Djarimirri, de Geoffrey Gurrumul Yunupingu.
Né sur l'île d'Elcho, au nord de l'Australie, Geoffrey Gurrumul Yunupingu chante les chansons et les histoires de sa terre natale dans sa langue maternelle, le Yolngu.
publié le mercredi 21 avril 2010, dans le cahier « boîte à bijoux »
Djarimirri, de Geoffrey Gurrumul Yunupingu.
Né sur l'île d'Elcho, au nord de l'Australie, Geoffrey Gurrumul Yunupingu chante les chansons et les histoires de sa terre natale dans sa langue maternelle, le Yolngu.
publié le samedi 17 avril 2010, dans le cahier « images »
Un autre matin sous un ciel blanc comme la page, tirant un peu sur le gris pâle. Je reviens, je repars. Peu d'images. Cela frise l'égoïsme le plus indécent puisque je m'étais enfin équipée pour faire des photos dignes de ce nom. Pas un appareil pour professionnel, mais presque. Une manière d'entre deux, probablement. Et ces nouvelles images, je ne les publiais pas. Comme si je n'osais pas. Pudeur ?
Cette acquisition remonte à un autre jour blanc de janvier et ce jour-là, qui était sous la neige, j'ai craqué [par besoin, héhé] pour un appareil réflexe numérique de Canon Rebel XSi. Qui se défend très bien. Le son qui éclate quand j'appuie sur le bouton pour « poser » m'enchante. J'adore ajuster manuellement la lentille avec la main gauche à demi ouverte, paume vers le haut. Et tenir la machine devant l'oeil droit pour « viser » la cible à capturer [pour la mise au point, le cadrage et tout ça], c'est un pur délice. Jamais aimé faire des photos à bout de bras, comme avec mon petit Olympus que j'ai maudit cent fois à cause de ça, mais qui m'a bien servie. Et qui me servira encore d'ailleurs, la preuve ? En examinant l'image agrandie [faut cliquer dessus] je vois que mon rebelle est tout poussiéreux : pauv'tit, il a passé deux semaines sans nettoyage, sans jamais se faire ranger dans son étui.
***
Levée tard. Après le café, je sortirai faire des courses incontournables au marché Jean-Talon. Je reviendrai, en mode exploration, par les ruelles en quête des trésors oubliés, de branches chargées de verts bourgeons bourgeonnants ou de petits morceaux de ciel blanc à immortaliser dans les pages de mon journal.
À tout à l'heure ou demain, avec les images de ce beau samedi. J'ai certainement fait là ma plus grosse dépense de l'année, côté technique. Me sens vaguement coupable. Quoique.
« Celui qui veut entretenir en soi le désir de continuer à vivre et la croyance en quelque chose de plus délicieux que les choses habituelles, doit se promener ; » [Proust : La Prisonnière]
publié le lundi 22 mars 2010, dans le cahier « espace-temps »
Écrire une nouvelle page. Continuer le journal avec l'envie de déposer le fardeau. « Fardeau » ? Quel drôle de mot. Pas très beau. Un sens et une, sinon des origines qui doivent peser lourd. Et dont j'ignore à peu près tout, comme c'est souvent le cas pour la plupart des mots que nous utilisons quotidiennement. Autant faire un saut dans le dictionnaire, tout le temps ouvert à droite du clavier [quand je travaille sagement à mon bureau]. À fardeau, je lis :
n.m. – XIIIe « ballot », de farde ■ 1 Chose pesante qu'il faut lever, soulever, élever ou transporter. ➤ charge, chargement, VX faix, poids ; FAM. barda. Un lourd, un pesant fardeau. Porter un fardeau sur ses épaules, sur sa tête. Déposer son fardeau. Outils, appareils de levage* pour soulever, élever des fardeaux. ■ 2 FIG. Chose pénible qu'il faut supporter. « Comment ! pas un de vos amis, pas une de vos maîtresses qui vous soulage de ce fardeau terrible, la solitude ! » Musset. – Le fardeau des impôts, des dettes. ➤ charge. Le fardeau de ses responsabilités. ➤ poids. « C'est un fardeau d'élever trois enfants. » Sand.
Source : Petit Robert 2007.
Intéressant. Quoique je trouve que barda soit terriblement plus élégant que fardeau, je... bof. Tout ça pour dire que ce que [c'est quoi tous ces quequequequ, venez-en donc aux faits, chère lady A.], enfin, bref, ce que je choisis de déposer aujourd'hui c'est le fardeau, dans tous les sens du mot [poids, charge, barda, chose pénible à supporter, name it], ce fardeau, c'est la réédition du journal. Juste pour aujourd'hui. Et peut-être demain.
Je copie, je colle, je corrige [pas trop, juste les quelques scories et bizarreries qui sautent aux yeux], je place les images dans un même dossier [commence à être gros], j'enlève des liens morts [pas tous]. Je relis et revis des belles journées et des moins bonnes, des illuminations, quelques délires, pas mal de rhumes, de grippes et de passages à vide. Au bout du compte, pas plus ni moins que dans le journal de tout le monde. Sauf que c'est mon journal, que c'est un excellent journal, le meilleur du web [dixit un grand ami à moi] et que je l'aime et donc je le garde. Et c'est pour ça que je le veux beau beau beau.
Fatiguée je suis, mais contente. Très. Parce que, tenez-vous bien, la semaine dernière, j'ai décidé que je ne passerais pas mon année la dessus et j'ai, comme qui dirait, procédé à un changement de vitesse vers l'accélération du processus [mosus] - j'ai donc mis les bouchées doubles [quelle expression étrange] pour remonter le temps et repiquer/re-publier toutes les pages du volume 8 [ça, c'est l'année 2008 au complet] et le volume 7 [une partie de 2006 et tout 2007]. Je sais, ce n'étaient pas mes plus grosses années, mais ça fait monter la patente à un grand total de 701 billets, avec aujourd'hui.
Par contre, l'opération met entre parenthèses la plupart de mes autres activités [littéraires]. Je prends tout de même le temps de manger, de boire et de prendre soin de mes amours.
C'est étrange. Il y a un instant, j'ai hésité entre l'emploi de « journal de tartempion » et celui de « journal de tout le monde ». Je m'en suis retournée au dictionnaire pour tomber sur le mot teasing. Les petits mots à la mode, c'est agaçant. Le teasing encore plus. Mais là n'est pas la question. Bientôt 3 heures p.m. Soit j'interromps la parenthèse et entreprends la réédition du volume 6, soit je procrastine encore un peu la problématique du processus prosaïque [comme qu'on dirait dans une si belle langue de bois]. Sauf que j'ai faim. Et je ferais bien une petite sieste, barda en moins.
publié le mardi 16 mars 2010, dans le cahier « boîte à bijoux »
Par Alex Produkt et Kathleen Weldon. Copyright 2007, Secret City Records. Trame sonore : Patrick Watson, « The Great escape ». Tiré de l'album Close to Paradise (2006, Secret City Records).
publié le mercredi 24 février 2010, dans le cahier « mot du jour »
Pour le mot du jour, un premier argument : je dois tomber dessus par hasard. Ou l'inverse : il doit impérativement me tomber dessus par hasard et, deuxième argument : réussir à m'intéresser.
Comment je l'ai découvert, celui d'aujourd'hui ? En fouillant dans mes notes de cours [bac ou maîtrise en création littéraire à l'UQAM, sont toutes mélangées], un petit papier carré rose foncé avec le mot et ses différentes définitions notés dessus est tombé par terre, juste devant mes pieds. J'ai lu « ARIA, n. m. (Québec)... ». Par ici, chéri !
Pourquoi je fouillais dans ces vieux papiers ? Pour tout vous dire, c'est en mangeant mes toasts au beurre de peanut - bananes tranchées en garniture -, que tout a commencé. J'échafaudais mentalement, comme je le fais souvent sans que cela ne mène nulle part, le début d'une page de journal portant sur quelques états d'âme tourmentés et, j'ose le mot, quasiment dépressifs qui pourrissent mes jours et mes nuits ces derniers temps. Oui, mais quel rapport avec tes notes de cours, me direz-vous ? Patience, j'y arrive bientôt. J'ai pas vraiment envie de faire une introduction de trois pages pour une définition de trois lignes.
J'aborde un sujet délicat, difficile. Il se trouve que, si je m'autorisais à révéler l'ampleur de mes noirceurs, je devrais en même temps répondre à un deuxième pourquoi.
Pourquoi me retrouve-je dans cet aria, à plat et abattue ? Je ne répondrai pas à cette question aujourd'hui, puisqu'il me faut faire de la place au mot du jour.
Ainsi, je réfléchissais et j'avais pu établir un lien entre mon « état » actuel et l'écriture. J'avais à l'esprit, et envie de les relire, les notes du cours « Aspects et problèmes de la création littéraire ». C'était là. Dans ce cours, le prof. [le plus que lumineux René Lapierre] proposait une réflexion sur les conditions du travail créateur, les enjeux et exigences de l'écriture. Et l'objet de ma recherche matinale venait précisément d'une partie de l'introduction théorique de ce cours, les cinq phases du travail créateur [Didier Anzieu : Le corps de l'oeuvre] :
Je suis très tentée de copier mes notes pour expliquer chacune des phases. Je passe mon tour, ça serait trop long. Je vous laisse saliver de loin [quoique, si quelqu'un m'écrit pour le demander, je les écrirai avec grand plaisir].
Un ange passe.
Pour faire court, disons que, sans considérer la théorie d'Anzieu comme une loi de la nature, biblique et bénite, je la trouve fort intéressante puisque je traverse l'une de ces étapes, peut-être la plus éprouvante, celle qui dérange plus que les autres, celle qui soulève des résistances plus farouches encore. Celle qui demande séparation, rupture et encore rupture. Je laisse volontairement planer le mystère et deviner laquelle. Et mon aria dans tout ça ?
L'aria, au masculin, c'est [je recopie ici mes notes du petit papier rose foncé] :
L'aria, au féminin, c'est beaucoup plus joli. Je l'avais écrit au verso du carré rose :
[honte sur moi, comme disent les anglais, j'avais même pas noté dans quel dictionnaire j'ai pris ça]
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