Oui, un jour, j'apprendrai à présenter mes images empilées les unes sur les autres et elles se changeront toutes seules tout doucement [autrement dit, en diaporama] directement sur la page. D'ici là, j'ai retrouvé une bonne vieille habitude - après avoir pioché quelques pages dans mon manuscrit [ne pas s'inquiéter, j'avance aussi vite que j'arrive à tenir mes doutes et ma paresse légendaire à distance respectueuse]- celle de sortir me promener pour piocher [héhé] quelques images d'hiver derrière la maison tout à l'heure aux alentours de midi : vestiges, joyaux ou simples restants de la dernière tempête de neige.

1. Pour commencer, les traces de mon chat. Sauf les plus grosses, deux par deux, qui sont pas de lui ; ça doit être une bête qui est venue sentir par ici. Un chien ? Une biche ? Un gros homme avec des petits souliers, qui sautait à pieds joints ? Quoi qu'il en soit, mon chat n'a peur de personne et il adore sortir en hiver, il déambule un peu partout, jour et nuit, mais juste quand il dort pas tranquille au coin du feu. Il se promène seulement là où 'y a le moins de neige possible, pauv'tit, 'y a même pas de raquettes. Tiens, le voilà qui rôde autour de moi, comme s'il savait que je parle de lui « sur Internet » ; va-t-il me faire une crise et me demander de ne pas me servir de lui, de retirer ce qui le concerne ? On sait bien, après ça, il va monter un blog félin pour se venger de moi, me miauler des malédictions en ronronnant le lendemain qu'il m'aime à mourir, me crucifier en littérature et en ligne. Ça se peut, il a tellement une belle plume, pour un chat [sauf quand il chie sur les lits]. J'exagère à peine. Mais c'est pas grave, pardon de me servir de toi mon chat, c'est parce que je suis trop douce et que je suis occupée à t'aimer tout le temps. Et puis, n'aie pas peur que mes lecteurs te reconnaissent, t'es même pas connu [hu hu], même tes traces sont anonymes :

les traces de mon chat

2. Et puis j'ai vu ma corde à linge en vacances, la chanceuse :

corde à linge en vacances

3. Une remise qui s'en sort pas si mal, même pas eu besoin de pelleter pour y entrer [c'est là-dedans que je cache les énormes et fort peu esthétiques bacs à recyclage et à poubelle qu'on utilise par ici, sauf qu'ils sont bien pratiques] : 

la remise en hiver

4. Avec tout ça, j'allais oublier le gros glaçon qui pend au bord du toit de la dépense :

gros glaçons sous le toit de la dépense

5. Et pour finir, place au très honorable objet fétiche de la saison, le plus fidèle, le moins frileux, toujours au garde à vous : ma pelle bleue en plastique. C'est elle qui fait tout le travail [i.e. le moins possible], des fois je l'aide un peu... « Oui mon capitaine, bien mon capitaine » :

ma fidèle pelle