En écrivant m'amusant à écrire la page du 31 décembre 2013, j'étais loin d'imaginer que mon vingt-quatrième sujet aurait une suite. J'avoue que certains de mes chers « sujets » étaient un brin fantaisistes, mais bon.

Cela dit, en pleine ville [c'était le 3 juillet 2014], j'ai suivi un gros raton laveur. Et je sais maintenant où il habite.

Cependant, je n'ai pas effectué cette filature avec mon corps, mes jambes et mes pieds, mais c'est tout comme. Je l'ai observé qui se promenait partout, nuit après nuit et puis une fois que j'étais assise tranquille à ma table dehors en train d'écrire, j'ai levé les yeux et l'ai aperçu dans son repaire, devant son perron, en train de se lécher les pattes.

Voici donc pour preuve mes photos dudit raton sur le toit d'en face, un peu de biais. À droite de chez-moi, coté jardin :

2014-07-03 : raton sur un toit brûlant

Les ratons urbains adorent vivre sur les toits.

2014-07-03 : raton urbain

Ce raton s'est installé sur le toit d'un édifice, dans ce qui doit être un gros système de climatisation [?]

2014-07-03 : raton qui prend la pose

Il a pris la pose pour moi.

2014-07-03 : raton qui pense à s'enfuir

Et puis il s'est fatigué et il est parti. Les ratons sont très paresseux [le jour seulement].

Un autre jour, j'ai même réussi à le filmer. C'était après le souper, le 12 juillet, et il faisait une chaleur torride, lourde et immobile. Un vendredi soir. J'étais debout devant la fenêtre et je regardais dehors en direction du coucher de soleil. Une partie des vignes vierges frémissaient. Ces vignes sont immenses et grimpent sur un immense treillis. Elles habillent ainsi le bas d'un édifice en ciment situé au fond de la cour, mur que j'aime admirer à cause de sa couleur beige tirant vers le rosé. Reposant. Comme je ne ressentais pas la moindre brise, je me demandais quelle était la bestiole capable d'agiter le feuillage lorsque je vis apparaître un petit museau, puis un gros derrière sans doute fort intelligent. Ensuite un gros raton laveur a fini par émerger de la verdure en grimpant vers le haut. Le mur étant lisse, mon raton a fini par déraper et chuter rudement sur le sol. Finalement, alors que je la croyais blessée ou agonisante, la bête a bondi sur le tronc d'un frêne et l'a escaladé à toute vitesse jusqu'au feuillage. Et là, en jouant à l'équilibriste sur l'une des hautes branches, il a traversé l'espace entre l'arbre et l'édifice en question, et puis il a sauté sur le toit. C'est le chemin qu'il emprunte d'habitude pour se rendre à son climatiseur. Et c'est là qu'il habite. [CQFD]

J'aurais bien aimé publier mon petit film dans ce journal, mais voilà, il est top long et donc il dure trop longtemps. De plus, certaines images ne sont pas bonnes, floues ou mal cadrées [je bougeais ou déplaçais la caméra]. Dommage que je ne sache pas comment faire les modifications voulues pour en faire un joli petit film agréable à regarder. Pas envie de l'apprendre non plus, pour le moment.

Ces quelques commentaires décousus signent mon xxivtrième sujet sans son court métrage, qui pourrait s'intituler « Raton laveur urbain [légende à quatre pattes] ».