Enfin un vrai de vrai mauvais rêve de type roman policier ou sf des plus noirs, avec un personnage principal atroce, qui vit une transformation dégoulinante. Un peu comme Grégoire Samsa dans La Métamorphose. Quasi cauchemardesque, mais sans réveil en hurlant. Je suis contente.

Soulagée, donc.

Pas trop tôt. Depuis plusieurs mois à faire des rêves [nocturnes] très ordinaires et même hyperréalistes, j'avais commencé à écrire un billet pour explorer la question sans trop chercher à me plaindre et possiblement vider un peu de la tension, sinon me libérer de l'angoisse latente et croissante que ça provoquait dans mon pauvre petit moi. La page était beaucoup trop longue et je ne l'ai pas publiée... J'aurais peut-être dû, mais bon, c'est comme ça que les choses se sont présentées.

Imaginez, pendant des mois et des mois, ne faire que des rêves qui se peuvent, des rêves identiques à la vie matérielle. De quoi devenir dingue. Je souhaiterais bien cela au meilleur de mes pires ennemis, mais j'en ai pas. Dommage.

Quand vous vous demandez le matin si ce à quoi vous avez rêvé la nuit précédente vous était arrivé pour vrai, tant les choses étaient possibles, il y a de quoi se poser de sérieuses questions.

Non mais, les rêves doivent rester dans le registre du rêvable. S'ils se mettent à imiter la réalité, on fait quoi ?

Pour en revenir à mes trivialités ordinaires, j'ai fini hier mes plantations, juste avant la grosse averse qui m'a tombé sur la tête comme une douche à pommeau ouvert. Quelques images de mes impatiences roses :

plantation des impatiences roses

premières impatiences, et le pot

Quoi qu'il en soit, j'ai peut-être une nouvelle raison de m'inquiéter pour ma santé mentale. Depuis trois jours, et tout en travaillant, j'écoute la Commissions Charbonneau en jetant un coup d'oeil de temps en temps au fil Twitter #ceic : gros melting pot de réactions, perceptions et opinions tellement différentes de ce qui est rapporté par les journalistes dans les journaux. le jour et la nuit. Ça finit par me donner de petits vertiges.

Quoi qu'il en soit, ce cher vieux Proust n'aurait pas fait long feu avec les tweets. Ça me donne envie d'ouvrir n'importe quel volume d'À la recherche du temps perdu pour essayer de trouver une phrase complète qui fitterait, juste pour voir. Ou encore tweetter Un amour de Swann au complet à coup de 140 caractères bout à bout. Défi.

[j'en avais ouvert un compte Twitter, dans le temps, mais je tweetais pas autre chose que de la bouillie pour les chats, alors j'ai laissé tomber]

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