. Et accueillir. Laisser mûrir avant de transformer l'objet en mots et en images, le laisser grandir afin qu'il touche à sa vérité, qu'il entende sa propre voix dans le son le plus pur du terme si intimement relié au temps que tout cela me donne le vertige, saisie encore par cet écho et ne cherchant plus à fuir. </p> 

<p>Ce mouvement intérieur, et extérieur, concerne mon rapport à l'écrit. Je ressens un profond changement, c'est déjà là, fort et vivant, et ça bouge. Mais quel qu'en soit l'aboutissement, je &laquo; sais &raquo; que cela ne m'éloignera pas du journal. </p>

<p>Je ne lis pas souvent, mais beaucoup à la fois [héhé]. La dernière fois, j'arrivais à la moitié du chapitre &laquo; Autour de Madame Swann &raquo; ; c'est dire et je n'ai pas encore terminé <em>À l'ombre des jeunes filles en fleurs</em>. Titre dont le côté jardin  me tue un peu plus chaque fois que j'y pense, chaque fois que j'imagine les jeunes filles fleuries plantées dans le gazon vert avec leurs petites  ombrelles et leurs grands chapeaux. Je commence même à me demander si ce seul titre aurait ce pouvoir, m'empêcherait de finir le livre. La réponse est non, puisque le livre que je lis a pour titre <em>À la recherche du temps perdu</em>, et que ce roman n'est que le deuxième des sept du plus gros, édité par Gallimard dans la collection Quarto [1999], il s'agit d'une reprise de texte établi pour l'édition de la &laquo; Bibliothèque de la Pléiade &raquo;. J'aime Proust autant que je le hais. Alors je le lirai jusqu'à la lie. </p>

<p>Au temps où je me permettais encore d'avoir des amants ou comme vous le dites si bien, de vivre des relations amoureuses sans me mettre en ménage, après mes deux mariages ratés et à ce chapitre je n'ai vraiment pas eu de chance, je me suis à quelques reprises retrouvée dans des rapports d'amour-haine avant de m'en extraire de force ou de mon plein gré. Inutile de conclure, il n'y a pas de conclusion, mon petit coeur brisé n'étant pas le sujet de cette page. Déjà, le 2 septembre. Maudit que le temps passe vite.</p>

<p>C'est dimanche matin, il fait beau. Je passerai la journée dehors, je m'installerai sous les érables, dans la chaise longue turquoise, et je lirai en buvant du thé, et après je travaillerai, je continuerai à récolter les herbes et les légumes du jardin. J'écosserai les petits pois, transformerai les tomates et le basilic en sauces, congèlerai les haricots jaunes, couperai des bettes à carde pour le gratin de ce soir, accrocherai les premiers oignons à  sécher, cueillerai les plus grosses carottes, les dernières framboises. Après, je couperai des fleurs pour en faire des bouquets, pour la maison. Mais avant de sortir, j'ai encore des choses à écrire. Ça fait un bout de temps que je songe à vous recopier certains passages que j'affectionne particulièrement dans <em>Du côté de chez Swann</em>, au début. </p>

<p>Vous ai-je dit que j'ai trouvé un chat ? Non. C'est un mâle brun assez foncé presque noir et tigré. Son nom est Swann, comme dans monsieur Swann, comme dans un amour de Swann. J'aime ce chat, il est tout à fait fou et tellement fin. Dans l'ordre, extraits de &laquo; Combray &raquo; :</p>

<blockquote><p>&laquo; C'est drôle, je pense très souvent à ma pauvre femme, mais je ne peux y penser beaucoup à la fois. &raquo; &laquo; Souvent, mais peu à la fois, comme le pauvre père Swann &raquo; était devenu une des phrases favorites de mon grand-père qui la prononçait à propos des choses les plus différentes.</p></blockquote>
<p>Un peu plus loin :</p>
<blockquote><p>Mais même au point de vue des choses les plus insignifiantes de la vie, nous ne sommes pas un tout matériellement constitué, identique pour tout le monde et dont chacun n'a qu'à aller prendre connaissance comme d'un cahier de charges ou d'un testament ; notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres. Même l'acte si simple que nous appelons &laquo; voir une personne que nous connaissons &raquo;, est en partie un acte intellectuel.</p></blockquote>
 
<p>Et encore ceci :</p>

<blockquote><p>La possibilité de telles heures ne renaîtra jamais pour moi. Mais depuis peu de temps, je recommence à très bien percevoir si je prête l'oreille, les sanglots que j'eus la force de contenir devant mon père et qui n'éclatèrent que quand je me retrouvai seul avec maman. En réalité ils n'ont jamais cessé ; et c'est seulement parce que la vie se tait maintenant davantage autour de moi que je les entends de nouveau, comme ce cloches de couvents que couvrent si bien les bruits de la ville pendant le jour qu'on les croirait arrêtées mais qui se remettent à sonner dans le silence du soir. </p></blockquote>

<p>Et pour finir, un dernier : </p>
<blockquote><p>&laquo; Salut, amis ! nous disait-il en venant à notre rencontre. Vous êtes heureux d'habiter beaucoup ici ; demain il faudra que je rentre à Paris, dans ma niche.</p>
<p>&laquo; Oh ! ajoutait-il, avec ce sourire doucement ironique et déçu, un peu distrait, qui lui était particulier, certes il y a dans ma maison toutes les choses inutiles. Il n'y manque que le nécessaire, un grand morceau de ciel comme ici. Tâchez de garder toujours un morceau de ciel comme celui-ci au-dessus de votre vie, petit garçon, ajoutait-il en se tournant vers moi. Vous avez une jolie âme, d'une qualité rare, une nature d'artiste, ne la laissez pas manquer de ce qu'il lui faut. &raquo;</p></blockquote>

<p>Et je nous en souhaite autant.</p>
]]></description>
         <link>http://www.anniestrohem.com/2007/09/58_deja_le_2_septembre.html</link>
         <guid>http://www.anniestrohem.com/2007/09/58_deja_le_2_septembre.html</guid>
        
        
         <pubDate>Sun, 02 Sep 2007 07:30:06 -0500</pubDate>
      </item>
      
   </channel>
</rss>
