Sujet numéro xx : décider quoi faire avec les liens morts

En évoquant les « liens morts », je ne songeais à rien d'autre qu'aux hyperliens dans mes billets.

En décembre dernier, j'avais découvert que la grande majorité des liens que j'avais posés ici et là dans mon journal ne menaient plus nulle part, soit que les pages liées avaient été effacées ou déplacées, soit que les auteurs des sites web avaient fermé boutique ou encore déménagé sans laisser de traces.

Rien de plus volatile en ce monde que les hyperliens [et leur insoutenable légèreté], m'étais-je murmuré pour moi-même. Que faire avec tous ces liens périmés ?

Bien sûr, avec un titre pareil, il aurait pu s'agir d'un tout autre type de liens, de ceux que nous tissons avec nos amis, nos amants, nos conjoints, enfants, frères, soeurs, compagnons de travail, patrons, chiens, chats, etc. J'ai l'intuition que ces liens-là ne peuvent pas mourir, bien qu'ils puissent avoir été interrompus par un éloignement, une mésentente, l'indifférence, une grosse chicane, ou la mort. Parce que, même si aucun lien ne se vit au présent, l'évocation de ce qu'ils furent demeure un matériau bien vivant. Vivant parce que ces liens ont existé et que nous en conservons l'essentiel en nous.

Pour en revenir aux liens morts [et vraiment morts ceux-là] dans mes pages, en ligne depuis septembre 2000, ça foisonnait au moment où j'ai commencé la révision billet après billet [toujours en décembre 2013].

Afin de les dénombrer tous pour les examiner un par un et décider ce que j'allais faire avec, j'ai analysé tous les billets avec une sorte de scanner en ligne qui est fort rapide et efficace : BrokenLinkCheck.com. Et c'est gratuit. La machine m'a fourni une longue liste de 174 liens brisés sur un total de 2071 pages. Brisés, mais pas tous morts. Certains n'avaient que des erreurs de syntaxe.

Ça m'a pris quelques jours pour tout réparer ou presque. Il y en a que j'ai pu sauver ou les restaurer/corriger, après quelques recherches ; d'autres, quand le site mis en lien était introuvable, j'enlevais le lien et tout ce qui venait avec, ou encore je laissais l'url sans mettre de lien dessous. Enfin, je me suis débrouillée pour que ce travail ne modifie pas trop les billets. Bref, je m'en suis pas trop mal sortie car j'ai retesté après réparation, et il ne restait que 21 liens brisés.

Je viens de refaire le test, et un an plus tard, j'en ai encore tout plein à réparer.

Les liens sur le web, ça peut devenir un véritable labyrinthe si on ne fait pas trop attention à ce que l'on sème. Maintenant, je suis devenue plus que prudente. Pas envie de passer la serpillère aux liens morts trop souvent. Je me contente d'écrire le nom des sites aimés ou consultés, laissant les gens taper eux-mêmes l'adresse [url] dans leur navigateur s'ils veulent y jeter un coup d'oeil. De toutes manières, un hyperlien, c'est pas magique, c'est pas tout le monde qui va cliquer dessus.

Sujet numéro xxi : transcrire mes notes de lecture [Proust]

Lui aussi, il mérite une page pour lui tout seul. Mais ce sujet n'était pas très raisonnable. Avec toutes les notes que j'ai prises en lisant À la recherche du temps perdu, j'aurais besoin d'au moins 10 à 12 billets pour tout recopier. À suivre, donc.

Sujet numéro xxii : réviser Graphomania [novella]

Déjà touché à la question des 50 premières pages dans le billet du 5 décembre, je crois. Pas le courage de faire ça à matin. Sujet reporté.

Sujet numéro xxiii : raconter mes plus beaux rêves

J'aimerais ça. Mais j'en fais de moins en moins, très peu de « beaux » rêves en fin de compte. Peut-être je les oublie. Ceux dont je me souviens le mieux sont ceux qui me font peur ou qui sont tellement étranges qu'ils me réveillent au beau milieu de la nuit. Ou vers 5 heures du matin.

Sujet numéro xxiv : suivre un raton laveur pour voir où il habite

Fait.

Bon ben je m'arrêterai ici pour aujourd'hui. Faut que j'aille, j'ai des liens brisés à réparer.